Friday, June 18, 2021

MAÎTRE-ŒNOPHILE ET AUSSI REPORTER


 «  Le vin est à lui seul un remède.
Il nourrit les forces, le sang de l’homme.
Il réjouit l’estomac, amortit le chagrin et les soucis  ».

                                                            (Pline l’ancien)

«  Le vin est un lubrifiant social  »
                                                       (Jean Clavel )

« Le patrimoine de la France, c’est la cuisine, ce sont ces vins,
le repas à la française est inscrit depuis 2010 au Patrimoine mondial
de l’UNESCO, mais c’est un patrimoine qu’il ne faut pas seulement
contempler ou glorifier ou savourer, c’est un patrimoine qu’il faut
faire fructifier et mettre en valeur »,

                                                 ( Laurent Fabius)
                         Ministre des Affaires étrangères
                               Et du Développement International.


Sage ou fou, sur le terrain de cette vaste Nouvelle-France, aujourd’hui Québec, voici nos expériences hors du commun. Sur les régions nous avions la trempe de personnage de roman, notre aventure s’enracine jusqu'à Dolbeau dans cette grande province, nous nous sommes donné corps et âme pour notre belle « science œnophile ».Notre parcours était semé d’anecdotes  et aussi de médailles et de trophées. Je pouvais enfin mettre en pratique mes toutes récentes études d’œnologie et de gastronomie, et montrer ce que j’étais capable de faire après trois ans de stage dans diverses disciplines de la viticulture française, En 1963, ici, ils furent peu nombreux, ces prétendants à prendre le départ avec le bâton de pèlerin. Pour entreprendre la longue et grande aventure vineuse au quatre coins du Québec. C’était l’époque de Henri Lefort, je  n ‘en ai pas connu d’autres, dans notre belle profession. En tout cas pas ceux qui daignent me juger comme un vantard venu de loin. Oui, en 1963, il avait un sage ou un fou de Périgourdin enfant de la vigne Bergeracoise, taste-vin et verre en main, dégagé de ses obligations militaires près pour une belle aventure dans le Nouveau Monde francophone d’Amérique du Nord.

Ce sage ou ce fou aventurier, déjà jeune journaliste, ne l’oublions pas, au journal « La France » la propriété du grand quotidien « Sud-Ouest de Bordeaux » France. Fort déjà, de l’expérience et la spécialité « Les plaisirs des celliers et de la table » fut accueilli au Québec par la distinguée famille du docteur A.D. Archambault, 4600 boulevard LaSalle à Verdun, dont l’épouse, madame Marie Archambault présidente de l’Association « France-Canada » avait accepté de me parrainer. Mon premier domicile à Verdun fut au 4135 avenue Verdun. La famille Archambault était vraiment passionné de la France et aussi de ses vins. 




Ma marraine d’immigration Marie Archambault avait pu découvrir mes premiers parcours régionaux concernant mes stages en France ainsi que mon important  bénévolat déjà accompli. C’est donc de Verdun qu’avec mes 2 compagnons œnophiles émérites, nous partîmes prêcher et accomplir notre long et nouveaux pèlerinage de l’art de l’œnophilie. Puis, journaliste toujours curieux et amoureux du vin et de la table, j’ai fondé en 1972 « La Gazette des Œnophiles De Vigne en Bouche », porte-parole de la confrérie bachique. « L’Ordre du Mérite Œnophile ». fondé lui, en janvier 1971 à Bordeaux. Rien ni personne ne peut l’oublier à moins d’être de mauvaise foi. Car selon Voltaire « C’est n’être bon à rien de n’être bon qu’à soi » Le jour où l’on a rédigé la déclaration des droits de l’homme, le premier article mentionnait avec raison cette vérité fondamentale. « Tous les êtres humains sont égaux en dignité et en droit  ».Homme ou femme, de quelques pays ou de race que ce soit. Il nous reste selon moi, encore beaucoup de chemin à parcourir pour mettre en application cette déclaration.


Présentation de Jean Claude Denogens

L’auteur Jean Claude Denogens est né le 25 août 1936 à Saint-Martin-de-Gurson, Dordogne, aimable village planté au beau milieu des vignes du Bergeracois. Bien né, puisque né au pays du légendaire Cyrano de Bergerac, Issu d’une famille vigneronne dans le beau Périgord pourpre et or, il y demeure jusqu’à son service militaire. Chemin faisant, il s’installe à bordeaux Gironde ou il débute le journalisme au quotidien « La France ». Bien éduqué et bien instruit, puisque bercé en poésie au pays des trois « M » Montaigne, Montesquieu, Mauriac, illustres auteurs Vignerons et Bordelais. Il y rencontre celui qui sera son mentor, le célèbre Jean-Max Eylaud, docteur sociologie, fondateur de la « société des médecins amis des vins de France ». Avec un goût passionné, pour la défense et l’illustration des vins de France en 1971, il fonde l’ « Ordre du Mérite Œnophile » sous l’égide du poète  écrivain-vigneron Bordelais le docteur Eylaud. Puis 1972, la fondation de la « Gazette des Œnophiles De Vignes en Bouche ». Première profession de foi de sa vocation vineuse. Installé au Québec depuis 1963.

Jean Claude Denogens s’emploie, désormais sous le vocable de l’œnophilie, à servir avec une ferveur égale, à la fois Apollon (les lettres), Bacchus (le vin), et Saint-Vincent (patron des vignerons). Conférencier de renom, sous le thème « Mirer! Humer! Goûter! Extase! » il fit le tour de la Belle province de Québec y donnant une série de cours-conférences. En 2007 Jean Claude Denogens, qui a collaboré à plusieurs quotidiens et magazines est le doyen des chroniqueurs spécialisés en vin. Titulaire durant 20 ans de la chronique « Vin » au « Magazine Touring du CAA Québec », il fut également collaborateur au quotidien Montréalais « Le Devoir » et à l’hebdomadaire « Dimanche Matin » et « La Patrie ». D’autre part il dirigea la chronique « les arts de la tables » au magazine « Décoration chez soi » avant de signer les chroniques vins dans les Hebdos Transcontinental. Ancien Parachutiste militaire appelé de la classe 581/B. A.F.N. Breveté no 143 700. Affecté à Koléa au 2e R.P.i.ma ( 2e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine) Bérets rouges. Compagnie d’appui du 1er R.E.P. Légion Étrangère à Zéralda. Devise : « Qui ose gagne ». Il se verra décerner la « Croix de la Valeur Militaire » et par le décret présidentiel du 4 novembre 2010, portant concession de la « Médaille Militaire » dont la devise est « Valeur et Discipline ». Pour un ancien Paras, recevoir la médaille militaire, c'est obtenir une promotion dans les Ordres Nationaux de France. C’est la prestigieuse décoration « médaille des braves, ou bijou de la nation », fondateur et Grand Chancelier des Œnophiles Jean Claude Denogens est un des rares journaliste français au Canada à porter le titre d’Officier dans « l’Ordre du Mérite Agricole Français », il a été adoubé dans de nombreuses confréries bachiques.

Le 2 juin 2002 placée sous le haut patronage du Président de la République Française M. Jacques Chirac, sur proposition du président national M. Robert Stroppiana, appuyé par M. Jean Glavany, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche il à été fondé L’AMOMA-Canada par Jean Claude Denogens. C’est à l’occasion du Congrès national de l’Amoma, pour la célébration du centième anniversaire de la création du grade de commandeur que s’est déroulé ce vœux à la Bergerie Nationale de Rambouillet. Information : http : www.amoma.ca


«  Agriculteur, orne ta blouse
Sans hésiter, de cette croix;
Qu’importe si l’on te jalouse
Du pays t’acclame la voix  »








Jean Claude Denogens Journaliste

Véritable globe-trotter, un parcours historique France-Amérique
Une vie au service du vin !

