Tuesday, November 23, 2021

LA ROUTE ENCHANTÉE DES ROSÉS DE PROVENCE


« Le vin a le pouvoir d’emplir l’âme
de toute vérité de tout savoir et philosophie. »
(Jacques-Bénigne Bossuet)

« Le rire, c’est le soleil,
il chasse l’hiver du visage humain »
(Louis de Funès)

« La seul arme que je tolère,
c’est le tire-bouchon ! »
(Jean Carmet)

Blason de Provence

Nous quittons Nice avec le souvenir, en ce qui me concerne d’avoir sous l’égide de Me Jean Drapeau Maire de Montréal,  été impliqué  dans la prestigieuse association des villes jumelées, avec Montréal. Paris, Lyon et Nice, sont villes jumelles. D’ailleurs le souvenir persiste ici, car je suis honoré d’être titulaire de la « Médaille de Bronze de le Ville de Nice » .

La France est le pays du vin, mais aussi des villes culturelles, et Nice, est la chic capitale de la Côte. Nice est renommée comme étant l’une des plus grandes stations balnéaires du monde, et comme  étant la capitale de la Côte d’Azur. Son aéroport international est très important et son port la relie à toutes les villes méditerranéennes, en particulier aux villes de la Corses.  C’est une ville étape très appréciée, au cœur même de l’une des plus belles régions du pays. Située aux portes de l’Italie, Nice est entourée de hautes collines qui protègent sa célèbre baie des Anges. La douceur de son climat en fait sa plus grande richesse. La charmante ville, attire l’attention des artistes du monde entier. Sa population est de 342,522 habitants.


Vignes et champs de lavande

Nous quittons dans les Alpes-Maritimes, Nice anciennement « Nike » qui signifie « victoire » et son petit vignoble accroché aux flancs des collines dominant la vallée du Var. La Provence et ses vignes baignées de soleil. Le temps est relativement doux sur l’année et les pluies suffisantes. Toutefois l’influence de la montagne et de la mer se fait sentir, en nuançant ce climat par des brises nocturnes provenant de la Méditerranée. On aime la Provence pour ses jolis petits villages aux toits de tuiles rouges, pour son paysage varié avec colline, ses gorges, et ses champs couverts de taches de lavande. Ici, la gastronomie locale réputée et mise à l’honneur. La Provence produit bien plus que du vin ! À travers la Provence, sur 200 km, c’est le soleil et la pureté du ciel. Les cyprès, les oliviers, la garrigue, les amandiers, les arbres fruitiers. Et le chant des cigales. La Provence c’est aussi les calanques de Cassis, la Provence de Mistral, Giono, Pagnol, Daudet, Bosco. Celle de Van Gogh et de Cézanne, le Pernot, les rosés, la bouillabaisse. Et les Provençaux… et l’accent ne l’oublions pas. Voilà la Provence ! Au cœur de notre visite, le Var.

Ce département français de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur doit son nom au fleuve côtier qui constituait jadis la limite orientale du département.


La route des vins de Provence

Ainsi, continue la longue Route des fameux  Vins de Provence, plus de 300 domaines à découvrir, d’ailleurs des portes de Nice à celle de la Camargue la route des vins de Provence rassemble près de 430 vignerons et caves coopératives.

Vignoble de Provence

Superficie : 25 000 hectolitres
Production : 1100 000 hectolitres
Couleurs des vins : 25 % rouges
70 % de rosés – 5 % de blancs
Nombre d’AOC : 8
Nombre de VDQS : 1

Le vignoble provençal est le plus ancien de France. Rendu célèbre par ses vins rosés, il offre cependant un grand choix de vins rouges et blancs très originaux, qui ont l’accent de cette provençal baignée de soleil, où se mêlent les senteurs de thym, de laurier, de genêt et de lavande. La Provence c’est aussi, 3000 heures de soleil par An ! Les pluies sont irrégulières, le mistral, vent fougueux, est bénéfique au vignoble, la mer apporte sa douceur, limitant ainsi les effets de la sécheresse.


Ancienne bouteille de rosé de Provence

Lampe de Méduse rose

Un terroir Protégé

Des Alpes à la mer, les sols, quel que soit leur âge, portent la marque des massifs cristallins anciens qui leur ont donné naissance. Sur des terroirs calcaires, de grès ou de schistes, la roche effritée communique aux vins finesses et caractères.

Nous sommes en route car notre prochaine destination est « l’Ordre illustre des Chevaliers de Méduse  » au Château Sainte-Roseline, les Arcs-sur-Argens (Var). Le Château Sainte-Roseline est un domaine viticole situé dans le Var aux Arcs-sur-Argens, non loin de Draguignan et de Trans-en-Provence, le domaine est reconnu « cru classé » de Provence depuis 1955. Le rosé de Provence, star à l’exportation. En dix ans, les ventes à l’étranger de ce vin emblématique du sud-est de la France ont augmenté de 520 % en volume. Symbole de l’été, le rosé de Provence se boit toute l’année dans de nombreux pays. Il n’est pas étonnant que des investisseurs étrangers lorgnent les rosés de Provence. Ces nuances plaisirs des yeux et des papilles, les plus représentatives du monde Rosé : Sable, Nacre, Pomelo, Framboise, Pêche, Saumon, Abricot, Groseille, Cerise, Grenat, ne cessent de grappiller des hectares de vignes, au détriment des rouges et du blanc ( 166 millions de bouteilles en 2020 ).


Château Ste-Roseline


Les cépages de Provence

La grande richesse du vignoble provençal
S’exprime par l’existence de nombreux cépages,

Le Grenache, la Syrah, Le Cinsaut, Le Carignan, le Mourvèdre, Le Tibouren, Le Cabernet Sauvignon, le Rolle, L’Ugni Blanc, La Clairette, Le Sémillon.


Le Château Sainte Roseline Cru Classée
Tendance chic et gastronomique.

Basé aux Arcs-Sur Argens, à proximité de la baie de Saint-Tropez, de la Croisette de Cannes, des Georges du Verdon ou encore d’Aix-en-Provence, est un Site Classé et un Domaine Cru Classé AOP-Côtes de Provence. Il est l’un des lieux les plus visités de la région.

XXe siècle Du Baron de Rasque de Laval à la famille Teillaud

1955 : Le Château Sainte Roseline fait partie des premiers Crus Classés de Provence. 

1994 : Rénovation complète de l’Abbaye suite au rachat du domaine par Bernard Teillaud.

