Thursday, July 19, 2012

L'œnophilie un remède contre le vinisme et l'alcoolisme.

« À dose raisonnable, le bon vin est

toujours l’ami du corps et de l’âme »

Professeur Georges Pormann

Selon Martine Chatelain-Courtois auteur de « Les mots du vin et de l’ivresse ». « aucune substance consommable n’a la même complicité que le vin avec la parole. Non seulement il délie les langues, en rendant les buveurs bavards ou poètes selon leurs talents, mais il est aussi le seul produit dont la consommation exige un commentaire, puisque savoir le boire revient à savoir en parler.

Les Français sont parmi les plus gros consommateurs de vin au monde. C’est au cours du XIXe siècle que la nation tout entière devient ŒNOPHILE. Il y a une grande différence entre l’œnophile et le buveur. L’œnophile parle du vin avec amour, le buveur parle de son vin, de son ivresse. Pour lui, « La sècheresse est le martyr du gosier sec » dit-on. Mais « La pensée se fait dans la bouche » disait Tristan Tzara. « On dit que la France compte beaucoup d’ivrognes; on n’y rencontre heureusement pas d’alcooliques » selon (Joseph Reinach ). Livré en barrique, débité à la bouteille ou au verre, le vin peut désormais en France orner la table de l’ouvrier comme celle du bourgeois. Dans le concert de louanges au vin, notre boisson quotidienne a de l’influence sur notre caractère, nos aptitudes, notre manière d’être générale. Jamais un Munichois ne pensera et n’agira comme un Gascon. Il y aura toujours la différence, qu’il y a entre un verre de bière et un verre de Médoc… Les Français, en effet, refusent de considérer l’alcoolisme comme un travers national. Pour eux, l’ivrogne est sympathique, tandis que l’alcoolique, méprisable, et dangereux. L’Académie de médecine, dans un avis du 10 août 1915 considère d’ailleurs que la norme tolérable de consommation se situe autour de 50 à 75 centilitres de vin pris au repas. Dans les années 1930, se constitue une solide association, les Médecins amis du vin… dans la région de Bordeaux. J’ai eu l’honneur de rejoindre en janvier 1971, cette prestigieuse et très crédible association nationale et même internationale. C’est donc sous l’égide de personnages célèbres et raffinés que les faits et gestes du savoir-boire avec modération, me furent enseignés pour aller prêcher par la suite, l’art de l ‘œnophilie dans la Belle Province du Québec. Mes parrains pour « l’Ordre du Mérite Œnophile » furent entre autres Georges Portmann, Membre de l’Académie de Médecine, Président du comité médical international pour l’étude scientifique du raisin et du vin et de la société des « Médecins amis du vin de France » et le docteur Jean-Max Eylaud Secrétaire Général. C’est un 22 janvier 1971, au 119 rue Frère à Bordeaux, capitale mondiale du vin et au domicile du poète vigneron l’ami Eylaud que cette fondation bachique eu lieu. C’est ainsi que je fus élu Grand Chancelier et mis en contact à Montréal, avec le docteur Samuel Letendre, Président de « l’Association des Médecins Canadiens Amis du Vin de France ». Ma mission était de regrouper tous les professionnels amateur de vin n’exerçant pas la profession médicale qui aime et honore le vin bien entendu de France. Notre approche, étant l’ABC et la différence entre déguster et boire, entre boire et avaler, puis le vinisme et l’alcoolisme. Car nous avions aussi pensé à ceux qui n’avait jamais consommé de vin. Sans prétention, je savais pour l’avoir parcouru que la France est le grand vignoble d’une variété infini de qualité. Il n’est plus aujourd’hui malgré la concurrence, une nation qui ignore les vins français et qui ne les apprécie.