Cela fait près d’un demi-siècle que ce petit bout d’homme coloré. né dans les vignes du Périgord au pays de Cyrano de Bergerac, à l’esprit vif et au pas alerte, installé à Montréal depuis 1963, transmet avec classe et éloquence sa passion des vins aux Québécois. Fondateur et grand chancelier de « l’Ordre du Mérite Œnophile ». On lui reconnaîtra la grande médiatisation du distingué mot « ŒNOPHILE » répandu depuis sur toute les lèvres des amoureux du vin, tant en France qu’au Québec.

Wednesday, June 2, 2021

BIEN MANGER, BIEN BOIRE, ET BIEN VIVRE AU QUÉBEC

 

«  Il y a davantage de philosophie et de sagesse
dans une bouteille de vin que dans tous les livres. »

                     Louis Pasteur

«  Boisson divine, symbolique, mystérieuse, bénéfique, 
le vin a été, est, et restera inséparable de l’homme. »

                                              Professeur Christian Cabrol

«  Le vin absorbé avec modération est un atout très
positif pour notre santé. Trop peu de gens le savent. »

                                      Professeur Henri Joyeux


Le vin, un symbole, un mystère, des vertus. C’est ce qu’affirme le Professeur Christian CABROL, Membre de l’Académie Nationale de Médecine Française et Président du Conseil National de l’Alimentation Française. Beaucoup de  malades se porteraient mieux s’il savaient les bienfaits d’un peu de vin chaque jour.


Voici la lettre de la commanderie des vinophiles pour la ville de Bordeaux


Sur le terrain de cette vaste Nouvelle-France, il y avait comme seul concurrent le mot «VINOPHILE » du notaire Raoul D. Gadbois, fondateur et Commandeur suprême de la « Commanderie des Vinophiles ». La commanderie des vinophiles prometteuse en ce temps là ne manquait pas d’élégance, ses chevaliers et membres portaient les couleurs bleu et or. Bleu : noblesse et fierté; ciel bleu d’une belle température. Or : amitié et reconnaissance; richesse d’une récolte abondante. Le champion du premier guide des vins était Michel Phaneuf. « La fine goutte » était le premier bulletin de dégustation au Québec. Les Amitiés bachiques 1978-1998 . 

Nous étions des organismes sans but lucratif dirigé par des membres bénévoles. Au cours de mes nombreuses conférences sur l’œnophilie, je prenais soin d’imager mes explications. Si l’on en croit les historiens de ce temps, les grecs se regroupaient pour pratiquer ce que les auteurs appelaient la « PHILOÏNIE  » qui est devenue le mot moderne « ŒNOPHILE  ». Je déclarais avec fierté que tous les auteurs grecs et latins étaient  d’accord pour dire de tout temps, le bon peuple de France a été spécialement doué pour exercer l’œnophilie. « Donc vous, amis québécois! Futurs œnophiles! Vos origines de France vous favorisent pleinement pour accomplir cet art ».  

En ce qui nous concernait, la crédibité des vins français nous venait en aide, et l’œnotourisme à ses débuts aussi. Toujours en tête des destinations favorites des touristes internationaux sur les 90 millions de touristes accueillis en France en 2018, 10 millions déclarent y venir pour le vin et la gastronomie. La France possède de nombreux vignobles, 18 au total, qui permettent à chacun de trouver son bonheur suivant ses goûts et ses régions. Une exploration des vignobles français vous mènera  à la découverte de petits villages charmants ou les vignerons seront ravis d’accueillir des amis œnophiles et de vous faire déguster le fruit de leur travail. Les vignerons nous l’on souvent dit, les campagnes publicitaires contre l’alcoolisme brillent par leur inefficacité et leur coût. Selon l’éminent professeur Christian Cabrol L’alcoolisme ne vient pas du vin mais des alcools forts tels que le gin, le Pernod, le Ricard, le whisky…mais aussi la bière, les jeunes sont inondés de publicités racoleuses au moment même où il devient important d’enseigner la nécessité de boire intelligemment, de savoir se faire plaisir sans se faire du mal. Il est urgent de faire connaître les bienfaits du vin, d’apprendre à le consommer chaque jour, à le goûter. L’alimentation méditerranéenne est celle de la Terre promise .


Le professeur Christian Cabrol, président du Conseil National de l'Alimentation

Le vin, les vins ont leur place dans la prévention santé, et les politiques commencent à s’y intéresser parce qu’il y a là une source d’économie importante pour la Sécurité Sociale si fragile. Pour nous et nos sources, les preuves scientifiques abondaient pour conseiller le vin dans l’alimentation. Dans mes cours-conférences je l’expliquer, le vin a toujours sa place dans une alimentation saine. Il devrait être présent chaque jour pour accompagner chaque repas.Tous les spécialistes et généralistes de la santé le savent. Les neurologues commencent à le proposer pour prévenir la maladie d’Azheimer, les gériatres pour stimuler les papis et les mamies, les cancérologues pour la prévention des cancers, les cardiologues pour celle des maladies cardio-vasculaires. Bref, le Professeur Henri Joyeux Chirurgien, cancérologue de Montpellier, ajoute: le vin est un tonique du système nerveux végétatif et des fibres nerveuses de l’intestin. Il aide à la digestion, pris au milieu du repas. C’est un diurétique, un bactéricide et un antiallergique. Reste à savoir le goûter, à le consommer avec modération et intelligence. Ce fut entre autre notre rôle dévoué de Maître-Œnophile.

Pour rendre moins docte mes conférences je faisais appel à d’illustres et antiques citations, comme par exemple « Le vin desserre les cœurs. » ( Horace 65, av.J.-C ). « Le vin imprègne l’âme et endort nos soucis tout en éveillant nos bons sentiments. » ( Socrate ) « Où il n’y a pas de vin, il n’y a pas d’amour ». (Euripide, poète grec 480-406 av.J.-C.).            

De Saint-François d’Assise : «  Il faut soigner le corps pour que l’âme s’y plaise. » Ou encore la longue citation du professeur Grassé : « l’Homme est bon quand il a bien mangé; mais il l’est plus encore quand son repas a été arrosé des vins que requièrent les mets pour que, magiquement, s’exaltent la saveur des uns et le bouquet des autres ». Les autres approches étaient nombreuses. Par exemple, du journaliste Pierre Andrieu : « Tout être humain, homme ou femme, a dans son palais un œnophile qui sommeille. Il ne tient qu’à vous de le réveiller »; de Michel de Montaigne : « Je me laisse aller à certaines formes de verres et ne bois pas volontiers en verre commun ». Et avec mon accent, du midi moins le quart que les gens reprenaient, un peu taquin, je disais à l’assistance : «  si vous visitez ma Gironde et mon Périgord pourpre, vous y découvrirez la joie de vivre une vérité  ».