XXIe siècle L’Ère moderne : Aurélie Bertin et Delphine Meunier

Aurélie Bertin-Teillaud propriétaire
du Château Sainte-Roseline

2011 : Aurélie Bertin et Delphine Meunier, les filles de Bernard Teillaud, rachètent le Château Sainte Roseline à leur père et en sont depuis les propriétaires.  

110 hectares de vignobles

Le vignoble du Château Sainte Roseline jouit d’un terroir exceptionnel en Provence : Les sols argilo-calcaires et la présence d’une source en profondeur permettent une alimentation maîtrisée de la vigne, gage de l’obtention de grands vins. Il a d’ailleurs été récompensé, en 1955, par la distinction « CRU CLASSÉ » Aujourd’hui, le vignoble AOP Côtes de Provence Cru Classé s’étend sur 110 hectares où 11 cépages sont cultivés permettant ainsi la production de vins rosés, blancs et rouges au sein de notre vignoble Sainte Roseline.

L’équipe veille toute l’année au bon développement de la vigne grâce à des pratiques culturales exigeantes visant à favoriser la concentration des baies. La quête permanente de qualité nous a conduit à l’adoption d’un nouveau système de tri particulièrement novateur et à la pointe de la technologie. Ultra moderne, le chai de vinification du Château Sainte Roseline s’étend sur 800 m2. Il est doté de nombreuses cuves, toutes thermo-régulées offrant à l’équipe de cavistes. Un bel outil de travail. Pour les rouges : Syrah, Mourvèdre et Cabernet sauvignon. Pour les rosés : Grenache, Syrah, Mourvèdre, Cinsault et Tibouren. Pour les blancs : Rolle et Sémillon.

Nos différentes gammes de vins ?

Nous proposons quatre gammes de vin en cru classé, qui forment une collection cohérente. Parmi elles, la cuvée « Lampe de méduse » un nouveau visage dans les trois couleurs. Créé en 1950 par la Baronne de Rasque de laval, son flacon emblématique en verre reste le même mais avec un habillage plus moderne. Lancé en 2007, « La Chapelle de Sainte Roseline » est une cuvée  d’exception très haut-de-gamme à faible production qui se pare elle aussi de nouveaux habits. Nous commercialisons aujourd’hui 500 000 bouteilles par an en France et à l’étranger, dont 100 000 vendues au caveau. La tendance est à la consommation de rosé et nous en avons largement bénéficié. En 1994, la part de marché du rosé représentait 7 % de la  consommation globale contre 30 % aujourd’hui. La Provence est devenue la capitale mondiale du rosé.


Il était une fois, un Ordre Illustre des Chevaliers de Méduse 

L’Ordre Illustre des Chevaliers de Méduse est né le premier mars de l’an de grâce mil six cent quatre-vingt dix, et ses statuts furent publiés à cette époque sous le titre « Agréables Divertissements de la Table, ou Règlement de la Société des Frères de Méduse ». Pourquoi Méduse? Parce que le mythe de Méduse s’apparente à celui du vin. Pégase, le cheval ailé qu‘enfourche le poète, et le corail, sang pétrifié, sont issus de Méduse. Ces deux symboles évoquent deux aspects essentiels du vin : d’une part l’exaltation créatrice, lorsqu’en plein soleil, pour reprendre la terminologie ésotérique rabelaisienne, « on lampe l’huile chère à la Bien Aimée Mère Méduse », et, d’autre part, le sommeil indispensable du « corail liquide » dans la fraiche nuit des caves, comme le corail reposant au fond des abîmes marins. 

C’est messire Girardin de Vauvré qui fut l’artisan de son immense succès. En prenant le nom mérité de Frère Bienfaisant, il fondait le Grand Prieuré de Toulon qui devait connaître la célébrité. Parmi les dix-huit frères et dix-huit sœurs, on comptait toute la fine fleur, ou presque, de la noblesse provençale. Le 30 septembre 1951, après les vendanges s’ouvrit le premier Chapitre solennel, avec le concours de la Marine Nationale, au château de Sainte-Roseline, aux Arcs-en-Provence, en plein vignoble.


Blason de la Méduse


Vignoble : Côte-de-Provence
Fondation : 1690 et 1951
Costume de l’ordre Illustre des chevaliers de Méduse
Grande cape bleu azur à col Médicis doublée de pourpre, à parements d’or.
Calot à la poulaine, bleu à fond rouge
Insigne

Grand cordon avec médaille portant une tête de Méduse
Et, comme devise : « Lampade Medusa gaudet »

Tuesday, November 2, 2021

LES VINS ROSÉS DE PROVENCE ET LE VIGNOBLE DE BELLET


« En Provence, le soleil se lève deux fois,
le matin et après la sieste. »

Yvant Audouart 

« Le rire, c’est le soleil,
il chasse l’hiver du visage humain. »

 Louis de Funès 

« Petits Hymnes à nos Grands vins
Vins de Cassis fiancés à la bouillabaisse, qui grisent la rascasse et font taire Marius pour qu’Olive puisse raconter l’histoire de quelque noyau ; »

Jean Max Eylaud


Tout œnophile doit savoir à propos du « ROSÉ »

Tout vin en provenance de raisins rouges peut avoir la couleur rosée, c’est-à-dire rouge clair à différentes tonalités, mais, en fait, un vin dit « rosé » est un vin obtenu par fermentation brève de raisins rouges ou par fermentation normale de certains cépages destinés à la confection spéciale de ces vins .Un vin de couleur rosée par mélange de vin blanc et rouge n’a pas cours en gastronomie.


En quittant Avignon, on traverse une région viticole. On arrive ensuite à Orange, autre ville célèbre par ses vestiges  romains. Orange possède le plus merveilleux théâtre antique du monde romain et Louis XIV disait de son grand mur qu’il était « la plus belle muraille du royaume », nous avions ensuite jeté un coup d’œil  sur l’orgueilleux pont du Gard qui « porte bien ses 2000 ans ». Cet aqueduc, long de 50 km, apportait l’eau des collines d’Uzès à Nîmes. Le canal enjambe le Gard qu’il domine de 49 mètres, le canal est long de 275 mètres et certains blocs, hissés à 40 mètres, pèsent 6 tonnes. Nous longeons la merveilleuse ville de Nîmes  que l’on appelle la «Rome française!». Nous  traversons Aix-en-Provence ville universitaire de la région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur, dans le sud de la France. C’est là qu’est né le peintre Paul Cézanne.