En exportant ses exquises variétés de vins, c’est un peu de sa gaîté et de sa culture que la France envoie de par le monde. Dans nos conférences, nous montrions les vignobles qui soulignent les plus beaux paysages. Nous montrions que chaque fromage a son vin ou ses vins, puisqu’il n’y a que mille fromages en France tandis qu’il y existe plus de cinq mille vins. Nous expliquions que dans le savant mot « ŒNOPHILE » il y a la sagesse, la retenue en dégustant avec l’art et la manière de « Mirer ! Humer ! Goûter ! Extase ! ». Les autres approches étaient nombreuses par exemple du Bourguignon Henri Béraud : « Boire c’est la vie; taster c’est la science; en parler c’est l’art ». Nous expliquions régulièrement que selon le mot de Georges DUHAMEL : « L’alcool n’est pas tout le vin, il en est le squelette ». « Le vin est à la table, ce que la fleur est au jardin » cette citation du docteur Tant était mon dicton favori. Non le pays d’où je viens, la France et sa région du Sud-Ouest ne sont certainement pas des alcooliques ni des ivrognes. Dans son évolution gastronomique, mon beau et vieux pays la France applique la sage devise « Il faut boire peu et bien pour être heureux » depuis les derniers 40 ans on privilégie la qualité à la quantité. En 2012, la consommation s’élève officiellement à 40 litres par habitant et par année. Nous expliquions aussi les effets du vin, indissociable de son histoire : « l’ivresse, mère du souvenir et de l’oubli. L’ivresse abolit la frontière entre le corps et le monde, elle ouvre la bouche, gauchit les gestes, brouille le regard et va parfois contre l’ordre de la civilité cul par-dessus tête ». Dans mes stages avec l’ami et docteur J.-M. Eylaud, j’avais retenu que « un litre de vin de dix degrés correspond comme nourriture à 900 grammes de lait ou 370 grammes de pain ou 585 grammes de viande ou 5 œufs ». Les abstinents, ces « buveurs d’eau », sont réputés intolérants, tristes, voire asociaux. Que dire de leurs influence, la sagesse et la consommation d’eau gourmande individuelles par personne et par jour en France est de 2 litres. Enfin « Le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons ». Le vin en France est considéré comme une boisson naturelle favorable à l’hygiène, tandis que l’alcool et les spiritueux artificiels sont jugés dangereux à la santé publique. D’ailleurs, le docteur J.-M. Eylaud avait observé que les régions viti-vinicoles sont moins atteintes par l’alcoolisme que les régions non productrices de vin, en France tout au moins. Non, en France, il n’y a pas place pour l’alcoolisme, mais plutôt quelques individus atteint du vinisme. « Ami du vin, prend garde à femme vigilante, si tu rentres tard, avec forte dose de vinisme, qu’un rouleau à pâtisserie exagère la tache rouge de ton nez ». En étudiant l’esthétique du vin et son apport alimentaire, j’avais remarqué que le contraire de sa valeur de beauté ne pouvait que conduire vers le vinisme .

« VINISME : Forme d’alcoolisme due uniquement à la consommation excessive de vin où à la fragilité organique de certains individus. Si l’on voit parfois du vinisme dans les pays producteurs de vins, on y voit moins d’alcoolisme vrai et l’évolution de cette maladie est moins dramatique que celle de l’alcoolisme dû à l’excès de boissons à base d’alcool pur obtenu par la distillation même du vin » (Extrait du GLOSSAIRE VINEUX du Docteur EYLAUD ).

A Bordeaux, on rencontre beaucoup de gens surtout parmi les viticulteurs et les négociants. Ils vous affirmeront qu’ils ne boivent pas. Pourtant ils aiment tous boire, mais selon les règles du « savoir-boire ». En effet, « boire » c’est absorber beaucoup de vin, d’apéritif et d’alcools. « boire », c’est le contraire de « savoir-boire » et cela conduit à l’intempérance. Dans la science œnophile, il y a le goût et l’odorat. « Le goût et l’odorat sont les sens les plus sollicités par le vin. Ce sont les sens du souvenir. Si je vous dis « odeur de truffes » et que vous fermez les yeux, vous voyez immédiatement apparaître le tableau du marché aux truffes de votre enfance. Et bien c’est exactement la même chose pour le vin et ses arômes. Avec de telles images, il n’y a pas de risque pour le vinisme ni l’alcoolisme. Le savoir-boire nous forme à la prudence et à la modération.

Saturday, June 9, 2012

Au pays du Beaujolais le Brouilly


« Le Beaujolais c’est l’éclat de rire de la table »

Louis ORIZET

Chantre et vigneron

La capitale du Beaujolais, c’est Villefranche que tous le monde ici appelle fort justement Villefranche-en-Beaujolais. Il faut plusieurs jours pour visiter le vignoble qui couvre 7000 hectares en 2010, s’étend sur 55 kilomètres de longueur et 15 kilomètres de largeur, entre le Mâconnais au nord et le cours de l’Azergues au sud. La vigne est plantée à l’altitude moyenne de 300 mètres et elle culmine à 550 mètres. C’est dire combien le pays est montueux et comme les routes sont sinueuses. Ne disposant que d’une journée et n’ayant pas la prétention de tout voir en si peu de temps, j’ai confié mon sort à un guide averti autant que sympathique qui me rappela la fameuse citation de ( Léon Daudet ) « Lyon est une ville arrosée par trois grands fleuves; le Rhône, la Saône et le beaujolais, qui n’est jamais limoneux ni à sec. »

Il y a des noms véritablement magiques. Il suffit par exemple de prononcer le mot « Beaujolais » pour qu’immédiatement les regards s’allument et les visages s’épanouissent pour ce vin aimable, tendre, souple. Le Beaujolais vin enchanteur, qui des confins de Mâcon aux frontières Lyonnaises, entre Saône et montagnes, raconte le terroir.