De Montesquieu : « L’air, les raisins et les vins du bord de la Garonne et l’humour des Gascons sont d’excellents antidotes contre la mélancolie  ». J’ajoutais : « Je suis un bon guide je vous y conduirai ». Il y avait l’autre citation du célèbre professeur Georges Portmann « À dose raisonnable, le bon vin est toujours l’ami du corps et de l’âme ». Et celle du Bourguignon Henri Béraud : « Boire c’est la vie; taster c’est la science; en parler c’est l’art  ». De Pierre Galet « le génie du vin est dans le cépage ». Pour les dames, toujours plus nombreuses dans les cours conférences, la citation tout en finesse était de la Marquise de Pompadour : «  Le champagne est le seul vin qui garde une femme belle après boire  ». La très belle  citation du docteur Tant : « Le vin est à la table, ce que la fleur est au jardin » était mon dicton favori pour le côté pratique de l’œnophilie. Mais dans mes interventions je rappelais régulièrement que, selon le mot véridique de Georges Duhamel : «  L’alcool n’est pas tout le vin, il en est le squelette  ». Car depuis plus de 40 ans, nos centaines de membres œnophiles, qui ont passés 4 heures à table dégustant des vins et savourant des mets fins servi dans nos banquets vignerons; n’ont jamais éprouvé la moindre difficulté à conduire leur voiture pour regagner leur domicile. La raison est que, contrairement à l’alcool distillé, ils boivent le vin en mangeant et ce dernier se trouve absorbé dans l’estomac par les aliments.


Entrevue du Grand Œnophile l'Abbé Bertrand Pomerleau 
avec le populaire Réal Giguère 
à l'époque de Télé-Métropole ( Photo archive )


Il y avait les cours et les conférences proposés par le « Collège des Maîtres Œnophiles  » regroupant S.Letendre, B.Pomerleau et J.C. Denogens. Chaque séance de trois heures comportait une heure et demie de théorie avec des termes propres et exclusifs aux œnophiles puisés à même le « Glossaire Vineux du docteur EYLAUD  » qui fut élu notre Prince. Ces mots savoureux et ces expressions humoristiques parfois un tantinet rabelaisiennes offrait un charme et une culture pour le temps des loisirs de nos néophites. Exemple : nous expliquions la définition entre l’alcool et le vin, avaler et boire, déguster et gorgée, alcoolisme et vinisme, etc. Côté dégustation nous offrions en une heure et demie verre en main, trois vins, un blanc, un rosé et un rouge dans un verre à pied. Chaque candidat recevait pour rincer le verre après chaque dégustation et type de vin, une bouteille d’un quart d’eau de source naturelle « EVIAN. » qui n’altère pas le goût des papilles gustatives et qu’ils pouvaient avaler en guise de rince bouche. Le slogan de notre commanditaire était « EVIAN eau de source naturelle l’alliée fidèle des gastronomes et œnophiles  ». Le vin, en 1963, au pays de la bonne bière, était encore une boisson de quelques privilégiés, et en1970, un an avant la fondation de notre «  Ordre du Mérite Œnophile  » il y avait encore un timide intérêt pour le savoir-boire le vin. La populaire chaîne qu’on appelait autrefois Télé-Métropole à Montréal nous avez offert une invitation à l’émission de « parle parle, jase jase ».       
Lors de cette invitation, le célèbre animateur Réal Giguère, face au Grand Œnophile l’Abbé Bertrand Pomerleau lui fit remarquer que nous entreprenions nos conférences sur l’ŒNOPHILIE avec un mot savant à « 20.00 $ piastre » alors que nous étions encore pris ici, avec un mot à « 5.00 $ piastre ». D’une certaine façon ce grand personnage coloré du populaire petit écran, avait certainement raison, mais il en fallait plus pour nous décourager, dans cette plaisante science œnophile, notre passion. Dans nos tournées conférences, décrire le bon et le beau avec mon accent chantant, n’était quelquefois pas sans faire rire de moi. Mais le vin aidant, nous avions la vocation plaisante, patiente et polie.

 




Wednesday, May 26, 2021

BIENVENUE À NOÉ, BACCHUS, SAINT-VINCENT ET L'ORDRE DU MÉRITE ŒNOPHILE EN NOUVELLE FRANCE. LE GRAND CHANCELIER JEAN CLAUDE DENOGENS


« La France touristique gastronomique,
        ses châteaux, ses églises, ses mille paysages
        de vignobles constituent un pays rassurant. »

                                         Jean Claude Denogens

« Tout être humain, homme ou femme, a dans son palais
              un œnophile qui sommeille. Il ne tient qu’à vous de le réveiller. »

                          Pierre Andrieu


Bien qu’elle soit toujours en évolution, la jeune histoire vitivinicole du Québec progresse fièrement.
1535, en arrivant par le fleuve Saint-Laurent, les premiers explorateurs et colons français découvrent la présence de vignes sauvages, « la vitis riparia ». Cet endroit est connu aujourd’hui sous le nom d’île d’Orléans appelé « Isle de Bacchus » par Jacques Cartier. « En avant, Arche ! » se sont écrier ces courageux Québécois, et pionnier de la vigne. De nombreuses tentatives furent entreprises, avec la tenue d’Expo 67, puis l’arrivée de nombreux immigrants européens, le Québec accueil de plus en plus. L’Exposition universelle de Montréal en 1967 a permis aux Québec d’élargir leurs horizons en matière de gastronomie et de vin. Peu à peu, le bon  bon vin prend place à table et progresse d ‘année en année. D’où  notre belle citation choisi dans nos écrits « Le vin est a la table, ce que la fleur est au jardin. » Parmi ces artistes figuraient le talentueux Gilles Vigneault, qui est notamment l’idéateur du nom «L’Orpailleur». Sur le site Web de l’entreprise, on trouve cette citation du célèbre poète québécois : « L’Orpailleur, c’est celui qui lave les alluvions aurifères pour en extraire, par temps, science, et patience, les paillettes d’or qui s’y trouvent. » (Ici c’est le raisin)


Une notoriété bien établie le vignoble de l’Orpailleur
Municipalité de Dunham Cantons-de-l’Est.


En créant L’Orpailleur en 1982, Charles-Henri de Coussergues a constitué l’un des premiers vignobles du Québec. En compagnie de ses fidèles associés, l’entrepreneur peut maintenant se féliciter de produire plus de 300 000 bouteilles par an. Sage ou fou, selon les extrêmes rigueurs de l’hiver québécois ? Sur une période de plus de 35 ans, Charles-Henri de Coussergues a mis sur le marché une 

dizaine de produits, à savoir des vins blancs, un vin rosé, un vin rouge et un vin de glace, dont ni la popularité ni la réputation ne se démentent. Le vin de glace L’Orpailleur et la Cuvée Natashquan, notamment, ont reçu des médailles d’or au

concours Sélections mondiales. Nous, nous sommes souvent croisé, oui ! L’Orpailleur est un laboratoire et Charles-Henri de Coussergues fait honneur à la viticulture du Québec.


IIs sont fous c’est pionniers vignerons de Nouvelle-France !

Non ! Ils sont simplement têtues, persévérants et gagnants. Tel que le décrit Charles-Henri de Coussergues : « À nos débuts, on a observé que les vignes mouraient dès que le mercure atteignait -25 °C. À force d’essais, on a fini par comprendre qu’il nous fallait planter le pied de vignes dans 50 cm de terre, là où la température n’est jamais inférieure à – 7 °C. C’est ainsi qu’on a pu commencer à faire pousser nos vignes malgré le froid, et qu’on a pu démarrer L’Orpailleur. » BRAVO.


Le vigneron Charles-Henri-de-Coussergues
est un artiste complet qui s’occupe de sa vigne
et de son vin à tous leurs stades d’évolution pour
assurer le bonheur des œnophiles.