Les Confréries de France…, c’est ce monde passionnant que nous découvrons et que nous vous invitons à découvrir. Nous sommes et avons soif de goûter ce nectar de Bellet. Oui! l’unique petite perle des confréries et son vignoble qui est situé dans l’une des plus grandes stations balnéaires du monde étant Nice la capitale de la Côte d’Azur. Située aux portes de l’Italie, Nice est entourée de hautes collines qui protègent sa célèbre baie des Anges, plusieurs jolis villages parsèment son arrière-pays et sa promenade des Anglais, en bordure de la mer, est mondialement connue. Son site magnifique et la douceur de son climat sont ses plus grandes richesses. D’ailleurs on la surnommée la « reine de la Riviera ».

Nice la baie des Anges

Mais bien plus curieux ici, pour les œnophiles, en Côtes d’Azur, sur les collines de Nice, trônent les vins de l’appellation Bellet, que l’on retrouve parfois au Québec sur les tablettes de la S.A.Q.


Histoire et naissance du Vignoble de Bellet

Le petit vignoble de Bellet est sans aucun doute le seul « monument » qui nous reste de la création de la ville de Nice, par les phocéens de Massilia, au IV siècle avant J.-C. Niké, qui signifie « victoire », fut en effet fondée à la suite de la bataille gagnée sur les Saliens et les Ligures. En ces temps, les Grecs, comme plus tard les Romains, leurs héritiers spirituels, ne fondaient pas une cité avec temples, palais et théâtres, sans créer l’environnement nécessaire à l’agrément de la vie. Et Niké en est un exemple, sans coteaux couverts de pampres! De de la Nice antique, il ne reste aujourd’hui que son vignoble, accroché aux flancs des collines dominant la vallée du Var ou dans les vallonnements proches , situé dans le périmètre de la commune, et connu sous le nom de vignoble de Bellet. 

La situation du vignoble de Bellet, en coteaux dont l’altitude se situe de 100 à 300 mètres au-dessus du niveau de la mer. Même s’il est toujours périlleux d’oser des comparaisons, on ne peut s’empêcher de faire un rapprochement entre les vins blancs de Bellet et le Chablis, surtout après l’admission du cépage Chardonnay, qui ne doit pas, toutefois, excéder 40% de l’encépagement traditionnel, qui reste le Rolle, le Rousseau et le Spagnon. Pour les rouges et les rosés, les cépages principaux sont le Braquet, le Folle noire, et le Cinsault, le Grenache étant le cépage d’appoint, sous la surveillance de L’I.N.A.O., un vieux cépage strictement local, la Négrette de Nice, est remis en culture en vue de son intégration parmi les cépages principaux. Le rendement à l’hectare est faible : le maximum de 40 hectolitres/hectare fixé par le décret d’appellation. Le degré alcoolique dépasse rarement 12 degré. C’est un très grand vin, hérité de l’Antiquité, que les gourmets et les œnophiles redécouvrent.

Le vignoble de BELLET c’est 50 hectares 

Le petit vignoble de Bellet s’étend sur les hauteurs de Nice. Sa culture en terrasses, sur des sols silico-calcaires, l’altitude élevée, l’alternance des courants d’air alpins et marins, et l’ensoleillement exceptionnel, confèrent au vin de Bellet toute sa finesse. Issus de cépages rares comme la Folle noire, le Braquet, le Rolle ou encore le Mayorquin, ces vins sont exceptionnels. Les blancs sont frais, avec des notes d’amande fraîche, de fleur d’oranger, d’agrumes; les rosés sentent le genêt et le miel; les rouges, somptueux, ont un bouquet de cerise.

Aujourd’hui, ils sont seulement dix courageux et talentueux vignerons, perchés à 200 mètres sur les hauteurs de Nice, à produire ces nectars de Bellet. Oui! dix vignerons qui exploitent à peine une petite soixantaine d’hectares produisant tout au plus 120 000 bouteilles par an. Bellet cette toute petite appellation provençale peu connue. Qui connaît Bellet ? Réponse le monde entier. Du haut de ces trois collines de son terroir il y a une vue admirable sur la grande bleue cette charmante Méditerranée. Le vin de Bellet, fut plébiscité par Louis XIV et le président Américain Thomas Jefferson. C’est en vue de la promotion des vins de Bellet, disparus et heureusement retrouvés, que s’est constituée la  « Confrérie des Comtés de Nice et de Provence  » association bachique et gastronomique.

Le château de Crémat




Vignoble: Bellet (Nice)

Fondation: 14 Juillet 1966

Insigne: L’Aigle de Nice, couleur or, ruban , chaîne ou sautoir selon le grade.

Costume: Cape violine à parements d’or pour les chevaliers, d’autres couleurs pour les différents  Dignitaires . Toque assortie.

Insigne et costume de la Confrérie des Comtés de Nice et de Provence



Insigne vignoble de Bellet



Château de Crémat blanc


Château de Crémat Rosé

Château de Crémat Rouge


Wednesday, October 13, 2021

CÔTES DU RHÔNE ET ÉCHANSONNERIE DES PAPES CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE (VAUCLUSE)

 

«  Quand le vin est tiré, il faut le boire.
Même s’il est bon ! »
( Marcel Pagnol )

«  Vider une bouteille avec quelqu’un
c’est une manière pudique de se dire l’amitié »
( Jean Carmet )

«  Chez nous, les hommes devraient naître
plus heureux et plus joyeux qu’ailleurs,
car je crois que le bonheur vient aux hommes
qui naissent là où l’on trouve le bon vin »
( Léonard de Vinci )

La fonction d’échanson a exister de tout temps, et de tout temps elle a été hautement considérée. Dans l’Olympe le premier échanson olympique fut Ganymède échanson des dieux.


Ganimède prince légendaire de Troie, premier échanson-oenophile versait l’ambroisie aux dieux de l’Olympe. Zeus, ayant pris la formed’un aigle, l’enleva et en fit l’échanson et premier oenophile des Dieux


En France, le premier échanson dont le nom nous soit connu est saint Benoit d’Aniane, fils d’Aigulfe comte de Maguelone. Il avait été échanson de Pépin et Charlemagne. Échanson ou Grand Bouteiller sont synonymes, et les deux fonctions se confondent. Grands seigneurs, princes de l’Église, comptèrent tous des Bouteillers ou Échansons dans leur train de maison.

Nous sommes au  Moyen Age. Châteauneuf-du-Pape s’est bâti autour du château neuf construit par Jean XXII, deuxième pape d’Avignon (1316-1334). Mais comment ne pas rendre hommage, là où se récolte un des meilleurs vins du monde. Oui, rendre hommage aux générations passées, à tous ceux qui sont restés dignes, à travers les siècles de la tradition spirituelle qui a présidé à la création de ce vignoble, destiné à servir d’exemple, de modèle et à honorer le chef de l’Église, et même à lui fournir le vin nécessaire à l’office divin!