C’est grâce à la vente du « beaujolais nouveau », le troisième jeudi de novembre, que ce vignoble est devenu mondialement célèbre. Voilà d’abord les beaujolais-villages : trente-cinq clochers piqués sur les crêtes, dans les combes ou sur les pentes, les revendiquent. Ils occupent, sur la carte des Vins de France, la place privilégiée des vins de primeur; plus légers, n’ayant pas la personnalité des vins des crus. Enfin, voici les derniers, les simples beaujolais, plus modestes, les « petits bouchons pour petits mâchons ». Ce sont les sans grade, les gouleyants, qui n’ont d’autre rosette que celle de Lyon. Ils sont à boire jeunes, lorsqu’ils sentent et gouttent encore le fruit. Tous issus du Gamay à jus blanc, ils peuvent être, aussi, jovial, drôle, aimable, léger, tendre, simplet, amusant, élégant, fluet, coulant, rond, ferme, câlin, caressant, glissant et bien autrement encore, c’est le vin de la joie et de la bonne humeur. Puis en haut de la hiérarchie, nous avons les « Grands », d’abord, les neuf crus, célèbres dans le monde entier, plus un dixième cru nouveau élu. Ce sont les neuf Muses du beaujolais et un ambassadeur.

On peut s’amuser à les classer ainsi : Brouilly Histoire, Chénas Élégie, Chiroubles Astronomie, Côtes de Brouilly Éloquence, Fleurie Musique, Juliénas Tragédie, Morgon Comédie, Moulin-à-vent Poésie Lyrique, Saint-Amour Danse, Régnier l’ambassadeur, le dernier-né ( 1988 ). Les dix crus de Beaujolais puisent leur sève dans les arènes granitiques du nord. Tous ces crus font partie du fond de culture de tout œnophile… tous ces crus font de grandes bouteilles. Qui n’a pas connu dans le monde du beaujolais, la belle figure emblématique du vigneron le père Collonges, qui dans un sourire de satisfaction, humant et contemplant le rubis de quelques villages dans les reflets du tastevin, disait, approchant la tasse d’argent de ses lèvres : « Ces là que je voudrais laisser mon nez en pension jusqu’à la fin de mes jours ». Ces crus et toutes les autres dénominations du vignobles sont très touristiquement traversés par des routes dites du Beaujolais, Jalonnés pour les gastronomades de panneaux indicateurs, et d’accueillants caveaux de dégustation. La chapelle de Brouilly, le mont Brouilly ( 432 mètres d’altitude ) est le plus haut sommet du Beaujolais viticole. On y a construit une chapelle dédiée à saint Vincent ou a lieu chaque année un pèlerinage. Le climat est continental mais subit une influence méditerranéenne hivers rudes, gels, printemps parfois précoces, étés chauds souvent orageux. Les roches métamorphiques et granitiques rassemblent l’appellation « Beaujolais-Villages » et les dix crus. Tous les Beaujolais se boivent frais, mais non glacés. Le souvenir me reste en bouche de la Maison du Beaujolais à Saint-Jean-d’Ardières ou je découvris les cochonnailles, andouillettes et fromages copieusement arrosé , car la devise est : « Le Beaujolais ne veut à aucun prix vous voir partir l’estomac vide et le gosier sec ».

Le Brouilly, l’appellation doit son nom au mont Brouilly, qui est au centre de l’appellation. Le mot « Brouilly » viendrait du nom d’un officier romain nommé Brulius, qui se serait installé dans la région. C’est le vignoble le plus étendu du Beaujolais, avec une ronde de villages qui constituent son appellation, forme une couronne autour de la colline de Brouilly et donne ce vin rouge rubis, coloré, fruité avec un bouquet très développé.

Les qualités, qui font son charme, s’estompent en vieillissant. Il est donc préférable de boire ce seigneur du fruit, dans toute son éclatante jeunesse. On comprend que le vin de Beaujolais ait conquis non seulement la France mais de nombreux pays étrangers ( Suisse, Etats-Unis, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Hollande, Pays Scandinaves, Angleterre, Canada ). Ce fut pour moi la découverte trop rapide d’un pays merveilleux où l’art et l’architecture se mêlent à la vigne et au vin tendre et fruité.

Au Québec sur les tablettes de la SAQ, je retrouve avec plaisir le BROUILLY MIGNOT CODE SAQ; 628123, prix 18,90 $ représenté par « Vins de Châteaux International ».

Téléphone : (514) 284-6811, courriel : info@vinsdechateaux.com

Ce séduisant Brouilly 2011 bien élevé et bien habillé dans cette élégante bouteille, 100% Gamay noir à jus blanc offre, à l’œil une robe couleur rubis intense et au nez des arômes de fruits rouges et noirs avec des parfums d’iris et de violette. En bouche c’est un beaujolais soyeux doté d’une jolie mâche, il s’appréciera tout particulièrement avec une volaille, le pot-au-feu, les charcuteries, les fromages et terrines soignés.


L'Or du Périgord


«Monbazillac, ton nom brasille et sonne comme

un clairon de gloire et, comme un feu de joie»

( Armand Got ).

Entre route de la préhistoire et chemin des châteaux, étapes gourmandes et circuit des bastides, le vignoble du Bergeracois apporte sa touche singulière et précieuse à la riche palette des beaux-arts périgourdins. On y découvre particulièrement l’or des coteaux de la Dordogne.

« MONBAZILLAC » nom connu du monde entier, c’est l’or du Périgord, Monbazillac…en Périgord est traversé par le 45e parallèle de latitude nord, à égale distance du Pôle et de l’équateur, ce n’est donc pas sans raison que l’on a pu dire que c’était un pays de juste milieu, produisant un vin doux de juste renommée.