Dans l’abécédaire de notre Gazette des Œnophiles, porte parole de « l’Ordre du Mérite Œnophile », dans les débuts de notre  long parcours du Combattant, nous avions des cours et des conférences proposés par notre « Collège des Maîtres-Œnophiles » pour y expliquer « l’ivresse  ». Le vin enivre, l’homme le sait depuis toujours. Pendant des millénaires, le vertige de l’ivresse a été sacré : par lui, l’homme rejoignait les dieux. La Bible et le christianisme, au contraire, ont condamné l’ébriété : source de joie, le vin « mord comme un serpent », dès que l’on en abuse, poussant à la débauche et au crime. A la Renaissance les poètes chantent l’ivresse créatrice. Roi et prince étant souvent de grands buveurs, l’Église doit composer : elle continue de condamner l’abus de vin, mais admet le goût pour ceux de qualité. Au XVIIIe siècle, le péché d’ivresse est devenu plus véniel que mortel. Aujourd’hui, les données ont changé, non le débat. L’alcoolisme continue de tuer sur les routes et ailleurs mais, pour ses partisans, le vin de France, reste une source de joie et une marque de civilisation. Quand la qualité prime sur la quantité, le véritable danger n’est pas dans les vignes.

Pas question pour moi d’avoir le vin comme art de vivre, mais comme savoir-vivre oui. Le vin est depuis toujours une composante de la civilisation méditerranéenne. Élément de l’alimentation, fait culturel, religieux ou mythologique La consommation de vin est courante en France depuis l’Antiquité. Considéré comme 

l’ « âge d’or du vin », le XIXe siècle est marqué par l’élaboration de nouvelles techniques de vinification, l’amélioration de la qualité, de la conservation et de la distribution, qui conduisent à une progression constante et importante de la  

production et de la consommation. Le vin  de France, devient alors plus que jamais un enjeu économique, mais aussi une question culturelle, sociale et morale.

Je suis bien heureux de constater selon la publication du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation « alim’agri 1571 février 2021 ». Je cite « Les boissons vins & alcools sont les produits les plus exportés par la France ». C’est en vain que ma modeste contribution étaler sur plusieurs décennis, à apporter quelques fruits et cela continue. Soutien à la culture vini-gastronomique était notre but. Notre état d’esprit devait d’ailleurs guider le délicat travail de soutien en devenir. La culture du savoir manger et du savoir boire, n’est pas une industrie comme les autres. C’est pour nous, le cœur vibrant de notre société; nous devions affronter une multitude de nouveaux regards sur d’où l’on vient, ce que nous sommes et peut-être plus encore 

sur ce que nous voulons devenir. J’ai des tas de souvenirs heureux, associés à cette nature où j’ai passé mon enfance qui ont forgé mon caractère. Et puis, j’ai surtout la chance d’être né, sur un sol de France qui est irrigué par des rivières et des fleuves

de vin. C’est cela mon coin de pays, un vieux pays de cocagne. Pourquoi la France a-t-elle ses subtils élixirs? Pourquoi la France entre les Pyrénées, les Alpes l’Aquitaine et le Rhin, sur cet étroit territoire nous livre-t-elle cette sublime alchimie ? Réponse : les autres pays ont des terres. La France a des terroirs. Or le

terroir est l’élément métaphysique de la terre. Oui c’est à mon bon vieux pays la France que nous devons la révélation du vin unique au monde. D’ailleurs cette citation de Fernand Sieburg rend un bel hommage a nos vins. «  Les vins français sont d’une telle variété et d’une telle splendeur, que c’est presque une activité spirituelle que de les goûter. »


Carte de France vitivinicole  de notre itinéraire
120 étapes en 10 voyages


Pour mon aventure France-Québec, J’avais l’aide de 2 véritables amoureux du vin de France bien entendu. Le réputé Docteur Samuel Letendre, président des Médecins Canadiens amis des vins de France, devenu Grand Maître de « l’Ordre du Mérite Œnophile » et l’Abbé Bertrand Pomerleau, œnophile émérite, président 

des gueux du crouton, devenu notre Grand Prieur et Officier de Bouche. Moi-même avec le bel héritage de mes différents stages de la science œnophile. Tous trois nous 

partîmes, prêcher et accomplir notre long et beau pèlerinage dans la Province du Québec, et la riche découverte des vignobles de France. Notre mission-passion a été de répandre la sagesse des importantes phases du savoir-boire soit de « Mirer » « Humer » « Goûter » et « Extase ». Ce qui nous a conduit à initier en plusieurs 

séances théoriques et pratiques la connaissance des vins. Des centaines d’amoureux du vin devenu ŒNOPHILE, avec au moins un voyage dans le vignoble Français à 

la fin de la session du cours. Nous en avons accompli dix (10), bouclant ainsi un tour de France viti-vinicole  complet et avec succès.

 

Nos cours sur l’œnophilie 
Par Jean Claude Denogens et Bertrand Pomerleau


Notre habile Beauceron l’Abbé Bertrand Pomerleau, avec son carisme élégant et sage, avait négocié l’indispensable tache pour ne pas dire l’œuvre principal, d’avoir l’accueil dans les 300 centres culturels et paroisses du Québec. Ceci, en grande partie parrainé par le célèbre et réputé père Marcel de la Sablonnière. Nous avions bien entendu obtenu un permis du ministère de l’éducation du Québec, pour diffuser nos cours conférences sous l’appellation « École itinérante d’initiation au vin » fort heureusement, pour nos tournés nous pouvions compter sur les prestigieux produits de nos généreux commanditaires. 

Tuesday, May 18, 2021

LE VIN DE FRANCE, ET SA PASSION HISTORIQUE VERS LA NOUVELLE-FRANCE



«  l’homme doit au vin d’être le seul animal
à boire sans soif  »     

                                            Pline l’Ancien

« Se nourrir est un besoin, savoir manger est un art »

                                                   François Rabelais

« Le Périgord… un paradis tentateur où la gourmandise
n’est jamais punie ni déçue » 

                                                   La Mazille écrivaine
                       auteur La bonne cuisine du Périgord


« Il est bon de traiter l’amitié comme les vins et de se
méfier des mélanges »

                      Colette


Investiture du Grand Chancelier Denogens

C’était à Bordeaux (Gironde) France, Capitale mondiale des vins, le 22 janvier 1971, à la treizième heure, au 119, rue Frère, en plein cœur des Chartrons, résidence de l’ami et distingué poète écrivain-vigneron Bordelais, le docteur Jean-Max Eylaud, secrétaire général des « Médecins amis des vins de France ». Devant les bouteilles du « Clos de Terreblanque » appellation Bordeaux contrôlée en blanc et rouge, propriété du docteur Eylaud à Gornac, Gironde. Juste avant la mise à table. Un jeune Gascon qui avait fait un stage au journal quotidien « La France  », originaire du Périgord pourpre prêtait le « Serment » d’investiture de Grand Chancelier de l’ « Ordre du Mérite Œnophile ».

« Gentilhomme DENOGENS ! natif du vignoble de Gurson, au doux pays de Michel de Montaigne » s’exclama le Prince EYLAUD, issu d’une famille vigneronne installée dès 1589, donc de la 12e génération, en ligne directe du vignoble de Gornac dans l’Entre-deux-Mers girondin.

Levez la main droite et répétez après moi la brève formule qui constitue votre serment de fondation.

« Rubis ou Topaze, même délice même extase,
Non biberis diluta.
Au nom de Noé père de la vigne,
de Dionysos-Bacchus Dieu du vin,
de Saint-Vincent patron des Vignerons,
d’Ausone écrivain qui chanta les vins de Bordeaux,
de Rabelais notre Maître poète bachique,
Je jure sur la dive bouteille,
De contribuer à faire mieux comprendre l’œnophilie,
Au nom d’Apollon et des neuf Muses,
De diffuser les lettres, les Arts, la musique.
Je m’engage à faire respecter,
Les dix commandements de l’œnophile.
De me conduire en franc et fidèle Grand Chancelier,
En l’honneur de Monseigneur le vin,
Je promets d’apprécier, de faire connaître
et aimer tous les vins authentiques et honnêtes.
D’honorer et d’épauler l’activité de la gente,
Laborieuse et vaillante des vignerons ».
Amen.