« Vins des Côtes du Rhône que les papes regrettent plus que leur palais et le pont d’Avignon où l’on danse encore, cependant, grâce à vous. »


Le pont médiéval de Saint-Bénezet, monument
 emblématique de la ville d’Avignon


« Sur le pont d’Avignon on y danse, on y danse.
Sur le pont d’Avignon on y danse tous en rond. »


Dans la vallée du Rhône, impossible d’aller à Avignon sans visiter le  Palais des Papes, siège de la capitale de la chrétienté au XIVe siècle et son vignoble d’exception. La construction du Palais des Papes débuta en 1335, et dura au total une vingtaine d’année. Le fait qu’Avignon ait été choisi comme lieu de résidence papale est dû a des raisons d’ordre politique. A l’époque, le pape ne désirait plus vivre dans la ville de Rome en proie à des émeutes. Au cours de la période allant de 1309 à 1376, sept papes se sont succédé à Avignon : Clément V, Jean XXII, Benoit XII, Clément VI , Innocent VI, Urbain V, et Grégoire XI . 

Ces années vont transformer en profondeur la charmante et importante ville et lui donner la renommée mondiale qu’elle connaît encore aujourd’hui. La grandiose visite du Palais des papes. Ce prestigieux monument est le grand palais gothique de l’Occident (15 000 mètres carrés de plancher ce qui en comparaison est la surface de 4 cathédrales gothiques). Il offre au visiteur une vingtaine de lieux, des scènes d’événements au retentissement mondial avec par exemple, les appartements privés du pape ainsi que leurs fabuleux décors de fresques réalisés par Matteo Giovannetti, le célèbre artiste italien. Ce prestigieux monument permet également au visiteur de découvrir une animation culturelle toute l’année.


Avignon le Palais des papes le plus grand palais gothique


Le Châteauneuf-du-Pape, ce divin vin champion et fabuleux, c’est la puissance dans l’élégance. Les papes bien malin et astucieux s’en étaient d’abord entiché, apportant sur Châteauneuf-du-Pape une notoriété grandement mérité. Sept cent ans plus tard, nous foulons et dégustons la sève de ces vignes et cet honorable appellation aux treize cépages, ( un de plus que les douze apôtres de l’évangile) qui n’ont jamais été aussi sincères, élaborés de main de maître avec amour par des nouvelles génération de vaillants vignerons. L’œnophile qui songe à garnir sa cave de crus de longue garde, pense souvent, Bordeaux ou Bourgogne, mais pourtant, les Châteauneuf-du-Pape possèdent un bon potentiel de garde. Bien des rouges livrent le meilleur d’eux-mêmes entre leur 7e et 16e année pour les meilleurs millésimes. C’est dans la partie méridional, qu’on trouve; en rouge, le célèbre Châteauneuf-du-Pape et le Gigondas; en rosé; l’unique Tavel, ainsi que le Lirac; en blanc, un peu de Châteauneuf-du-Pape. On retrouve souvent dans ses fameux vins rouges élégants, des arômes assez intense de fruits rouges légèrement confiturés, d’épices douces telle la garrigue. C’est un vin généreux, pas du tout lourd avec en bouche une bonne longueur et de l’élégance.



Un miracle ! 
Au Domaine Beaurenard de Châteuneuf-du Pape, le vigneron et son cheval donne l’impression qu’il laboure miraculeusement sa vigne sur une mer de galets.


Ce merveilleux vignoble qui s’étend sur 3000 hectares au sol recouvert de galets arrachés par le Rhône aux contreforts des Alpes. Il produit surtout des rouges mais aussi un peu de blanc.

Les Galets présents en quantité importante dans les parcelles, du Domaine Beaurenard  donnent l’impression que les vignes ont littéralement poussé sur une mer de galets. C’est grâce aux fameux galets roulés, qui retiennent la chaleur du soleil dans le jour, la plupart des vignes plongent leurs racines dans des sous-sol d’argile rouge, qui retiennent l’eau, certaines jusqu’à deux trois mètres de profondeur. J’ai eu l’honneur de conduire une délégation de notre « Ordre du Mérite Œnophile  » en 1976 à Châteauneuf-du-pape dans cette prestigieuse ancienne Cour Pontificale, ou nous avons été reçu par les dignitaires MM. Dr Philippe Dufays, Grand Auditeur du Conseil et Paul Coulon Vice-Chancelier de L’échansonnerie de Châteauneuf-du-Pape et propriétaire du Domaine de Beaurenard. Le Domaine de Beaurenard et un domaine familial depuis 7 générations à Châteauneuf-du-Pape. 

Un acte notarié du 16 décembre 1695, mentionne « Bois Renard », qui deviendra au fil des années « Beaurenard » Aujourd’hui, les frères COULON, Daniel et Frédéric ont succédé  à Paul et Régine, et s’attachent à perpétuer la Tradition. Le Domaine s’étend sur 32 hectares de vignes à Châteauneuf-du-Pape. Si à l’échansonnerie des Papes, on s’inspirent de témoignages de temps révolus, c’est à mon avis pour ne pas laisser se rompre tout à fait le lien qui nous unit au passé. Respect, nostalgie de l’histoire, vers les riches morales de notre civilisation latine. Peu à peu, il s’est tissé entre le vin fin et l’homme une intime complicité. Les échansons de l’Échansonnerie-des-Papes le prouvent.


Un cérémonial antique et haut en couleur: Frédéric Coulon


Nous avions eu l’impression que nous assistions aux intronisations d’une viticulture d’élite, tenue par des Princes de l’Église.

Le premier candidat, accompagné d’un Maître de cérémonie, va recevoir, en la Camera Paramenti , la Clef de l’Échansonnerie des mains du Grand Auditeur qui prononce : « Accipe claven eam quae portam cellariorum nostrum cordumque viam aperit ». Cette phrase est traduite « sotto voce » par le maître de la Chapelle, d’abord en provençal ( « Receu aquello clau per drevi la porto de nosti celie e lou camin de nosti cor » ), puis en français ( « Reçois cette clef qui ouvre la porte de nos celliers et le chemin de nos cœurs »). Le nouvel Échanson va signer le livre d’or et recevoir un diplôme enluminé en vieux français, qui stipule, entre autres, qu’il a « jouyssance de faire en tous lieulx et tousjours recognoistre es qualité de Eschanson des Papes a Camera Paramenti »

J’entend  encore après toutes ses années, ces doux murmures du language  mpeccablement  prononcé, et emplifié sous les hautes voûtes de ce lieu sacré de l’Échansonnerie des Papes. Il est assez impressionnant de penser que dans ses murs, lourd appareillage de pierre, assis sur un solide et visible rocher, ont contemplé les Échansons de la Cour Pontificale affairés à donner leurs meilleurs soins aux vins issus des proches terrasses et coteaux.

