Monday, November 5, 2012

Champagne s'il vous plaît !


Michel Drappier Commandeur

Oui, Champagne s’il vous vous plaît ! M. le Commandeur Michel Drappier, pour honorer la mémoire des anciens intronisés, en particulier trois pionniers canadiens dont deux sont au ciel. 

Disons pour effacer l’oubli, cette invitation, aurait dû être déclamée normalement par le Grand héraut de  l’Ordre ou celle du très distingué Commandeur de  l’« Ordre des Coteaux de Champagne » lors de son Grand Chapitre le 18 octobre 2012 au Ritz-Carlton de Montréal. Feu le Commandeur George Prade  
( 1904-1992 ) notre parrain d’alors, un confrère de plume, aux talents d’orateur exemplaire doit se retourner dans sa tombe.

Nous n’oublierons jamais en l’année 1976, la joie manifestée par l’accueil de ce brillant journaliste de la presse gastronomique,  recevant la première délégation Québécoise de la Confrérie des Œnophiles du Québec, conduite par les trois dignitaires : le journaliste, fondateur et Grand Chancelier Jean Claude Denogens, le Docteur Samuel Letendre Grand Maître et Président des Médecins Canadiens amis des vins de France, et l’Abbé Bertrand Pomerleau Grand Prieur et Grand Échanson. Les membres œnophiles, Madame Marie Archambault Présidente de France-Canada. Nous avons gardé de  ce chapitre aux sources des bons coteaux d’Ay, d’Hautvilliers et d’Avenay, une image privilégiée. On ne s’attribue pas cet honneur à soi-même, on le  reçoit par acceptation, puis par adoubement du réputé « Ordre des Coteaux de Champagne ».

Le Commandeur Georges Prade Junior, savait et estimait avec beaucoup de respect la vocation de l’ « Ordre du Mérite Œnophile » organisme à but non lucratif, fondé à Bordeaux en janvier 1971, sous l’égide des réputés Médecins Amis des Vins de France, le Professeur Georges Portmann  Président et le Docteur Jean-Max Eylaud secrétaire général. Le Commandeur Georges Prade avait eu vent de nos tournées viti-vinicoles françaises pour mieux diffuser le savoir boire et la belle science de l’œnophilie dans l’ensemble du Québec. Ce que nous avons accompli bénévolement durant 35 années aidé des deux compagnons, verre et plume en main avec beaucoup de passion en ce qui me concerne et aussi grâce à notre Gazette des Œnophiles De Vigne en Bouche. 


Régiment de Champagne, visez bien !

Ainsi, ce petit oubli, c’est un peu comme si le glorieux « Régiment de Champagne » avait reçu l’ordre du Général Commandeur des coteaux, de faire feu de  sa batterie sur les trois Dignitaires Œnophiles du Québec. Sur les trois, un seul survivant de cette canonnade , il s’agit de Jean Claude Denogens médaillé militaire  
( 2010 ) ( AFN 1952-1962), chevalier de l’Ordre des Coteaux de Champagne ( 1976 ), puis officier dans l’Ordre du Mérite agricole ( 2004 )  et Président au Canada de ce groupe de décorés du Mérite  agricole.

Au Québec, lorsque nous abordions la séance d’initiation au champagne, nous prenions soin de dire « Soyez attentif et respectueux au champagne roi des vins, vins des rois ». Versez lentement, écoutez… regardez… humez… savourez… à petite gorgée. Pour les dames, toujours plus nombreuses dans nos cours-conférences, la citation toute en finesse était de la Marquise de Pompadour : « Le champagne est le seul vin qui garde une femme belle après boire ». 

Non, Monsieur le Commandeur, ce grand vin fin et unique, ne fut jamais oublié, après avoir accompli en septembre 1976, notre inoubliable pèlerinage des œnophiles du Québec chez vous, nous nous sommes tout de suite mis à l’œuvre et à coup de leçons coupe ou flute en main, pour les générations futures, nous avons bien sur prêché le plaisir du champagne et son charme, en pensant à la plus célèbre, la plus fine, la meilleur dentelle de France. Dans  nos nombreuses conférences itinérantes d’initiation aux vins et dans mes savoureuses chroniques, j’ai toujours favorisé la vocation aristocratique du champagne. 