Voici donc le serment que fit Jean Claude Claude DENOGENS, alors âgé de 29 printemps. Après ce serment, honorablement arrosé, le Fondateur et Grand Chancelier forma son aéropage du Grand Conseil de l’ Ordre du Mérite Œnophile  qui fut chargé de porter la bonne parole et de tenir des chapitres dans la belle Province de Québec. Les fidèles dignitaires qui l’assistèrent durant de longues années étaient le docteur Samuel LETENDRE, président des médecins Canadiens amis des vins de France, Grand Maître et l’abbé Bertrand POMERLEAU, Grand Prieur et échanson, président de Les Gueux du Croûton.

Nous avions notre très représentatif blason de « l’Ordre du Mérite Œnophile » qui est aussi un hommage à la vigne et aux vignerons. Et surtout, je savais que pour bien connaître le vin, il faut visiter la terre qui le produit.


«  Écu sur le tout à supports de vigne,
écartée au chef,
chargé à Dextre de Bacchus, dieu du vin, sur Gueule;
à Senestre d’un tastevin argent sur sable;
la pointe chargée à Dextre d’une clef or sur azur;
à Senestre de Saint-Vincent,
patron des vignerons sur Sinople. »
et pour double devise :
«  Rubis ou Topaze même Délice même Extase
Non Biberis Diluta »

S’il est un aliment chargé de symboles, c’est bien le vin ! Dans la société française où je fut élevé, le discours sur le goût est également un fait collectif de nos valeurs.

Je suis un enfant de la vigne française, je suis donc venu honnêtement avec armes et bagages, les armes France-Québec de l’Ordre du Mérite Œnophile, c’est-à-dire nos armoiries, qui m’on suivi ont été adoptées dans leur version en 1972 par un collège Héraldique. Le tout à Bordeaux, notre écu français ancien, dans sa composition est une référence bachique pour l’ensemble des vins fins de France. Il est l’image et le symbole fort de la science œnophile exercé dans cette terre latine.

Un autre symbole fort artistique, identifiant notre gazette des œnophiles De vigne en bouche; qui est assorti d’un charmant poème de notre ami écrivain-vigneron Bordelais Dr Jean-Max Eylaud.


Voilà ce que nous avons souhaité offrir à nos amis œnophiles.
L’appellation et le symbole artistique donnés à notre gazette des œnophiles De Vigne en Bouche, reflète la vigne, et le vin au fil de la liane du sarment, une Muse verre de vin en main, assise sur une barrique berceau du vin. Inspiration des nombreuses guinguettes du petit vin blanc de Nogent qui bordent la Seine où l’on peut boire le gouleyant vin, chanter et danser en plein air. Dans le V de vigne, figure un verre de vin, verre de préférence toujours avec tige et pied transparent uni blanc, dans lequel l’œnophile mire, hume et goûte le petit vin populaire sentant bon la France vitivinicole. Puis la bouteille, noble récipient de verre de formes variées, selon certaine appellation renferme le vin blanc ou le vin rouge. Vient ensuite la serpette des temps antiques, qui servait aux premiers vignerons à tailler la vigne. A rogner les gourmands, puis les sarments et enfin, à vendanger. Ce sarment travaillé et torsadé de la vigne, cet étrange arbrisseau convulsé, aux branches torses, crispé comme une mandragore, charme l’œil, et nous met en permanente admiration avec l’âme de la terre, la vigne et donne l’appellation, la symphonie et l’image artistique en quatre mots De Vigne en Bouche.

Poème de naissance de la Gazette des Œnophiles
Par le docteur Jean-Max Eylaud.
Bordeaux le 22 Janvier 1972.

De vigne en bouche ! Une naissance !
Le bourgeon qui fait le raisin
ne fait-il naître l’espérance 
de boire, un jour, verre de vin ?

Que ce journal heureux paraisse,
en vous apportant, chaque fois,
nouvelle et meilleure promesse
de quelques échos de ma voix. 

Car, va venir l’heure où l’Histoire
me comptera dans le passé…
où ne sera plus ma mémoire
que de raisin souvent pressé !

Mais que le souvenir persiste
d’un serviteur bachique, amis,
toujours dispos et jamais triste,
buvant jus de grappes choisis.


Bienvenue à Noé, Bacchus et Saint-Vincent
Par le docteur Samuel LETENDRE Grand Maître

«  En avant, Arche !» a dû s’écrier notre vénéré patriarche Noé, qui, après avoir mis cent ans à construire le fameux vaisseau, donna l’ordre de fermer toutes les issues. L’heure du déluge avait sonné. Vous savez le reste…Ce que vous avez peut-être oublié, c’est la lourde dette de reconnaissance que le genre humain a contracté envers ce patriarche avisé et vraiment œnophile, puisqu’il sauva la vigne. Certains esprits chagrins n’auront pas manqué de s’étonner, peut-être même de s’indigner, en apprenant la naissance de l’Ordre Bachique des Œnophiles. Tiens, diront-ils, encore une; cela n’a plus de sens !

Nous souvenant du vieil adage : « Bien faire et laisser braire », confions ces bilieux à l’assurance-maladie, et sachons accorder au Savoir-Boire la place de choix que sait toujours réserver tout être humain qui se prétend civilisé. Si j’ai accepté d’épauler de mes humbles connaissances et de présider ce jeune mouvement, c’est que je crois aux vertus millénaires du produit de la vigne; je crois aux propriétés physiologiques et morales du vin; je crois en son action civilisatrice et humanisante, surtout en notre siècle de matérialisme desséchant, en notre époque d’acier et de béton, où l’être humain ne semble pas réaliser qu’on est en voie d’en faire un robot. Je m’en voudrais de ne pas souligner le choix fort judicieux de l’appellation donnée à cette gazette pour œnophile « De Vigne en Bouche ! »


Samuel LETENDRE Grand Maître

N’avons-nous pas là, résumée en quatre mots, la synthèse de cette symphonie exaltante et ininterrompue de la Vigne et du Vin, dont les premières notes se jouent en « pianissimo » dans le silence du cailloutis terreux et de son cep noueux; puis, la nature aidant, sous la baguette habile de l’artiste-vigneron,  n’entendons-nous pas s’amorcer un « crescendo » qui atteindra son apothéose à la vendange si fiévreusement attendue, pour se prolonger en des accords de joyeuse reconnaissance jusqu’au moment béni où le divin nectar viendra dans toute sa noblesse s’offrir aux lèvres du dégustateur averti comme à celles du pieux amateur. Aux membres du Grand Conseil de l’Ordre à ses dévoués collaborateurs et collaboratrices, aux membres qui déjà sont des nôtres, au premier membre fondateur, Jean Claude DENOGENS, enfant de la vigne Périgorde et Bordelaise, notre Grand Chancelier et Gazetier qui des nôtres depuis septembre 1963, j’adresse mes compliments. 

Le vin de France se devait d’avoir une garde et une cour hors les murs pour défendre ses vertus et chanter ses louanges. J’offre également mes vœux à l’Abbé Bertrand POMERLEAU et aux éminents parrains de l’Ordre, le Professeur Georges PORTMANN et le docteur Jean-Max EYLAUD. Je les félicite de s’associer aux succès grandissant de notre mouvement qui se veut à la fois éducatif et humain. J’offre également mes souhaits de cordiale bienvenue aux âmes bien nées qui, résolument et de gaieté de cœur, s’enrôleront sous la bannière de Noé, de Bacchus et de Saint-Vincent sous la double devise de : « Rubis ou Topaze même Délice même Extase » « Non Biberis Diluta ».


