Wednesday, May 26, 2021

BIENVENUE À NOÉ, BACCHUS, SAINT-VINCENT ET L'ORDRE DU MÉRITE ŒNOPHILE EN NOUVELLE FRANCE. LE GRAND CHANCELIER JEAN CLAUDE DENOGENS


« La France touristique gastronomique,
        ses châteaux, ses églises, ses mille paysages
        de vignobles constituent un pays rassurant. »

                                         Jean Claude Denogens

« Tout être humain, homme ou femme, a dans son palais
              un œnophile qui sommeille. Il ne tient qu’à vous de le réveiller. »

                          Pierre Andrieu


Bien qu’elle soit toujours en évolution, la jeune histoire vitivinicole du Québec progresse fièrement.
1535, en arrivant par le fleuve Saint-Laurent, les premiers explorateurs et colons français découvrent la présence de vignes sauvages, « la vitis riparia ». Cet endroit est connu aujourd’hui sous le nom d’île d’Orléans appelé « Isle de Bacchus » par Jacques Cartier. « En avant, Arche ! » se sont écrier ces courageux Québécois, et pionnier de la vigne. De nombreuses tentatives furent entreprises, avec la tenue d’Expo 67, puis l’arrivée de nombreux immigrants européens, le Québec accueil de plus en plus. L’Exposition universelle de Montréal en 1967 a permis aux Québec d’élargir leurs horizons en matière de gastronomie et de vin. Peu à peu, le bon  bon vin prend place à table et progresse d ‘année en année. D’où  notre belle citation choisi dans nos écrits « Le vin est a la table, ce que la fleur est au jardin. » Parmi ces artistes figuraient le talentueux Gilles Vigneault, qui est notamment l’idéateur du nom «L’Orpailleur». Sur le site Web de l’entreprise, on trouve cette citation du célèbre poète québécois : « L’Orpailleur, c’est celui qui lave les alluvions aurifères pour en extraire, par temps, science, et patience, les paillettes d’or qui s’y trouvent. » (Ici c’est le raisin)


Une notoriété bien établie le vignoble de l’Orpailleur
Municipalité de Dunham Cantons-de-l’Est.


En créant L’Orpailleur en 1982, Charles-Henri de Coussergues a constitué l’un des premiers vignobles du Québec. En compagnie de ses fidèles associés, l’entrepreneur peut maintenant se féliciter de produire plus de 300 000 bouteilles par an. Sage ou fou, selon les extrêmes rigueurs de l’hiver québécois ? Sur une période de plus de 35 ans, Charles-Henri de Coussergues a mis sur le marché une 

dizaine de produits, à savoir des vins blancs, un vin rosé, un vin rouge et un vin de glace, dont ni la popularité ni la réputation ne se démentent. Le vin de glace L’Orpailleur et la Cuvée Natashquan, notamment, ont reçu des médailles d’or au

concours Sélections mondiales. Nous, nous sommes souvent croisé, oui ! L’Orpailleur est un laboratoire et Charles-Henri de Coussergues fait honneur à la viticulture du Québec.


IIs sont fous c’est pionniers vignerons de Nouvelle-France !

Non ! Ils sont simplement têtues, persévérants et gagnants. Tel que le décrit Charles-Henri de Coussergues : « À nos débuts, on a observé que les vignes mouraient dès que le mercure atteignait -25 °C. À force d’essais, on a fini par comprendre qu’il nous fallait planter le pied de vignes dans 50 cm de terre, là où la température n’est jamais inférieure à – 7 °C. C’est ainsi qu’on a pu commencer à faire pousser nos vignes malgré le froid, et qu’on a pu démarrer L’Orpailleur. » BRAVO.


Le vigneron Charles-Henri-de-Coussergues
est un artiste complet qui s’occupe de sa vigne
et de son vin à tous leurs stades d’évolution pour
assurer le bonheur des œnophiles.


Dans l’abécédaire de notre Gazette des Œnophiles, porte parole de « l’Ordre du Mérite Œnophile », dans les débuts de notre  long parcours du Combattant, nous avions des cours et des conférences proposés par notre « Collège des Maîtres-Œnophiles » pour y expliquer « l’ivresse  ». Le vin enivre, l’homme le sait depuis toujours. Pendant des millénaires, le vertige de l’ivresse a été sacré : par lui, l’homme rejoignait les dieux. La Bible et le christianisme, au contraire, ont condamné l’ébriété : source de joie, le vin « mord comme un serpent », dès que l’on en abuse, poussant à la débauche et au crime. A la Renaissance les poètes chantent l’ivresse créatrice. Roi et prince étant souvent de grands buveurs, l’Église doit composer : elle continue de condamner l’abus de vin, mais admet le goût pour ceux de qualité. Au XVIIIe siècle, le péché d’ivresse est devenu plus véniel que mortel. Aujourd’hui, les données ont changé, non le débat. L’alcoolisme continue de tuer sur les routes et ailleurs mais, pour ses partisans, le vin de France, reste une source de joie et une marque de civilisation. Quand la qualité prime sur la quantité, le véritable danger n’est pas dans les vignes.

Pas question pour moi d’avoir le vin comme art de vivre, mais comme savoir-vivre oui. Le vin est depuis toujours une composante de la civilisation méditerranéenne. Élément de l’alimentation, fait culturel, religieux ou mythologique La consommation de vin est courante en France depuis l’Antiquité. Considéré comme 

l’ « âge d’or du vin », le XIXe siècle est marqué par l’élaboration de nouvelles techniques de vinification, l’amélioration de la qualité, de la conservation et de la distribution, qui conduisent à une progression constante et importante de la  

production et de la consommation. Le vin  de France, devient alors plus que jamais un enjeu économique, mais aussi une question culturelle, sociale et morale.