On raconte que des pèlerins français venus à Rome s’étaient fait présenter au Pape. « Nous sommes de Bergerac » dit leur doyen, et comme ce nom n’éveillait aucun écho dans l’esprit du Saint Père, il ajouta : « De Bergerac près de Monbazillac ! » Aussitôt, le Pape, levant la main comme pour donner sa bénédiction, murmura : « Bonum vinum. »

Le Monbazillac est le plus superbe des crus moelleux de la patrie de la truffe et du foie gras. Armand Got, chantre du Périgord gastronomique, dont il a célébré avec lyrisme les voluptés truffières et les joies des pâtés périgourdins, a dit : « Monbazillac, orgueil suprême des calices »,

« Monbazillac, salut, grand seigneur des vins doux » « Monbazillac, élixir, vif soleil dissous ». Voilà ce que l’encépagement Sémillon, Sauvignon et Muscadelle révèle en terre Périgorde. C’est le Monbazillac qui a fait cette race bergeracoise de si belle humeur gasconne, gaie, enjouée, généreuse. Elle s’incarne dans Montaigne, qui a décrété que « le vin était un dieu dont il ne faut pas restreindre les faveurs », car il donne aux hommes la gaieté et la jeunesse aux vieillards !

Le vignoble, situé au sud de la vallée de la Dordogne, est surplombé par le château de Monbazillac dont la délicieuse silhouette veille depuis François Ier au renom de ce vin prestigieux. Pittoresque et lointaine vigie surveillant Bergerac et « la verte douceur des soirs sur la Dordogne », le château de Monbazillac est ancré sur le rebord d’un coteau vineux. Sa silhouette jaillit au milieu des vignes. Monbazillac, issus d’un terroir de 2.200 hectares, 5.400 acres. Production : 6.5 millions de bouteilles, les monbazillac sont obtenus par tris successifs de raisins atteints de la « pourriture noble ». Avec leur fabuleuse couleur or qui s’approfondit au fil des années, leur bouquet de miel et d’acacia, leur plénitude en bouche, ce sont de grands liquoreux qu’il faut goutter à l’apéritif, sur les foie gras, les poissons, plats en sauce, les bleus d’Auvergne ou de Roquefort, les desserts.

Le Monbazillac est comme les chevaliers : « sans reproche » ; ses vertus viennent-elles du « botrytis cinerea », base d’une pourriture noble ?... de la limpidité du sémillon ?... du parfum marqué de la Muscadelle ? ou de la finesse du Sauvignon ? Tous ces facteurs naturels ajoutés au tour de main de l’artiste vigneron ont permis la naissance de cet or du Périgord, vin liquoreux et fruité. Dans les bonnes années, les vins de Monbazillac rivalisent avec les vins doux tels que Sauternes et Barsac. Le Monbazillac fut le lait de ma jeunesse Périgourdine, il compte parmi les meilleurs vins doux de France. Ce grand seigneur n’est déplacé nulle part à table en présence de divers mets. S’il remplace allègrement tous les apéritifs, il est excellent sur le melon et quelques entrées, et fastueux sur le foie gras. Il triomphe sur certains entremets : glaces, crèmes amandes, noix, noisettes, où il déclenche un harmonieux concert de saveurs. Il accompagne avec bonheur les fromages bleus et les desserts aux fruits.

À environ 4 km de Bergerac se dresse une superbe architecture. L’or du Périgord à bien entendu son château et quelle merveille! Monument historique classé du XVIème. Le Château de Monbazillac, propriété de la cave de Monbazillac depuis 1960, présente une architecture unique et originale, mélange de systèmes défensifs médiévaux et d’élégances de la Renaissance. Planté au cœur du vignoble prestigieux qui porte son nom, la vue qui s’offre depuis les terrasses du parc constitue un panorama extraordinaire sur la vallée de la Dordogne.

Entièrement meublé, le Château est ouvert toute l’année en visites libres ou guidées. À l’issue de la visite du Château, une dégustation de Monbazillac est offerte à chaque visiteur. Créee en 1940, la Cave de Monbazillac regroupe une soixantaine de viticulteurs qui exploitent près d’un tiers de l’appellation Monbazillac. Comme là écrit (Armand Got) « Monbazillac, hosanna de Topaze » est un apéritif intéressant qui n’altère pas les papilles et les prépare à la fête. Il faut le boire très frais.

Au Québec sur les tablettes de la SAQ, je retrouve avec plaisir ce nectar

et compagnon de mes jeunes années en Périgord pourpre.

CHÂTEAU LA CROIX POULVÈRE MONBAZILLAC COLLECTION LOUIS ROCHE.

Code : 850818, Prix : 21,50 $

Représenté par VIN CONSEIL (Québec) ltée

Téléphone 450 628.5639 – info@vinconseil.com

Tuesday, May 15, 2012

À votre santé Monsieur le président!


« Vendangeons et vive la France ! Le

monde un jour, avec nous trinquera. »

(Béranger)

« La France est charmante comme elle est ».