Wednesday, April 21, 2021

MON PÈLERINAGE DES VINS DE FRANCE VERS L'ŒNOPHILIE 1/2


« Le vin de France avec sa panoplie de terroirs, 
est une potion magique,
qui à inspiré ma vision passion vineuse 
porteuse de joie vers l’œnophilie
Jean Claude Denogens
Fondateur et Grand Chancelier
 de l’Ordre du Mérite Œnophile


«  Le vin console les tristes, rajeunit les vieux, 
inspire les jeunes
et soulage les déprimés du poids de leurs soucis. »

(Lord Byron poète Anglais)

Qui suis-je, né enfant de la vigne en 1936 au « Domaine du Couderc ».Vignoble de blanc de rosé et de rouge, situé dans la commune de Saint-Martin-de-Gurson département de la Dordogne. Des traces d’habitats très anciens témoignent que ce lieu fut occupé par l’homme au cours des civilisations antérieures. Près du bourg, se trouve la fontaine du Guinot, où les druides coupaient le gui le premier jour de l’an (gui neuf), selon la légende. Autour de la commune, des vignes partout.

 

Le vin chaud, potion magique des vignerons

Le vin chaud, est une coutume aussi vieille que la civilisation du vin, elle a toujours fait partie de notre boisson emblématique de Noël et des grands froids de nos hivers. Bien sur, nous utilisons du vin rouge de préférence du terroir. D’abord dans ma jeunesse, nous consommions en priorité des produits locaux, et aussi bien entendu le vin de la propriété de mon Oncle Gilbert Barreyre du « Domaine du Couderc ». Le vin chaud donne des forces et ravigote le corps, c’est un anti-rhume et un anti-grippe . Le choix du vin : nous écartions les grands crus et les vins de premier prix. Nous options plutôt  pour un vin rouge charpenté et de soleil type, Cahors Bergerac ou Côtes du Rhône. Le secret : j’ai donc connu cette sorte de « Potion magique », car le vin pure bu dès mon jeune âge de raison 19 ans, juste avant mon départ pour le service militaire, était certainement un breuvage magique qui ma donné une force surhumaine. C’est sans aucun doute, cette « potion magique » fortifiante et tonifiante qui a soutenu ma passion, dans cette longue et interminable aventure de la science œnophile de France vers la Nouvelle-France.


Mon berçeau de naissance

Les armoiries de ma commune de naissance Saint-Martin-de-Gurson sont celles de Gaston de Grailly-Foix. seigneur de Gurson au XVe siècle, et se décrivent comme suit : « écartelé de Foix et de Béarn et brisé sur le tout d’un lambel de cinq pendant de sable chargés chacun de cinq coquilles d’argent (qui est de Grailly) ». Ces armoiries figurent dans la chapelle de Windsor en Angleterre sur la 25è stalle, du fait que Gaston de Grailly-Foix était chevalier de l’Ordre de la Jarretière, au service du roi Henri VI d’Angleterre.

En tant que vieux champion de l’œnophilie, au service et à la découverte des superbes vins de France, je ne renie pas qu’il m’a fallu emprunté un peu le superbe nez de Cyrano de Bergerac. Car c’est justement de Bergerac et son vignoble, que notre tournée des vins de France a pris son superbe départ. C’est le beau pays des bastides, où la vigne alterne parfois avec les vergers de pruniers. Le vignoble de la région de Bergerac est le plus vaste du Sud-Ouest en volume comme en surface. C’est la capitale du tabac en France et le cœur de vignoble aux noms prestigieux, Bergerac, Montravel, Pécharmant, Rosette, Saussignac et Monbazillac, la truffe, diamant noir du Périgord, le foie gras, la France à la médaille d’or grâce au Sud-Ouest, Périgord et Landes. La noix, son royaume est la Dordogne. 

Heureux les curieux, les œnophiles inspirés, les bibliophiles vineux qui possèdent mes centaines de chroniques vineuses sur papier journal. Puis, ces visiteurs amoureux de l’édition du web électronique www.devigneenbouche.org qui me suivent depuis plus de (5) cinq décennies, et grâce au juste bienfaits des bons vins de France pris avec raison opportune, qui ont conservé ma muse en éveil sur la grande toile planétaire; j’ai réuni je le crois, une œuvre originale et je l’espère plaisante envers la fine et délicate civilisation du vin dans son amour. Périgourdin sociable humble mais fier, issu d’un village vinicole de brave gens à Saint-Martin-de-Gurson (Dordogne). S’il est lent à se donner, le Périgourdin est cependant un ami fidèle, riche du sens des réalités et des devoirs à l’image de Montaigne. Lisez et retenait bien notre sage devise du Périgord :


Blason de Saint-Martin-de-Gurson


« PETRA malis, Cor amicis, hostibus ENSIS :
haec tria si fueris , PETRACORENSIS eris ».
« Une pierre pour les méchants,
un cœur pour les amis,
une épée pour les ennemis :
quand tu auras été ces trois éléments,
tu seras un Périgourdin ».

Après mes études primaires, secondaires et collégiales, j’ai du prêté main forte à Mars ( le dieu de la guerre). Appelé pour faire mon service militaire, soldat du contingent de la clase 58 1/B, de Mai 1958 à Septembre 1960 dans les troupes aéroportées avec une formation militaire exigeante j’ai participer à la guerre d’Algérie (1954-1962). Au 2e RPIma (Béret rouge) compagnie d’appui du 1er REP (Béret vert). Durant 27 mois, j’ai été envoyé de l’autre coté de la méditerranée, faire mon service et devoir militaire obligatoire, la peur au ventre. Vingt-sept mille cinq cents ne sont pas revenus. On a tous donné, notre jeunesse, et aussi la plus part leur vie, pour une guerre qui n’avait pas de nom ni de date. Ayant connu l’angoisse et la peur dans la discipline et le courage, J’y fut décoré au feu de la « Croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze ». De retour dans mon foyer Gascon, à Saint-Martin de Gurson Dordogne dans les vignes du Périgord pourpre.


Quand la chance, sourit aux audacieux

Une invitation à collaboré au journal et quotidien « La France » propriété du grand quotidien Sud-Ouest de Bordeaux, m’attendais et me commandent de m’installer dans cette grande ville Girondine. Ou pendant cinq petits mois, je fut affecté «  à la rubrique des chiens écrasés » avant de me spécialisé dans la chronique « Les plaisirs du cellier et les joies de la table ». En 1961, je fît l’heureuse rencontre du célèbre Docteur Jean-Max Eylaud. Le sociologue Dr Eylaud, croit avoir découvert en moi un futur pionnier du savoir-boire, tout indiqué pour le projet Québécois .

 Sous l’égide du poète-écrivain-vigneron Bordelais, le docteur J.M. Eylaud, il se lia durant12 ans une véritable amitié. Nous nous étions promis, de réaliser un hommage bachique aux vins de France. Instruit dans le Bordelais viti-vinicole après avoir fait un stage au laboratoire œnologique du C.I.V.R.B de Bergerac, je me retrouve par la suite très près (des robes de lies), les très sélectes familles des quais des Chartrons) pour enfin parcourir la France des autres grands vignobles. Et, faire naître l’œnophilie depuis la France sur cette terre prometteuse d’Amérique française le Québec.


« La France boit trop »

disait-on en 1960, les professionnels de la santé s’alarmé, car ce fâcheux penchant à lever le coude pèse lourd sur les individus. En France, 40.000 décès sont imputables chaque année à l’alcool. Les campagnes de prévention se multiplient donc depuis des décennies, relayées par la radio et la télévision, avec la signature très offensive de la Sécurité routière, par exemple. Avec 4000 morts par an, liées à l’alcoolisation des conducteurs. L’alcool tue, comme la drogue. Les professionnels de la viticulture, pour leur part, refuse de voir le vin assimilé à l’alcool et à la drogue. Car nous le savons bien selon Georges Duhamel «  Le vin n’est pas tout l’alcool, il en est le squelette ». les mêmes viticulteurs assurent que le vin ne tue pas, consommé avec modération. 