ÉCHANSONNERIE DES PAPES




Vignoble : Châteauneuf-du-Pape
Fondation : Mai 1967

Adresse Sécrétariat : 25 Av, Charles de Gaulle, 84230
Châteauneuf-du-Pape, France

Téléphone: 04-28-70-38-27


Titres des Intronisés : Échansons et Grands Échansons
Insigne : Clef de bronze 
(« qui ouvre les portes de nos celliers et le chemin de nos cœurs »)

Costume : Robe lie de vin, triangle blanc en camail; revers violet.
Clef de bronze suspendue à un ruban. Chapeau de velours lie de vin



 

Tuesday, August 31, 2021

LE PLAISIR DE LA DÉGUSTATION

 


Jean Claude Denogens Maître Œnophile


« L’Homme doit toujours rechercher à rendre le beau intelligible
 pour se donner des raisons d’en être supérieurement ému. »
                                                                        Paul Valéry

Avec les compliments de l’Ordre du Mérite Œnophile
et
l’Ordre du Mérite  agricole Français au Canada ( Amoma.ca )

La Dégustation
une science… un art
mais avant tout un plaisir
Déguster c’est faire travailler avec
Attention, concentration, méthode, responsabilité, plaisir

Son ŒIL, SON NEZ, sa BOUCHE

afin de détecter, d’analyser de déterminer
les différents défauts, les différentes qualités, les diverses
sensations que provoque et procure le VIN
et les bien définir et les BIEN DÉCRIRE.

Voilà un acte d’admiration au sein de l’œnophilie l’amour du vin. 

Le Larousse décrit l’admiration comme un « sentiment éprouvé à l’égard de quelque chose ou de quelqu’un qui réalise un certain idéal de grandeur, de noblesse, de beauté ». Le Petit Robert en propose quelques synonymes : éblouissement, émerveillement, engouement, enthousiasme, extase, ravissement.

Mais pour que l’admiration s’exprime, il faut d’abord considérer que quelque chose nous soit supérieur. Voilà les hautes vertus du vin… La culture moderne a du mal à reconnaître une hiérarchie des valeurs ou des œuvres. Tout se vaut. Et quand tout nous semble dû, la gratitude et l’admiration du vin fin s’estompent. Pourtant il y a un secret du vin; mais c’est un secret qu’il ne garde pas. On peut le lui faire dire : il suffit de l’aimer, de le boire, et de le placer à l’intérieur de soi soi-même. Alors, il parle.

Et, comme le dit si bien Jacques PUISAIS, Président de l’Institut Français du Goût, Président honoraire de l’Union Internationale des Oenologues.

« La France est le pays du vin, la nation des vignerons. La France c’est 50 000 vins aux caractères, aux personnalités et aux parlers différents, qui joueront chacun leur propre rôle sur notre table, dans nos verres. Une palette inégalée de saveurs, de senteurs, d’arômes, de fermentés ou de douceurs, qui viennent jouer et danser dans notre palais. »

Le plaisir de la dégustation 
« le vin est à la table,
ce que la fleur est au jardin. »

Cela commence en musique : le glouglou des précieuses gouttes donne l’alerte. L’œnophile verse et, dévotement, murmure un nom prestigieux suivi d’un millésime rare. Solennel, comme il sied, il passe au convive suivant et recommence :
Devant son verre à peine demi-plein l’œnophile conscient se recueille. Sa pensée, fugitive, évoque une ombre : le vigneron, un homme, une femme à présent figé sous la terre, a aimé, choyé ce vin-là, témoin vivant de son labeur et de sa peine. Avec respect l’œnophile saisit le verre par la jambe et le porte à hauteur de l’œil. Doucement, il l’incline de-ci, de-là, afin que la robe se prête aux caprices de la lumière. La voilà la jolie robe ! Or, vert ou rubis, selon que le ciel du Médoc ou de Sauternes ou encore Montrachet, Corton, Musigny, Romanée-Conti en ont pris soin.  Séduit par le jeu des nuances, il flaire lentement le vin, sans insister, simple geste de connaissance. Ensuite, il le fait danser en suscitant d’une façon progressive un mouvement giratoire assez vif. Cette  valse au contact de l’air ( les dégustateurs professionnels l’exécutent avec une adresse étonnante ) favorise l’émanation des principes subtils et libère le bouquet. C’est l’affaire de quelques secondes.

Maintenant, observons l’œnophile. Son visage s’éteint. Ses paupières se ferment ou son regard se perd dans on ne sait quelle lointaine brume. Seul, le nez manifeste l’existence. Et quel nez ! Un pif , un blaire un tarin à la Cyrano de Bergerac. Bref une sentinelle qui avance sur le verre. Un nez aux ailes déployées, voluptueux et mobile en diable. Un nez plein de curiosité, fin comme l’ambre. Un nez friand de bouquets, grand virtuose de leur gamme aux milles et une senteurs. Un nez lucide, cultivé, qui évalue, compare et classe. Un nez qui sait ! Enfin un Nez qui hume les vins fins de France !

Sagace, il capte au bord du verre l’essence même du vin. Il estime, pèse, analyse, et certain de son jugement, laisse au goût le soin de conclure. D’aucuns assurent cet instant, délectable. Avec raison, Il a le charme du désir et la grâce d’une promesse,

A présent, regardons boire. L’œnophile boit à petits coups comme l’oiseau, La première gorgée, menue, baigne la langue et frôle le palais, puis elle est ramenée près des lèvres afin d’y être aéré de la manière que voici : la bouche fait, sauf révérence, le « cul de poule », aspire un peu, très peu d’air, et le fait siffler dans le vin. C’est l’épreuve de vérité, l’instant magique : le vin confesse à loisir ses plus intimes secrets. Les « écouter  », en saisir chaque détail, est un art, difficile mais attrayant, en lequel la persévérance a plus de valeur que de don.