Avec la classe de ce vin prestigieux, unique au monde, nous avions appris que l’Ordre des Coteaux de Champagne, le porte étendard, de toutes les marques de Champagne, ne se veut pas un mouvement de masse. Nous avions très bien compris que ce vin aristocratique impose, noblesse oblige, ses « disnées » en robe longues pour les Dames et en smoking pour les Messieurs. En ce qui concerne les premiers pionniers œnophiles du Québec, nous avions fait le pèlerinage jusqu’à vous en 1976, Il était juste et  louable que 36 années après l’« Ordre des Coteaux de Champagne » soit venu  ce mois d’octobre 2012 au Québec, dans la ville de Montréal fondée par le Sieur de Maisonneuve. 

 Nicolas Boileau

Mais sans oublier personne. Le site « De vigne en bouche et la Gazette des Œnophiles » est à ce jour au Québec la première fenêtre électronique francophone sur le monde culturel du vin de France. « Le Québec aborde un marché de plus en plus rassurant avec ses 48.000 caisses annuelles. Champagne s’il vous plaît M. Drappier ! Tout va pour le mieux au royaume de Champagne malgré notre petit marché québécois . Nous, dignitaires de l’Ordre du Mérite Œnophile nous nous associons fièrement a ce succès en progression. Rendons donc hommage à cet unique Ordre bachique, très précieux cercle mondial de raffinés  avec ses quelques 4000 membres, entré dans la littérature par la plume d’or de Nicolas Boileau (1636-1711). Ce grand érudit de la langue française qui a dit : « On est savant quand on boit bien, qui ne sait boire ne sait rien. » Madame de Sévigné a dit de lui « qu’il n’était vraiment cruel qu’en vers ». Boileau était un admirateur de Molière, de La Fontaine et de Racine, (Comme il avait raison ) Boileau poète avait entrepris de définir le goût, il l’a trouvé en inspirant en particulier les précieuses lettres de noblesse de l’ « Ordre des Coteaux de Champagne ».
L’élégante bouteille de Champagne Drappier

Drappier Carte D’or Brut Champagne
Code SAQ : 00734699
Prix 41,25 $
Cette élégante bouteille de champagne,bien habillée, dans sa robe de couleur jaune paille brillante, offre des bulles fines est persistantes, nez d’arômes de poire, fruits blancs, en bouche caressant à la fois, racé. Laissez-vous charmer par son onctuosité et ses notes de brioche. C’est le compagnon idéal pour l’apéritif et l’ensemble du repas. Température 8 degré, je l’ai bu avec une salade de homard. Une aubaine, avec autant de qualité. Conclusion: Si la dame qui le boit avec vous tarde à prendre une décision proposez lui d’en reprendre un verre.

Les  liens :


Wednesday, October 17, 2012

Champagne Mumm et Perriet-Jouët




Nous savions que Mumm est le Champagne officiel de la Formule 1, nous avions eu l’occasion de le constater lors d’un souper sensoriel qui avait été organisé par Corby avec les Champagnes Mumm et Perrier-Jouët au restaurant la Coupole.
Nous avions été accueilli de main de Maître par Charles Salvas, Ambassadeur de la marque Ricard, qui était accompagné d’Agnès Laplanche-Jones, ambassadrice des champagnes et directrice du développement, et d’Elizabeth Muir. Directrice de marque.
L’ambassadrice Agnès Laplanche-Jones, nous présenta un portrait bien passionnant de l’histoire de la maison Mumm, fondée en 1817. Les initiales G.H. apposées à côté de Mumm sont celles de Georges Hermann, fils d’un des fondateurs. Ainsi les bouteilles se démarquent par un cordon rouge, emblème de la prestigieuse Légion d’Honneur Française et qui lui a été apposé lorsque Mumm s’est lancé à la conquête de l’Amérique.

Mumm est une propriété de 218 Ha où l’on cultive du Chardonnay, du Pinot Noir et du Pinot Meunier. Aujourd’hui Mumm est la troisième marque de Champagne au niveau international et ce délicieux produit est représenté par la très dynamique Agence la Distillerie Corby.

Madame Agnès Laplanche
Madame Agnès Laplanche-Jones, nous expliqua aussi que la maison des Champagnes Perrier-Jouët a été fondée en 1811 par un fabriquant de bouchons Pierre-Nicolas-Marie Perrier et son épouse Adèle Jouët. Aujourd’hui c’est une propriété  de 65 Ha où l’on cultive le Chardonnay, le Pinot Noir et un peu de Pinot Meunier. La maison a été racheté par GH Mumm en 1959 et en 1969 ils ont lancé la Cuvée Belle Époque, connue aussi comme « Fleur de Champagne ». La Cuvée Belle Époque est une des plus prestigieuse au monde.
Nous avions également été reçus par Philippe Gougeon directeur des ventes pour le Québec au restaurant Rosalie, où se tenait la grande réception Mumm le tout sur un tapis rouge. Le rouge la couleur officielle de Mumm était de la fête, il y en avait partout, il enrobé les Muses ces beautés qui servaient le Champagne. 
Si Corby c’est le «Meilleurs lieux de travail 2012» c’est aussi des rencontres mémorables !