(Ernest Renan)

Le dimanche 6 mai 2012, avec l’élection de M. François Hollande la France est devenue, il me semble, plus fraternelle. C’est charmant la France vitivinicole, avec un Président élu originaire de l’Auvergne jolie, du pays, le premier cru incontesté de tous les vins d’Auvergne le Chanturges, rendant hommage à notre prestigieuse boisson nationale. Enfin un Président de la République Française qui goûte et savoure le vin. Le monde se prépare à trinquer avec vous. La France, M. le Président est le fleuron de l’œnophilie, vertus ancestrales transmises par nos amis Grecs et Italiens, la Grèce l’Italie et la Gaule étaient des « ŒNOTRIA », terre du vin. D’ailleurs les trois pays furent désignés par l’appellation « Les Vineuses ». Avec l’expansion de l’Imperium Romana, se répandirent les connaissances de la viticulture en Gaule. La Grèce ancienne avait porté l’amour du vin à un point extrême, nous avons repris et développé cet amour avec sagesse. Les grecs se regroupaient pour pratiquer ce que les auteurs appelaient la « PHILOÏNIE » qui est devenue le mot moderne « ŒNOPHILIE ». « Sans vin, il n’y a pas d’amour » (Euripide). Ayant pendant 30 ans, fait le tour de la France bachique et son monde ancien combattant, je puis vous affirmer, M. le Président, que si l’on entonne parfois des chants patriotiques, bien plus nombreux sont les airs de danse et les chants de la vigne. Voici par exemple M. le Président comment l’image du vin de France, superbe produit destiné à la table, a pris en grande partie son envol sous mes humbles conférences itinérantes sur l’œnophilie, devenu rien qu’au Québec en 40 ans notre meilleur ambassadeur. Sous la double devise de « Rubis ou Topaze, même Délice même Extase » « Non Biberis Diluta » « Mirer ! Humer ! Goûter ! Extase ! », nos approches étaient nombreuses et pleines de charmes, dans la modération bien entendu . Par exemple, du journaliste Pierre Andrieu : « Tout être humain, homme ou femme, a dans son palais un œnophile qui sommeille. Il ne tient qu’à vous de le réveiller » : Nous diffusions la citation du célèbre professeur Georges Portmann « À dose raisonnable, le bon vin est toujours l’ami du corps et de l’âme ». Nous expliquions le vin selon le mot de Georges DUHAMEL : « L’alcool n’est pas tout le vin, il en est le squelette ». Nous abordions la longue citation du professeur Grassé : « l’Homme est bon quand il a bien mangé ; mais il l’est plus encore quand son repas a été arrosé des vins que requièrent les mets pour que, magiquement, s’exaltent la saveur des uns et le bouquet des autres ».

Le vin de France, M. le Président, va reprendre pour vous et par vous sa belle image, avec la très belle citation du docteur Tant : « Le vin est à la table, ce que la fleur est au jardin ». Vous êtes attachés a cette France profonde, unique pour sa gastronomie, grande gagnante mondialement avec le classement du repas gastronomique français par l’Unesco.

Le Champagne, M. le Président, est le vin de toutes les fêtes. C’est un des plus beaux fleurons de la couronne gastronomique de la France, et pour la première dame de France Mme Valérie Trierweiller, voici la citation toute en finesse de la Marquise de Pompadour : « Le Champagne est le seul vin qui garde une femme belle après boire ». Cet amour des Français pour le vin, M. le Président, vous en êtes le porte étendard. Le 15 mai 2012, lors de votre investiture avec le Grand Collier de la Légion d’Honneur du Président de la République, Grand Maître de l’Ordre, vous porterez aussi la dignité de Grand Œnophile de France.

Jean Claude Denogens

Fondateur et Grand Chancelier

de l’Ordre du Mérite Œnophile (1971)

Officier dans l’Ordre Mérite agricole Français (2004)

Tuesday, May 1, 2012

Le vignoble de Savoie et le « Sarto »

«Petit ou grand, un bon vin a la gueule de l’endroit où il est né,
etles tripes du bonhomme qui l’a fait. »
Jacques Puisais

Le Sartot en Savoie désigne la petite maison située dans les vignes, alors pourquoi Sarto et nonpas Sartot ? Parce que, providentiellement, le destin futur du Sarto setrouve inscrit dans son sigle. (Le Sarto, étymologiquement Sartot, est lapetite maison des vignes où le vigneron « serre » tout ) accroché au flanc dela montagne, en plein vignoble. Pour ceux qui auraient perdu leur latin « SABAUDIAE ANIMUS, ROBUR TERRARUM ORBIS » quise traduit par « Souffle de Savoie, Force du Monde ». Le Sarto est la devisedes Compagnons du Sarto de la « COMPAGNIE DU SARTO » Compagnie bachique dont lesiège social est à Chambéry. Autour de cette devise, il y a un idéal : «Amitié, Convivialité, Solidarité. » C’est au cépage de la délectable Mondeuse, ce plan aussi capricieux qu’aristocrate, qui manquait parfoiset dont les vignerons Savoyards s’étaient détournés, puis la solidarité finitpar prendre l’allure d’un véritable meeting de protestation contre l’abandon ducru Savoyard le plus typique. En effet la Mondeuse, donne un excellent vinrouge très fruité, léger, aux senteurs de framboise. C’est donc le 27 Août 1955que fut créée la Confrérie des Compagnons du Sarto Savoyard et c’est ce jour làque fut nommé Grand Cérémoniaire, le Grand homme qu’était Ernest LUGUET, poèteet musicien, que l’on considère comme le père du Sarto.