Loin d’exagérer vers la stupeur  béate, comme le prétendent les néophytes bornés, l’absorption mesurée d’un grand vin stimule l’intellect, fouette l’imagination et favorise, à la fois, l’heureuse expression des sensations et la chaleur des sentiments, Le buveur civilisé qui est normalement un œnophile aime à échanger ses impressions avec ses amis. La mémoire gustative, nous l’avons dit est fidèle. On juge, on se souvient, on compare. Le vocabulaire du vin , riche d’images, se prête admirablement à ces jeux de la pensée. C’est un tournoi charmant de répliques vives, précises, et, cela  va sans dire, courtoise. Le moment est enchanteur car la joie née du vin est saine. Elle avive la faculté d’enthousiasme et la bonté. Alors, l’homme est heureux, cordial, voire affectueux, et toujours loquace. « Prends l’éloquence et tords-lui son cou », a dit Verlaine. Soit, et sans regret. Mais point cette éloquence-là jaillit soudain du cœur aux lèvres de l’authentique amant du Vin. Disert, enjoué, il porte à chacun la santé et ressent pour le monde entier une souveraine indulgence. Il est ravi. Le vin lui a donné son âme.







Tuesday, August 17, 2021

MES SINCÈRES REMERCIEMENTS




« Soyons  reconnaissants envers ceux
qui nous rendent heureux.
Ils sont les jardiniers qui font fleurir notre âme. »
( Marcel Proust écrivain)

«  La France est un pays où l’histoire de la vigne
et du vin éclaire celle du peuple tout entier. »
(Professeur Roger Dion)


Dans l’utile exploration de mes stages œnophiles et œnologiques, il y a plusieurs décennies, je mesure le prix de tant d’entretiens que m’ont courtoisement accordés, les Maîtres titulaires de chaires œnologiques et gastronomiques des charmantes régions viti-vinicoles française. J’ai donc rassemblé mes notes de ces cours-conférences pour la pédagogie de notre Collège, dont l’Ordre du Mérite Œnophile est le porte-parole. Ainsi, dans ma passion j’y retrouverai les riches étapes successives de mes recherches sur la mystérieuse science œnophile et y lirai des noms célèbres et inséparables du souvenir au service de la civilisation du vin :

Georges PORTMANN, Professeur Membre de l’Académie de Médecine, Président du Médical international pour l’étude scientifique du raisin et du vin et de la société des « Médecins amis des vins de France ».

Jean-Max EYLAUD, Président fondateur de l’Académie Montesquieu, Membre de l’Académie du vin de Bordeaux, secrétaire général des médecins amis des vins de France.

Madame GRANDAZZI du laboratoire au Collège d’Enseignement Technique des vins et spiritueux à l’Académie de Paris.

Roger DION, Professeur au Collège de France. Histoire de La vigne et du vin de France.

Pierre GALET, Ingénieur agricole, Docteur es-Sciences E.N.S.A. de Montpellier.

André DELPÉRIER, et Pierre DULOU du C.I.V.R.B. de Bergerac (Dordogne).

RIBÉREAU-GAYON, de l’Institut d’œnologie de Bordeaux (Gironde).

Max LÉGLISE, de la station œnologique de Bourgogne à Beaune.

Jacques PUISAIS, du laboratoire de recherche d’Ingre-et-Loire.

Pierre ANDROUËT, Maître fromager et le Pape des fromages de France Paris.

Gilbert BARREYRE, vigneron Périgourdin, oncle de Jean Claude DENOGENS.

Annie DELPÉRIER, Femme de lettres amoureuse du Périgord, Présidente de l’Académie des Lettres et des Arts du Périgord (ALAP).

A ces Maitres, amoureux de leur art, qui m’ont instruit de leurs sciences vineuses et gastronomiques, j’adresse l’expression de ma sincère gratitude.

Que nos partenaires veuillent bien trouver ici, nos plus vifs remerciements pour la confiance qu’ils nous ont accordée et par qui nos actions et réalisations, qu’elles soient techniques, économiques ou promotionnelles, ont pu se concrétiser en particulier au Québec pour leur aide, soutien et partenariat. Merci à :

L’association des médecins amis des vins de France.

Le docteur Samuel LETENDRE Grand Maître (1972-1979).

L’abbé Bertrand POMERLEAU Grand Échanson et Officier de Bouche.

Le “Centre Immaculée-Conception” du “ Père Sablon ”.

Van de Water-Raymond Ltée/Ltd pour l’eau ÉVIAN.

Jehan-Hélie DUMARCHAT éditeur du Glossaire Vineux du Docteur Eylaud.

Philippe Françoise Crystal Software Edition, analyste informatique.

Claire Théberge ,C’est dans la foi exemplaire, de mon épouse Claire, que j’ai puisé une partie de mon énergie pour écrire, pour illustrer, les joies savoureuses et explicatives de cette boisson sans pareille, qui a façonné notre civilisation et a très largement amouraché les cousins du Québec.

Jean Claude Denogens 1971 Président fondateur de l’Ordre du Mérite Œnophile. 1972 éditeur de la Gazette des Œnophiles.

Officier du Mérite agricole Français

Président de l’Association des Médaillés de l’Ordre du Mérite agricole Français au Canada.

Membre élu correspondant de l’Académie des lettres et des Arts du Périgord (ALAP) 









Dédicace de René Delbuguet



Abbé Bertrand Pomerleau



Jean Claude Denogens et Claire Théberge



Tuesday, July 20, 2021

HOMMAGE BACHIQUE POUR JEAN CLAUDE DENOGENS

   


« S’il est un homme de culture, doublé d’un gourmet,

qui a favorisé l’éclosion du mot savant ŒNOPHILE,

c’est bien le journaliste Jean Claude DENOGENS. »