Bienvenue Wyndham Estate vin d'Australie




Oui bienvenue au vinificateur en chef, M. Ben Bryant . Dans le cadre de la venue de ce vinificateur en chef des vins Wyndham Estate, une invitation de la Distillerie  Corby et un souper de classe fut   offert aux journalistes de la presse spécialisée, tenue au « DOUZE VINGT et UN » nouveau Steakhouse 1221 Boul, René Lévêque Ouest, Montréal.. ( anciennement Queue de Cheval ).
Ce fut l’occasion de connaître davantage les vins de la très réputée maison australienne.

 WYNDHAM ESTATE BIN 222 CHARDONNAY :
Vin blanc, belle robe jaune doré, nez puissant, d’un bon fruit blanc et d’une excellente structure, bel finale en bouche. Compagnon idéal des fruits de mer et d’un poulet en sauce. ( Code SAQ 00093401 – Prix 12,75 $  )


WYNDHAM ESTATE BIN 444 CABERNET SAUVIGNON :
Ce beau rouge couleur grenat foncé, cabernet sauvignon est un vin plutôt viril, il est gorgé d’arômes opulents et des saveurs fruitées de fruits rouges mûrs. C’est un bon compagnon des viandes rouges, des pâtes relevées et des fromages forts.
( Code SAQ 00110486 – Prix 16,95 $ )

Friday, October 12, 2012

50 ans après Bordeaux fête le vin à Québec j’y étais…


1962-2012, 50 ans après j’y étais. Pour célébrer le 50e anniversaire de son jumelage avec la ville de Bordeaux. L’attachante capitale québécoise avait invité 70 producteurs bordelais à venir présenter leurs vins. Ce rassemblement festif Bordeaux fête le vin à Québec s’est déroulé du 6 au 9 septembre 2012 aux quais de l’Espace 400e. MM. Régis Labeaume, maire de Québec et Alain Juppé. Premier ministre de la République Française (1955-1997) et maire de Bordeaux, ont procédé au lancement de cet événement phare Bordeaux fête le vin à Québec, en compagnie de MM. Philippe Duval, président et chef de la direction de la SAQ, Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool . Les vignerons Bordelais ont débouché pour l’occasion près de 20  000 bouteilles. Les organisateurs de l’évènement insistent : Bordeaux fête le vin à Québec ne s’adressait pas uniquement aux experts. « Il faut redécouvrir les vins de Bordeaux, explique le jeune porte-parole  Philippe Lapeyrie. Ils ont été boudés par de nombreux consommateurs dans les dernières années. C’est l’occasion de goûter des petits bijoux à 13 $ jusqu’à des grands crus. ». Une quarantaine de restaurants de la capitale ont associé  un plat de leur menu avec un verre de bordeaux. Pour déguster, il fallait se procurer un passeport au coût de 30$, disponible dans les succursales de la Société des alcools du Québec de la région de la capitale. Ce billet était valide pour les quatre jours de la fête. Il permettait huit dégustations, un atelier de formation d’une heure, et donnait accès à deux billets d’autobus du Réseau de transport de la Capitale. « Comme quoi la modération a bien meilleur goût » . Il y avait un mariage réussi des vins de Bordeaux  et des saveurs gastronomiques du Québec. J’aime ces deux villes jumelles Bordeaux et Québec, ce sont des villes qui ont de la classe. Ratifié en 1962, le jumelage avec la ville de Bordeaux est l’un des plus actifs. Les deux villes sont des capitales régionales, qui affichent une bonne santé financière et une activité portuaire significative. Ces deux charmantes villes, figurent au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO. C’est un peu cette rencontre Champlain-Montaigne, que j’ai eu le plaisir de redécouvrir le vendredi 7 septembre 2012 avec l’ami Philippe Françoise, notre Webmestre. Nous avons salué au pavillon de Saint-Émilion Johan ROSKAM jeune Châtelain, fils de mon amie Nicole ROSKAM du Château Cantenac. 