Les Dignitairessont revêtus du costume de Sarto inspiré de celui de l’ancien Sénat deSavoie : grande robe, camail en pointe, mortier avec armes de la Savoiebrodées surmontées d’un plumet. Tastevin en sautoir. La Savoie est la plusjeune région rattachée à la France ( 1860 ) mais son vignoble est antérieur àla colonisation romaine, l’Histoire de sa vigne est riche et tourmentée, ils’en est fallu de peu qu’elle ne survive pas à la crise phylloxérique de 1878. Aujourd’hui levignoble savoyard ne fait pas exception dans le paysage viticole français. Il ya tellement de belles choses à découvrir derrière les fameuses montagnes deSavoie ! Au cœur des vallées viticoles savoyardes ! On a dit de la Savoiequ’elle était tout à la fois un conservatoire de cordons-bleus et un prodigieuxgarde-manger. Et rien n’est plus exact. Les torrents de Savoie fournissent destruites de tous calibres : le lac du Bourget, le précieux lavaret ;le lac Léman, le glorieux omble-chevalier, la féra, la carpe, le brochet, lalotte, l’anguille, les perchettes et les écrevisses. Le chasseur traque lechamois sur les cimes peu accessibles. Mais aussi le lièvre nourri d’herbesaromatiques et de baies savoureuses, les perdreaux, les cailles et lesbécasses. En Savoie, le bétail de boucherie est de premier ordre, et les porcsy sont engraissés loyalement sans le moindre secours de ces abominablesaliments de bétail qui donnent trop souvent à la viande un goût détestable. Lesvolailles savoyardes rivalisent avec celles de Bresse. Quand aux fromages etaux vins savoyards, ils font le régal des gourmands œnophiles. Pline l’ancienet Culumelle ont célébré les vins de l’Allobrogie qui étaient en honneur surles tables d’Antoine et de Lucullus. Ayse, l’un des vignobles les plus réputésde la région, fut signalé par saint François de Sales comme la paroisse de « lamère de l’Église sur les vignes ». Tout a été prévus par le créateur. Chaquefromage a son vin et chaque met le sien, donc il ne peut que s’y dérouler debonne épousailles. Les cépages principaux :
Pour les vins blancs : Jacquère, Altesse, Roussane, Chasselas, Gringet,Chardonnay, Velteliner. Pour les vins rouges : Mondeuse, Gamay, Persan,Pinot. Appellations principales : vins de savoie, abymes, apremont, roussettede savoie, crépy, seyssel. Climat : tempérémontagnard. Superficie plantée : 2170 hectaresen (2006).
Vins produits : vins blancs. Vins rouges et effervescents. Production : 121.000 hectolitres en 2010. La Jacquère est lecépage le plus répandu en Savoie, il occupe environ 50% du vignoble, suivi enrouge du Gamay 15% et la Mondeuse 12%. Ce sont des vins fort plaisants à boireavec un jambon des sommets ou une fondue au fromage de Beaufort ( gruyèresavoyard ).


Voici un vin de Savoie digne d’une raclette et disponible auQuébec. « IDYLLE CRUET BLANC CUVÉE VIEILLES VIGNES » code SAQ : 855171 prix 16,40 $.Ce blanc 100% cépage Jacquère, d’une robe jaune-vert, nez qui s’ouvre sur desarômes floraux d’agrumes et fruits mûrs. Charmant compagnon frais en apéritif,poissons grillées, une viande blanche ou simplement sur une raclette. Découvrez ce blanc sec, léger et fruitédes vignerons Philippe et François TIOLLIER auvillage savoyard de Cruet – Savoie – France www.vin-savoie-idylle.fr. dans un cadre majestueux, face à la chaînes des Alpes. Au Québec il estreprésenté par Michel Dandurand www.vinsdechateaux.com . Ainsi, la Compagniede Sarto n’est pas une simple Confrérie vineuse, soucieuse de bonne propagandedes vins du terroir c’est plus. Le vin, étant la plus noble production de laterre. Les méritants et courageux vignerons savoyards, savent mieux quequiconque ce que symbolise le vin, le subtil élixir de la terre qui peut fairede l’homme un dieu ou un poète… Vive les amicales Sartories en Savoie. : mvv@vindesavoie.net

Tuesday, April 10, 2012

Au doux pays de Maître François Rabelais



« Le vin réjouit le cœur de l’homme

Jamais homme noble ne hait le bon vin. »


Rabelais (1494-1553)


« Rabelais, le plus grand et sérieux des humanistes français ; Angevin de naissance, ce qui explique la suite ; auteur de Pantagruel et de Gargantua, poèmes en prose de gueule et de beuverie, sans lesquels les mots « vin et bouteille » ( toujours vide ) n’auraient pas été mis à autant de sauces épicées du meilleur esprit français issu de la fameuse et annuelle « purée septembrale » Œuvres à lire quand on veut avoir faim et soif ou quand on est en mélancolie devant, par exemple, des impôts à payer. » (Extrait du « Glossaire Vineux du Docteur Eylaud ).