                                               Pierre ANDROUËT

         Prévôt de la Guildes des Fromagers de France


Jean Claude Denogens Grand Chancelier de l'Ordre du Mérite Œnophile

Jean Claude DENOGENS est né le 25 août 1936 à Saint-Martin-de-Gurson (Dordogne) dans le Périgord pourpre et or au pays du l’égendaire Cyrano de Bergerac. Issu d’une famille vigneronne en blanc, rosé et rouge au Domaine du Coudert, propriété de l’Oncle Gilbert Barreyre. Il eut la chance d’être élevé dans la trilogie Périgourdine, truffes. cèpes, foie gras, puis sevré au Pécharmant et Monbazillac. Après avoir effectué son service militaire, et participé à la guerre d’Algérie de mai 1958 à septembre 1960, dans les troupes Parachutistes Coloniaux il y sera décoré de la Croix de la Valeur Militaire. Ayant acquis un solide bagage sur la science viti-vinicole, avec un goût passionné pour la gastronomie, sa motivation vineuse le conduit au Journalisme. Il débute au quotidien Bordelais « La France » en se spécialisant dans la chronique des joies de la table et des plaisirs du cellier. Le digne Périgourdin Jean Claude Denogens, est et reste de ces hommes du vieux pays qui sont à l’image de leur terroir. Sa haine de la violence et du fanatisme en font un fondateur de la sagesse. Il est authentique, sans rusticité, fiers mais accueillant, il reste fidèle à un esprit d’ouverture, de finesse et de convivialité. Sa capacité à parfaire et à diffuser l’art des vins de France au Québec, certes avec des moyens restreints, le confirme. La marchandise a été livré comme on dit au Québec. Homme cultivé, établit depuis 1963 à  Montréal arrondissement de Verdun, c’est à Bordeaux qu’il fonde le 22 janvier 1971, « L’Ordre du Mérite Œnophile et sa Gazette ». Devenus le pionniers de l’appellation d’origine contrôlée du distingué mot « ŒNOPHILE » dans le 3e millénaire. Enfant de la vigne de France, artisan journaliste passionné dans le sens du devoir et du travail bien fait, il peut être fier d’avoir débuté son long pèlerinage des 12 régions vitivinicoles dans les beaux paysages et les premiers contreforts du Périgord pourpre et or. Pour en transmettre l’amour au Nouveau Monde francophone du Québec.

 J’avais vu tout cela en ce jeune homme habile et fine plume, lors d’un reportage de la maison Pierre Androuët « aux grands vins les grands fromages » 41, rue d’Amsterdam Paris 9e. La réputation de Pierre Androuët avait acquis le titre enviable de « Pape des Fromages de France » avait-il écrit. Au Québec et en France, les éditeurs soulignent son souci de la clarté et de la qualité de ses textes, ainsi que sa capacité à rendre accessible un domaine souvent perçu comme étant l’apanage d’une certaine élite. Parallèlement à ses écrits savoureux Jean Claude Denogens, est l’instigateur de séries de cours sur « l’Art et la manière du savoir-boire ». Plus de 5 000 néophites sont devenus grâce au « Collège des Maîtres-Œnophiles  » de fidèles amis du vin. Lors d’un séjour au Québec, je me souviens  d’une de ses randonnées joyeuses, aidé du docteur Samuel Letendre et de l’abbé Bertrand Pomerleau, ses conférences en termes pratiques autant qu’élégantes. Son humour agrémenté de son accent chantant de Gascogne  faisait de  l’ami Denogens, une figure attachante et joviale. Voici aussi, un chant joyeux du cœur que je me dois de souligner. « Les dames et les demoiselles chantaient toujours en fin de séances ou de repas l’attrayante et inoubliable chanson, célèbre valse musette écrite en 1943 par Jean Dréjac « Ah! Le petit vin blanc qu’on boit sous les tonnelles, quand les filles sont belles du côté de Nogent ». Composée par Charles Borel-Clerc et chanté par Lina Margy


Pierre Androuët pape des Fromages de France


Mon ami, fondateur et grand Chancelier, n’aurait jamais cru qu’il deviendrait un illustre Ambassadeur pour la défense et l’illustration des vins et vignobles de France. Étant en quelque sorte le porte flambeau d’une petite partie de l’agriculture française hors les murs, avec  le très célèbre bisou pour la fondation de l’AMOMA-CANADA, du plus populaire et éminent Président de France Jacques Chirac.

Pierre GALET le pape de l’ampélographie moderne
Commandeur de l’Ordre du Mérite Agricole Français
Alain Juppé, maire de Bordeaux lui a remis sa croix.

En un demi siècle de carrière, Pierre GALET a recensé quelque 10 000 cépages en France et dans le monde. Ce doyen des ampélographes a reçu la cravate de commandeur, le plus haut grade de la croix du Mérite agricole Français. Un grand homme, simple et immense, dont l’œuvre m’accompagne toujours. J’ai eu le plaisir de rencontrer, Monsieur Pierre GALET durant un de mes stages comme professeur, à l’École d’Agronomie de Montpellier, c’était plus qu’un professeur, une encyclopédie vivante !!! La viticulture mondiale lui doit beaucoup ! Il s’inscrit dans la lignée des grands professeurs de viticulture qui ont marqué l’histoire. Toujours modeste, cet homme plus grand que nature, le jour de sa remise de décoration est revenu malicieusement sur les limites de l’ampélographie car si, disait-il « la vigne est le premier textile utilisé par l’homme, souvenez-vous d’Adam et Eve, on ne sait de quel cépage il s’agissait ! » Tous œnologue et bon œnophile se doit de consulter le « Précis d’Ampélographie Pratique » du célèbre professeur Pierre GALET. Publié en 1979, édité par l’université Cornell à Geneva, dans l’État de New York.  (Ampélographie : science qui étudie la vigne , les cépages et le raisin.)

                                                                               

Friday, June 18, 2021

MAÎTRE-ŒNOPHILE ET AUSSI REPORTER


 «  Le vin est à lui seul un remède.
Il nourrit les forces, le sang de l’homme.
Il réjouit l’estomac, amortit le chagrin et les soucis  ».

                                                            (Pline l’ancien)

«  Le vin est un lubrifiant social  »
                                                       (Jean Clavel )

« Le patrimoine de la France, c’est la cuisine, ce sont ces vins,
le repas à la française est inscrit depuis 2010 au Patrimoine mondial
de l’UNESCO, mais c’est un patrimoine qu’il ne faut pas seulement
contempler ou glorifier ou savourer, c’est un patrimoine qu’il faut
faire fructifier et mettre en valeur »,

                                                 ( Laurent Fabius)
                         Ministre des Affaires étrangères
                               Et du Développement International.


Sage ou fou, sur le terrain de cette vaste Nouvelle-France, aujourd’hui Québec, voici nos expériences hors du commun. Sur les régions nous avions la trempe de personnage de roman, notre aventure s’enracine jusqu'à Dolbeau dans cette grande province, nous nous sommes donné corps et âme pour notre belle « science œnophile ».Notre parcours était semé d’anecdotes  et aussi de médailles et de trophées. Je pouvais enfin mettre en pratique mes toutes récentes études d’œnologie et de gastronomie, et montrer ce que j’étais capable de faire après trois ans de stage dans diverses disciplines de la viticulture française, En 1963, ici, ils furent peu nombreux, ces prétendants à prendre le départ avec le bâton de pèlerin. Pour entreprendre la longue et grande aventure vineuse au quatre coins du Québec. C’était l’époque de Henri Lefort, je  n ‘en ai pas connu d’autres, dans notre belle profession. En tout cas pas ceux qui daignent me juger comme un vantard venu de loin. Oui, en 1963, il avait un sage ou un fou de Périgourdin enfant de la vigne Bergeracoise, taste-vin et verre en main, dégagé de ses obligations militaires près pour une belle aventure dans le Nouveau Monde francophone d’Amérique du Nord.