Professeur Georges Portmann

La consommation de vin en France a, en effet, très sensiblement diminué depuis 40 ans. Elle atteignait 130 litres par an et par adulte en 1960. On la vu avec le temps, aujourd’hui les Français boivent moins de vin, mais mieux. Un des  rares scientifiques à s’être prononcé sur la question le Docteur Serge Renaud affirme que bu avec modération, le vin a des effets bienfaisants. Le rouge étant beaucoup plus riche que le blanc en polyphénols. Le célèbre professeur Georges Portmann disait : «  Les ennemis du vin sont ceux qui ne le connaissent pas  » . Il a dit aussi « Un homme sain peut boire sans danger, en mangeant, 1gramme d’alcool-vin par Kilogramme de poids du corps et par jour ». Donc, nous amis du vin et de sa modération, on a le devoir de mieux le connaître et de le faire connaître. C’est également  Georges Portmann qui a dit : « À dose raisonnable, le bon vin est toujours l’ami du corps et de l’âme ». Et puis l’appel du grand large. En 1963, le Périgourdin-Girondin s’embarque pour le Québec et par chance travaille bientôt pour des journaux régionaux, fait des piges à droite et à gauche. Bref, il se spécialise pour des articles de bon goût. Rencontre des vignerons.


Jean Max Eylaud dans son cabinet de travail

Avoir en France, pour parrain un tel personnage lettré et médecin réputé ami du vin, m’aida  à motiver le sujet sérieux de la « science œnophile » en devenir au beau et grand pays de Nouvelle France. Une très belle idée, murie de longue date par la très réputée « Association des Médecins ami du Vin de France » Déjà, disait le Docteur Jean-Max Eylaud, « A notre époque, l’art des vignerons n’est plus seulement l’héritier du bon enseignement. Il est devenu une véritable science. De nos jours hélas ! l’homme toujours pressé, ne trouve guère le temps de lire , de sourire et de chanter pour retenir un peu du bon et du beau ». Il continua, je forme le vœu qu’une évolution tranquille, depuis la France et Bordeaux s’accomplissent en quelques décennies et consacre au pays Québécois, nos chers cousins, ces amateurs de bières le mot raffiné et triomphant « ŒNOPHILE » qui peu à peu se retrouvera souhaitons-le sur toutes les lèvres. Nous

Savions que tout temps le bon peuple de France, a été spécialement doué pour exercer ce penchant de la science œnophile. C’est la raison pour laquelle « l’Association des Médecins Amis du Vin de France », décida un certain 22 janvier 1971, jour de la fête de Saint-Vincent (patron de tous les vignerons) au 119 rue Frère à Bordeaux, domicile du Docteur Jean-Max Eylaud capitale mondiale du vin, de fonder et parrainer un ordre bachique des œnophiles : « L’ORDRE DU MÉRITE ŒNOPHILE » était né. Il fut décidé qu’au titre de fondateur j’en serais le Grand Chancelier. Cet illustre Ordre avait pour but de regrouper tous les professionnels amateurs de vin n’exerçant pas la profession médicale. Grâce à l’appui de cette prestigieuse association nationale Française, j’ai pu organiser et guider depuis le Québec 10 voyages viti-vinicoles gastronomiques Français tous couronnées de succès.


Les voyages aux sources de la vigne forme l’œnophile

En janvier 1972, naissait « La Gazette des Œnophiles  » premier feuillet de notre ordre bachique. Suivit de notre 1er site sur le web www.devigneenbouche.org . Les pèlerinages vinicoles du fondateur et Grand Chancelier Jean Claude Denogens, pouvait commencer entre la terre Québécoise, et les nombreux vignobles de France. Bien entendu, la devise de notre Gazette des Œnophiles a toujours été : « En France partout où il y a boire, il y a voir ». Sur ce point de vue nous nous sommes rendu compte que la France est très bien représenté. Je savais, qu’il faut avoir le feu sacré, car très souvent la plume ne nourrit pas son homme. 

De toute façon notre histoire bachique, et nos faits de la belle science œnophile, mis en ligne sur la toile de la planète terre seront toujours là pour révéler la vérité et les belles valeurs de la civilisation fine et délicate du vin. Dieu merci, même si ça ne paie pas gros il y en qui savent rendre à Denogens ce qui appartient à Denogens. Ce n’est pas grand chose la reconnaissance, ce n’est pas grand chose un merci, c’est en tout cas beaucoup de charité de cœur et ça fait plaisir. Par contre la France mon beau et vieux pays qui regorge de gens talentueux, la fait cette reconnaissance et ce merci. Argent ou pas, je rappelle à certains snobs, la citation véritable d’un grand et célèbre voisin Périgourdin Michel Eyquem de Montaigne le fameux auteur des  « Éssais ». « Si haut que l’on soit placé, on n’est jamais assis que sur son cul ». 

Écrire pour moi, n’est pas uniquement une question de style et de prétention. Même si une Académie des belles lettres françaises m’a déjà qualifié d’auteur d’un style fleuri. C’est aussi un acte de communication. Le vin source inépuisable, étant lui-même le plus grand des communicateurs. Je n’ai jamais été effleuré par l’ambition, de briller dans le domaine des « belles lettres » je suis tout de même ravi d’être membre élu correspondant de l’ALAP (Académie des lettres et des Arts du Périgord). 

Chers Amis du vin, au départ de mon extraordinaire carrière, je ne savais pas que je découvrirais  dans mes différents stages œnologiques et gastronomiques, que l’art de savoir manger et l’art de savoir-boire doivent toujours être en parfaite harmonie. Ce que j’ai appris, c’est que boire est une science, et un art dont nous ne soupçonnons pas  les nuances. Et ces nuances sont familières aux Français, étalé sur des siècles de dégustation miraculeusement affiné, ayant éduqué leur palais. J’ai eu l’occasion de vous en donner de beaux exemples qui semble vous avoir plu, si j’en crois les échos de nos sondages de mes nombreuses chroniques œnophiles.


Saturday, April 3, 2021

LE GAILLAC LE PLUS VIEUX VIGNOBLE DE FRANCE ET L'ORDRE DE LA DIVE BOUTEILLE


« Il y a belle lurette qu’on sait à Gaillac combien le vray vin 
a pouvoir d’emplir l’âme de toute vérité, tout savoir et philosophie. »
                                       ( François Rabelais )
« Boire est le propre de l’homme, boire vin bon et frais,
et de vin, divin on devient. »
                                       ( François Rabelais )

« Blason de la ville  de Gaillac (Tarn ) :
d’azur au coq d’or surmonté de trois
fleurs de lys du même rangées en chef »

« Vins pétillants de Gaillac qui haussez vos prétentions  aux explosions des Champagnes
 et des Saumur en mémoire de Clément Marot mort d’être poète seulement  »
( Extrait de petits Hymnes à nos grands vins
Glossaire Vineux du Docteur Eylaud )

C’est en parcourant le vignoble français, en le caressant du regard, en écoutant les vigneronnes et vignerons, ces artistes de la vigne que l’image de Gaillac nous invita à découvrir ces vins généreux et sincères. Ici le climat se situe à la croisée des courants océaniques et méditerranéen qui façonnent à chaque millésime grâce aux nombreux cépages ancestraux les styles des vins de Gaillac, dont le Mauzac qui est un modèle de fraicheur et d’équilibre. Il faut dire aussi, que nous avons été enchanté par le rire énorme de Maître François Rabelais qui retentissait jusque dans les pittoresques ruelles étroites de Gaillac. La vigne façonne les paysages.