Johan Roskam

Dans l’espace 400e, Il y avait un air de fête des vendanges le temps sentait bon dans ce lieu de nature humanitaire. Cette relation privilégiée entre les maires Régis LABEAUME et Alain JUPPÉ devrait se poursuivre avec la signature de nouveaux programmes. Sur le beau côté culture du vin, je ne sais pas si les organisateurs de Québec fête le vin de Bordeaux, se douteront qu’en faisant l’inventaire heureux de cette fête et de ses nombreux amateurs du vin présents en ce mois de septembre 2012, qu’ils ont été précédé par des pionniers dont nous faisons partie. Nous y avons prêché verre en main le vin de France et en particulier le Bordeaux durant 30 ans, heureux d’y découvrir le charme des grands espaces Québécois. Oui, « La Gazette des Œnophiles De vigne en Bouche », et son équipe éditoriale y étaient présents et fiers, pour y recueillir le fruit d’une partie de notre amour du vin de France. J’ai profité de ce moment dans la Capitale du Québec, pour y observer une minute de silence, à la mémoire de mes deux compagnons de route le docteur Samuel LETENDRE et l’abbé Bertrand POMERLEAU. Pour moi, le survivant Périgourdin, c’est une belle suite historique de l’« Ordre du Mérite Œnophile ». L’œuvre poétisé et diffusé de l’écrivain-vigneron Bordelais feu, le docteur Jean-Max EYLAUD et les Médecins Amis des Vins de France restera dans les annales. Aujourd’hui, grâce au vin au Québec, on y danse et on y chante en chœur . On y prononce aussi le mot « ŒNOPHILE » avec joie et esprit, alors qu’en 1962 on y prononçait très timidement le mot « VINOPHILES ». Pour moi toutes ces années hors de mon Sud-Ouest natal, sont autant d’actes de foi pour l’avenir de cette merveilleuse science et sagesse qu’est l’œnophilie. Cela récompense un peu mon bénévolat Tous ces salons régionaux du vin révèlent aujourd’hui, un besoin inhérent au bon peuple Québécois. En France, le vin boisson nationale, témoigne depuis toujours de la bonne humeur la diversité des esprits et du goût.. Voilà que cette euphorie gagne de plus en plus le Québec. Avec ses habitudes de consommation très « franco-françaises » , le Québec est l’un des plus gros acheteurs de vin de Bordeaux. Le slogan « Bordeaux toujours bordeaux »  risque sans problème se retrouver de plus en plus sur toutes les lèvres. Lors de cette journée champêtre, Bordeaux fête le vin à Québec j’ai retrouvé beaucoup de jovialité dans l’assistance, les amateurs de vin de la province aiment de plus en plus les découvertes. Ils y avait une bonne qualité de public, a affirmé Christophe Château ravi. 

De gauche à droite:
Philippe Françoise, César Compadre, et J.C Denogens

Aimant nous faire plaisir avec le vin, tout en découvrant une grande table, nous avons profité du passage à Québec du confrère César COMPADRE Grand Reporter au Quotidien Sud-Ouest de Bordeaux pour savourer un déjeuner convivial au chic Restaurant  Le Saint-Amour rue Sainte-Ursule dans le Vieux Québec. Jean-Luc Boulay chef et copropriétaire, Maître Cuisinier de France          
( Mérite agricole 2010 France ) dirige ce fleuron, une figure de proue dans la gastronomie québécoise. Nous avions choisi un frais et fruité Chardonnay de Niagara Ontario 
( Tawse Winery ), un véritable charme sur les pétoncles et le saumon. ( delice@saint-amour.com )
Redisons-le : très peu de Québécois sont ŒNOPHOBES (crainte du vin ), ils sont plus près de l’ŒNOPHILIE ( amour du vin ) et cela notre confrère CÉSAR COMPADRE envoyé spécial au Canada a pu, dans la joie, largement le constater. Nous en sommes très heureux.

( César COMPADRE est journaliste spécialisé en vins et spiritueux depuis plus de 20. Il a participé dès 1989 au lancement du mensuel la vigne ( basé à Paris- Groupe France Agricole ). Ayant intégré le Groupe «Sud-Ouest» en janvier 2005, César Compadre est donc en charge du suivi de l’actualité de ce vaste secteur d’activité. Avec plusieurs rendez-vous dans le quotidien     (le mardi pour toutes les éditions (14), le jeudi pour les lecteurs Girondins ) et une participation active dans les suppléments et magazines du groupe. c.compadre@sudouest.fr