Ce sage ou ce fou aventurier, déjà jeune journaliste, ne l’oublions pas, au journal « La France » la propriété du grand quotidien « Sud-Ouest de Bordeaux » France. Fort déjà, de l’expérience et la spécialité « Les plaisirs des celliers et de la table » fut accueilli au Québec par la distinguée famille du docteur A.D. Archambault, 4600 boulevard LaSalle à Verdun, dont l’épouse, madame Marie Archambault présidente de l’Association « France-Canada » avait accepté de me parrainer. Mon premier domicile à Verdun fut au 4135 avenue Verdun. La famille Archambault était vraiment passionné de la France et aussi de ses vins. 




Ma marraine d’immigration Marie Archambault avait pu découvrir mes premiers parcours régionaux concernant mes stages en France ainsi que mon important  bénévolat déjà accompli. C’est donc de Verdun qu’avec mes 2 compagnons œnophiles émérites, nous partîmes prêcher et accomplir notre long et nouveaux pèlerinage de l’art de l’œnophilie. Puis, journaliste toujours curieux et amoureux du vin et de la table, j’ai fondé en 1972 « La Gazette des Œnophiles De Vigne en Bouche », porte-parole de la confrérie bachique. « L’Ordre du Mérite Œnophile ». fondé lui, en janvier 1971 à Bordeaux. Rien ni personne ne peut l’oublier à moins d’être de mauvaise foi. Car selon Voltaire « C’est n’être bon à rien de n’être bon qu’à soi » Le jour où l’on a rédigé la déclaration des droits de l’homme, le premier article mentionnait avec raison cette vérité fondamentale. « Tous les êtres humains sont égaux en dignité et en droit  ».Homme ou femme, de quelques pays ou de race que ce soit. Il nous reste selon moi, encore beaucoup de chemin à parcourir pour mettre en application cette déclaration.


Présentation de Jean Claude Denogens

L’auteur Jean Claude Denogens est né le 25 août 1936 à Saint-Martin-de-Gurson, Dordogne, aimable village planté au beau milieu des vignes du Bergeracois. Bien né, puisque né au pays du légendaire Cyrano de Bergerac, Issu d’une famille vigneronne dans le beau Périgord pourpre et or, il y demeure jusqu’à son service militaire. Chemin faisant, il s’installe à bordeaux Gironde ou il débute le journalisme au quotidien « La France ». Bien éduqué et bien instruit, puisque bercé en poésie au pays des trois « M » Montaigne, Montesquieu, Mauriac, illustres auteurs Vignerons et Bordelais. Il y rencontre celui qui sera son mentor, le célèbre Jean-Max Eylaud, docteur sociologie, fondateur de la « société des médecins amis des vins de France ». Avec un goût passionné, pour la défense et l’illustration des vins de France en 1971, il fonde l’ « Ordre du Mérite Œnophile » sous l’égide du poète  écrivain-vigneron Bordelais le docteur Eylaud. Puis 1972, la fondation de la « Gazette des Œnophiles De Vignes en Bouche ». Première profession de foi de sa vocation vineuse. Installé au Québec depuis 1963.

Jean Claude Denogens s’emploie, désormais sous le vocable de l’œnophilie, à servir avec une ferveur égale, à la fois Apollon (les lettres), Bacchus (le vin), et Saint-Vincent (patron des vignerons). Conférencier de renom, sous le thème « Mirer! Humer! Goûter! Extase! » il fit le tour de la Belle province de Québec y donnant une série de cours-conférences. En 2007 Jean Claude Denogens, qui a collaboré à plusieurs quotidiens et magazines est le doyen des chroniqueurs spécialisés en vin. Titulaire durant 20 ans de la chronique « Vin » au « Magazine Touring du CAA Québec », il fut également collaborateur au quotidien Montréalais « Le Devoir » et à l’hebdomadaire « Dimanche Matin » et « La Patrie ». D’autre part il dirigea la chronique « les arts de la tables » au magazine « Décoration chez soi » avant de signer les chroniques vins dans les Hebdos Transcontinental. Ancien Parachutiste militaire appelé de la classe 581/B. A.F.N. Breveté no 143 700. Affecté à Koléa au 2e R.P.i.ma ( 2e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine) Bérets rouges. Compagnie d’appui du 1er R.E.P. Légion Étrangère à Zéralda. Devise : « Qui ose gagne ». Il se verra décerner la « Croix de la Valeur Militaire » et par le décret présidentiel du 4 novembre 2010, portant concession de la « Médaille Militaire » dont la devise est « Valeur et Discipline ». Pour un ancien Paras, recevoir la médaille militaire, c'est obtenir une promotion dans les Ordres Nationaux de France. C’est la prestigieuse décoration « médaille des braves, ou bijou de la nation », fondateur et Grand Chancelier des Œnophiles Jean Claude Denogens est un des rares journaliste français au Canada à porter le titre d’Officier dans « l’Ordre du Mérite Agricole Français », il a été adoubé dans de nombreuses confréries bachiques.

Le 2 juin 2002 placée sous le haut patronage du Président de la République Française M. Jacques Chirac, sur proposition du président national M. Robert Stroppiana, appuyé par M. Jean Glavany, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche il à été fondé L’AMOMA-Canada par Jean Claude Denogens. C’est à l’occasion du Congrès national de l’Amoma, pour la célébration du centième anniversaire de la création du grade de commandeur que s’est déroulé ce vœux à la Bergerie Nationale de Rambouillet. Information : http : www.amoma.ca


«  Agriculteur, orne ta blouse
Sans hésiter, de cette croix;
Qu’importe si l’on te jalouse
Du pays t’acclame la voix  »








Jean Claude Denogens Journaliste

Véritable globe-trotter, un parcours historique France-Amérique
Une vie au service du vin !

Cela fait près d’un demi-siècle que ce petit bout d’homme coloré. né dans les vignes du Périgord au pays de Cyrano de Bergerac, à l’esprit vif et au pas alerte, installé à Montréal depuis 1963, transmet avec classe et éloquence sa passion des vins aux Québécois. Fondateur et grand chancelier de « l’Ordre du Mérite Œnophile ». On lui reconnaîtra la grande médiatisation du distingué mot « ŒNOPHILE » répandu depuis sur toute les lèvres des amoureux du vin, tant en France qu’au Québec.