GAILLAC est une commune française, situé dans le département du Tarn, dans la région Occitanie. Ses habitants se nomment les Gaillacois. Sa population  est 15 423. Gaillac est un des plus anciens vignobles de Gaule, il est situé au nord-est de Toulouse, sur la route qui mène à Albi, il entoure la ville de GAILLAC qui lui a donné son nom. La culture de la vigne, importée en Gaule par les Phéniciens quatre siècles avant JC, se développe dans trois principaux berceaux : la Côte-Rotie, l’Hermitage, et le Gaillacois. La présence de la vigne et son utilisation pour l’élaboration du vin se confirme à Montans

Invitation aux vins de Gaillac

Cette commune proche de Gaillac, abritait dès le IIème siècle avant JC, une grande poterie dédiée essentiellement à la fabrication d’amphores servant à transporter le vin. Gaillac est une ville que l’on découvre à travers le dédale de ses ruelles étroites bordées de maisons anciennes où la brique et le bois se mêlent avec harmonie. On a toujours aimé pantagrueliser, autour de Gaillac. L’AOC Gailllac rouge : est une valeur maitresse du vignoble On y produit actuellement un plaisant vin rouge avec une robe profonde, un nez puissant, franc de goût, ayant du corps et de la mâche, tout à fait apte au vieillissement. 

Il est dit  que les excellents rouges placent l’AOC Gaillac parmi les meilleurs vins du Sud-Ouest. Mais c’est le vin blanc qui domine et assure la réputation. Dès le XVIe siècle, quelque 150 ans avant l’invention du champagne par don Pérignon, le poète d’Oc Auger Gaillard pouvait chanter le vin effervescent de Gaillac ( il pétillait et sautait dans le verre ). 



C’est dire si l’histoire de ce vignoble est riche ! Ne fut-il pas l’une des premières régions à avoir bénéficié d’un décret d’appellation contrôlée avant la lettre, avec la charte, octroyée en 1221 par Raymond VII de Toulouse, qui protégeait l’origine des vins par le marquage obligatoire des tonneaux et l’interdiction d’importer des vendanges étrangères. Au cœur du pays albigeois, Gaillac est en fait une mosaïque de vignobles, ayant pour centre le port situé sur le Tarn. Le Gaillacois possède un heureux climat qui semble hésiter entre les influences atlantiques, méditerranéennes et montagnardes. Les cépages locaux, ceux qui ont façonné le style des vins à travers les siècles le Len de Lel, (loin de l’œil), à qui l’appellation doit une grande part de sa typicité. On sait déjà que le cépage blanc le Mauzac domine, classé cépage aromatique, il donne aux vins blancs leur caractère spécifique. On sait aussi que la fameuse Blanquette de Limoux provient du cépage Mauzac. La méthode ancestrale dite aussi méthode gaillacoise donne un vin blanc effervescent à base de Mauzac, élaboré sans ajout de liqueur et peu élevé en alcool. Un joyeux, vin que nous devrions avoir en notre SAQ, car il plaira à tous.

Le Len de Lel ( loin de l’œil ), cépage plus ancestral, que l’on retrouve que dans l’aire de Gaillac, donne au vin un bouquet subtil. La Muscadelle, le Sauvignon, l’Ondec et le Sémillon complètent cette palette de cépages  blancs.

L'Abbaye de Saint-Michel

Le vignoble de Gaillac s’étend sur les deux rives du Tarn. C’est un des ilots viticole les plus importants du Sud-Ouest. Comptant au total près de 3922 hectares en 2008 et une production de 160 000 hectolitres en 2008, où 73 communes peuvent revendiquer l’appellation Gaillac. Décret du 14 octobre 1979, AOC. D’ailleurs j’invite nos amis du vin à lire « LA BELLE HISTOIRE DES VINS DE GAILLAC » ( Source : vins-gaillac.com). Voici quelques extraits. Ainsi, huit siècles avant la création des AOC, le vignoble gaillacois était un des mieux protégés et organisés de France. Gaillac a eu un élément très atypique pour l’époque, une marque des vins est instaurée : « Les Vins du Coq  ». Utilisée depuis 1937, elle sera officiellement reconnue en 1501

Elle est sans doute la plus ancienne marque à vin du monde viticole. Les courageux vignerons gaillacois ne cessent de persévérer  pour assurer une production de qualité. Une première cave coopérative est créée  en 1903 : celle de l’abbaye Saint-Michel, une des toutes premières de France. En 1935, la création de l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine) met en confiance les vignerons gaillacois. Le 2 février 1938 les vins blancs obtiennent l’AOC. Les vins rouges, eux obtiendront le label en 1970. Le premier slogan utilisé par l’interprofession dans les années 1990 en témoigne : « Parce que les vins d’avenir ont toujours un passé ! » Ce travail constant de recherche de qualité, ancré dans l’histoire du vignoble, vient d’être à nouveau reconnu par l’INAO qui a accordé au Gaillac liquoreux en 2011, la mention « vendanges tardives ».

Confrérie de l’Ordre de la Dive Bouteille de Gaillac
Ici, les hommes ont su bâtir et préserver un des biens
les plus précieux : l’art de vivre du sud-ouest.

L’Ordre de la Dive Bouteille de Gaillac est né de l’activité de la Confrérie Albigeoise de Rabelais, fondée le 2 janvier 1947, dans les salons de l’hostellerie du Grand Saint-Antoine, qui

depuis Louis XV réjouit  les gastronomes et le œnophiles du pays, notamment avec le pâtés de foie gras, gimbettes petits gâteaux sec et petits jeannots, biscuit parfumé à l’anis spécialités d’Albi. L’un des buts de la Confrérie était de grouper les esprits cultivés amis de RABELAIS, d’encourager les recherches sur son œuvre immense, humaine, autant que morale et humoristique, de faire mieux connaître l’auteur de Gargantua et Pantagruel. Le vin, dans la culture occidentale, et un exemple parfait réunissant, histoire, mémoire collective et convivialité. Un voyage sensoriel qui vous invitera à la découverte de leurs cépages, pour la plupart uniques au monde : Braucol, Duras, Prunelart, mauzac, Loin de L’œil , Ondenc…


« Le Gaillac : qu’es aquo ?
Un vignoble millénaire,
Un terroir à nul autre pareil,
Des cépages spécifiques
Des vins AOP authentiques,
Se révélant dans toute les couleurs,
A l’image des vigneronnes et des vignerons
Subtils et délicats pour les blancs,
Robustes et chaleureux pour les rouges »

Henri Plageoles Grand Chancelier

L’esprit de Rabelais reste vivant et chaque membre de l’Ordre 
a le désir de suivre les préceptes du Grand Maître :
Bien manger, Bien boire, Mais surtout. Boire bon.
Parce que les vins d’avenir ont toujours un passé… »
Telle est la devise de Gaillac, vignoble millénaire, 
Un des plus anciens de France.

Le Grand Conseil de la Dive Bouteille de Gaillac

Notons que la tenue des dignitaires de la Dive Bouteille de Gaillac est
celle que portait Rabelais quand il enseignait la médecine à Montpellier.
Robe de velours rouge à parements noirs. 
Bonnet de velours rouge à trois pointes noires.
Insigne. Cordon rouge et noir auquel est attaché un
« bronze » représentant la Dive Bouteille.

Contact : Henri Plageoles Grand Chancelier
Courriel : henri.plageoles@wanadoo.fr
Site : www.divegaillac.fr