Le plus illustre des Chinonais Maître Rabelais, a inspiré nombre de confréries vineuses rien qu’en Anjou et Touraine : « Confrérie des Chevaliers du Sacavin d’Anjou » « Confrérie des Fins Gousiers d’Anjou » » Commanderie du Taste-Saumur » « Les Entonneurs Rabelaisiens Confrérie bachique de Chinon » « Confrérie des Fripe- Douzils D’ingrandes de Touraine » « Confrérie des Chevaliers des Cuers du Baril » « Confrérie des Chevaliers de la Chantepleure » « Coterie des Closiers de Montlouis » » Commanderie des Grands vins d’Amboise » « Confrérie des Compagnons de Grandgousier ». Qui n’a pas déjà entendu le fameux serment de Maître François Rabelais : « Quand mon verre sera plein, je le videray Et quand il sera vide, je le pleindray … ». À nos dévots œnophiles dispersés sur la toile planétaire je le rappelle, c’est dans ces attachantes confréries de la convivialité qu’il faut aller entendre le rire très fort de Maître Rabelais. On trouve en Anjou et Touraine sous le portrait du Maître François Rabelais, des fins palais et des amis du vin qui savent en toute chose « raison garder »

(Photo archive de l'auteur)

La Devinière, maison des champs du XVe siècle, est le lieu de naissance de François Rabelais. Elle est située à Seuilly, au cœur du vignoble du Chinonais, elle abrite un musée littéraire qui lui est consacré.

Ce qui ne manquera jamais de surprendre le lecteur de l’œuvre de Rabelais, c’est son style et sa langue. Tout y est mêlé, les expressions les plus populaires. Ce génie fabrique des mots tirés du latin et du grec. Il nous offre des scènes drôlatiqes, d’une richesse unique dans l’histoire de l’humanité. À force de référence des chansons et de littérature bachique au vocabulaire et à l’univers de Rabelais, le nom de cet écrivain suffit à évoquer la bonne chère. Les récits rabelaisiens sont des œuvres de maturité. D’abord moine

pendant vingt ans, Rabelais reprit l’étude du grec, de la médecine et de l’anatomie. Le curé de Meudon y révèle une solide conaissance des pratiques de table de son temps. Exemple : « l’appétit vient en mangeant ; la soif s’en va en buvant ». L’humour et la dérision autorisant tous les débordements. C’est ainsi que l’ingestion, la digestion et l’excrétion de nourriture en abondance, chez Rabelais médecin visitant ses patients : on trouve l’unique la, drôlatique et colorée expression « Qui bien mange, bien pète » ou « Qui bien pète, bien mange ». Rabelais médecin a laissé à Montpellier une véritable tradition : pas un médecin ne quitte la Faculté de médecine sans avoir prêté serment sous la « roble de Rabelais » Le jardin des plantes de Montpellier a immortalisé, sa statue. Mais mieux encore que les victuailles solides, c’est le vin qui se manifeste chez cet érudit Angevin. Est-il un nom et un lieu plus doux et plus évocateur ? La vocation céleste de ce morceau de Loire, aux ciels pastels, bleu bien tendre, Anjou affirmé dans ses vins légers, doux ou secs, toujours dépourvus d’acidité, « qui donnent du talent et valent, dit-on, une muse ». L’Anjou possède des vins « gouleyants » Rabelais les a chantés en ces termes :

« il n’est pas breuvage meilleur pour être en sang transformé, vous espanouir le cerveau, esbaudir les esprits amicaux, ouvrir l’appestit, resjouir le palais et mille autres rares advantaiges. » Au chapitre de l’oracle de la bouteille, Rabelais parle d’un « bien long ordre de flacons, bourraches, fioles, ferrières, barils, barreauls, homides, pots, pintes cymaises antiques pendant d’une treille ombrageuse », comme récipients pour boire du vin.

« L’odeur du vin , O combien est plus friant, riant priant, plus céleste, plus délicieuse que d’huile » L’œuvre de Rabelais, écrite sous le signe du vin, est à la fois philosophique et bachique.

Voilà comment sous le doux ciel bleu Angevin et Tourangeau en plein jardin de France où plane l’ombre de Maître François Rabelais, on cultive le plaisir de vivre pantagruelliquement avec art et manière. La cérémonie d’intronisation en bon françois du XVIe siècle ne manque ni de saveur ni de pittoresque. L’ambiance « toute de gayeté et bonne joyeuseté » est due au cadre, aux costumes et surtout au « chinonant breuvage ». Le Grand Maître rappelle à tous œnophile digne de ce nom, que justement « il n’est pas seulement question, quand il est question de vin, de boire beaucoup ni même de boire, mais de discerner entre ce qui se boit et ce qui ce déguste, ce qui s’avale et ce qui se goûte, ce qui est agréable et ce qui est délectable ». On y entend aussi en leurs caves troglodytiques. « Science ( gourmande ) sans conscience n’est que ruine de l’âme » « Nos rois l’on aimé. » « Les bons Chevaliers garderont santé par ce vin de taffetas qui chasse humeurs sales et lancinantes tout à l’aise du corps et au profit des reins, et enlève gravelle et aultres maladies de vessie…» « En gosier sec, jamais joie n’habite » « Beuvez toujours, vous ne mourrez jamais ». Les candidats qui prêtent serment dans la Confrérie des « Entonneurs Rabelaisiens Confrérie Bachique de Chinon » recoivent le Cordon Rouge et Or, auquel pend l’insigne de la Confrérie, une très belle médaille frappée à l’effigie du plus illustre des Chinonais.

La Dive Bouteille, de Rabelais

O Bouteille,

Pleine toute

De mystère,

D’une oreille

Je t’écoute :

Ne diffère,

Et le mot profère

Auquel pend mon cœur

En la tant divine liqueur,

Qui est dedans tes flancs reclose,

Bacchus, qui fut d’Inde vainqueur,

Tient toute vérité enclose.

Vin tant divin, loin de toi est forclose

Toute mensonge et toute tromperie.

En joie soit l’aire de Noach close,

Lequel de toi nous fit la tempérie.

Sonne le beau mot, je t’en prie,

Qui me doit ôter de misère.

Ainsi ne se perde une goutte

De toi, soit blanche ou soit vermeille.

Tuesday, April 3, 2012

Le messie du bien-boire et bien-manger

(Photo archive de l'auteur )

« Prétendre qu’il ne faut pas changer de vin est une hérésie ;

la langue se sature, et après le troisième verre, le meilleur

vin n’éveille plus qu’une sensation obtuse ».

BRILLAT – SAVARIN

La patrie du messie du bien - boire et du mieux - manger, nous amène bien sûr dans la commune de Belley ; ou il y a ces courts vignobles du pays de l’Ain, qui s’étendent, par la Bresse, de la vallée de la Saône aux Lacs savoyards, mais dont les vendanges se limitent au pays de Gex. Ce n’est peut-être pas un hasard si Jean Anthelme Brillat – Savarin, célèbre gastronome, auteur de Physiologie du goût, est né dans l’Ain, à Belley. « Le département de l’Ain offre une diversité exceptionnelle de spécialités, au premier rang desquelles figurent ses quatre appellations d’origine contrôlée : la volaille de Bresse, le bleu de Gex, le comté et les vins du Bugey ».

C’est à Belley que Jean Anthelme Brillat – Savarin est né le 2 avril 1755. Il étudie le droit, la chimie et la médecine à Dijon et s’installe ensuite dans sa ville natale pour pratiquer le droit. Belley est une commune française, situé dans le département de l’Ain et la région Rhône – Alpes. Les habitants de Belley s’appellent les Belleysans et les Belleysanes. Belley doit une renommée à son fils illustre, et les touristes s’y rendent volontiers, durant l’été, d’Aix et Chambéry. Brillat – Savarin y possède sa statue. Le 2e vendredi d’octobre, un hommage et une journée met à l’honneur les produits du terroir de la patrie du célèbre auteur de la Physiologie du goût. Il fut maire de Belley, mais Girondin durant la Révolution, il doit fuir devant les Montagnards dominants. Durant son exil, il passe en Suisse, de là, il part pour les Pays-Bas, puis les États – Unis nouvellement créés, pendant trois ans ; il y gagne sa vie en donnant des leçons de français, et en jouant du violon. Il est à une époque premier violon au Park Theater de New York.

A l’issue de la révolution, le vignoble appartenant à des propriétaires fortunés, se développe autour de Belley. C’est à cette époque que Brillat Savarin, originaire du Bugey et exploitant son vignoble « Le Côte-Grêle » à Vieu, fait l’apologie des vins locaux. Visiter ses vignes est donc un pèlerinage et pour tout œnophile – gourmand on partira de Lyon, capitale de toutes les gastronomies, pour retrouver, sur la route de Genève, Ambérieu - en –Bugey. A l’image du célèbre gastronome Brillat – Savarin, enfant du pays, les bugistes aiment en effet rendre hommage aux plaisirs de la table. Dans l’Ain, au pays de Brillat – Savarin et du bon vin il y a la volaille de Bresse ( poulet, poularde, chapon ou dinde ) qui a séduit le roi Henri IV et Brillat – Savarin la considérait comme « la reine de la volaille des rois ». Elle est le firmament du bien – manger. Au Pays du vénéré gastronome, les appellations Gamay, Mondeuse ou Chardonnay accompagnent magnifiquement les spécialités bugistes : diots, pâtés chauds, tome de Belley, ramequin ou salés aux noix. Le 28 mai 2009 les vins du Bugey ont obtenu la reconnaissance de deux Appellations d’Origine Contrôlée : l’AOC Bugey et l’AOC Roussette du Bugey.

« Sans la participation de l’odorat, il n’y a point de dégustation complète. »

(de Anthelme Brillat – Savarin

Extrait du Physiologie du goût )