Je suis bien heureux de constater selon la publication du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation « alim’agri 1571 février 2021 ». Je cite « Les boissons vins & alcools sont les produits les plus exportés par la France ». C’est en vain que ma modeste contribution étaler sur plusieurs décennis, à apporter quelques fruits et cela continue. Soutien à la culture vini-gastronomique était notre but. Notre état d’esprit devait d’ailleurs guider le délicat travail de soutien en devenir. La culture du savoir manger et du savoir boire, n’est pas une industrie comme les autres. C’est pour nous, le cœur vibrant de notre société; nous devions affronter une multitude de nouveaux regards sur d’où l’on vient, ce que nous sommes et peut-être plus encore 

sur ce que nous voulons devenir. J’ai des tas de souvenirs heureux, associés à cette nature où j’ai passé mon enfance qui ont forgé mon caractère. Et puis, j’ai surtout la chance d’être né, sur un sol de France qui est irrigué par des rivières et des fleuves

de vin. C’est cela mon coin de pays, un vieux pays de cocagne. Pourquoi la France a-t-elle ses subtils élixirs? Pourquoi la France entre les Pyrénées, les Alpes l’Aquitaine et le Rhin, sur cet étroit territoire nous livre-t-elle cette sublime alchimie ? Réponse : les autres pays ont des terres. La France a des terroirs. Or le

terroir est l’élément métaphysique de la terre. Oui c’est à mon bon vieux pays la France que nous devons la révélation du vin unique au monde. D’ailleurs cette citation de Fernand Sieburg rend un bel hommage a nos vins. «  Les vins français sont d’une telle variété et d’une telle splendeur, que c’est presque une activité spirituelle que de les goûter. »


Carte de France vitivinicole  de notre itinéraire
120 étapes en 10 voyages


Pour mon aventure France-Québec, J’avais l’aide de 2 véritables amoureux du vin de France bien entendu. Le réputé Docteur Samuel Letendre, président des Médecins Canadiens amis des vins de France, devenu Grand Maître de « l’Ordre du Mérite Œnophile » et l’Abbé Bertrand Pomerleau, œnophile émérite, président 

des gueux du crouton, devenu notre Grand Prieur et Officier de Bouche. Moi-même avec le bel héritage de mes différents stages de la science œnophile. Tous trois nous 

partîmes, prêcher et accomplir notre long et beau pèlerinage dans la Province du Québec, et la riche découverte des vignobles de France. Notre mission-passion a été de répandre la sagesse des importantes phases du savoir-boire soit de « Mirer » « Humer » « Goûter » et « Extase ». Ce qui nous a conduit à initier en plusieurs 

séances théoriques et pratiques la connaissance des vins. Des centaines d’amoureux du vin devenu ŒNOPHILE, avec au moins un voyage dans le vignoble Français à 

la fin de la session du cours. Nous en avons accompli dix (10), bouclant ainsi un tour de France viti-vinicole  complet et avec succès.

 

Nos cours sur l’œnophilie 
Par Jean Claude Denogens et Bertrand Pomerleau


Notre habile Beauceron l’Abbé Bertrand Pomerleau, avec son carisme élégant et sage, avait négocié l’indispensable tache pour ne pas dire l’œuvre principal, d’avoir l’accueil dans les 300 centres culturels et paroisses du Québec. Ceci, en grande partie parrainé par le célèbre et réputé père Marcel de la Sablonnière. Nous avions bien entendu obtenu un permis du ministère de l’éducation du Québec, pour diffuser nos cours conférences sous l’appellation « École itinérante d’initiation au vin » fort heureusement, pour nos tournés nous pouvions compter sur les prestigieux produits de nos généreux commanditaires. 

Tuesday, May 18, 2021

LE VIN DE FRANCE, ET SA PASSION HISTORIQUE VERS LA NOUVELLE-FRANCE



«  l’homme doit au vin d’être le seul animal
à boire sans soif  »     

                                            Pline l’Ancien

« Se nourrir est un besoin, savoir manger est un art »

                                                   François Rabelais

« Le Périgord… un paradis tentateur où la gourmandise
n’est jamais punie ni déçue » 

                                                   La Mazille écrivaine
                       auteur La bonne cuisine du Périgord


« Il est bon de traiter l’amitié comme les vins et de se
méfier des mélanges »

                      Colette


Investiture du Grand Chancelier Denogens

C’était à Bordeaux (Gironde) France, Capitale mondiale des vins, le 22 janvier 1971, à la treizième heure, au 119, rue Frère, en plein cœur des Chartrons, résidence de l’ami et distingué poète écrivain-vigneron Bordelais, le docteur Jean-Max Eylaud, secrétaire général des « Médecins amis des vins de France ». Devant les bouteilles du « Clos de Terreblanque » appellation Bordeaux contrôlée en blanc et rouge, propriété du docteur Eylaud à Gornac, Gironde. Juste avant la mise à table. Un jeune Gascon qui avait fait un stage au journal quotidien « La France  », originaire du Périgord pourpre prêtait le « Serment » d’investiture de Grand Chancelier de l’ « Ordre du Mérite Œnophile ».

« Gentilhomme DENOGENS ! natif du vignoble de Gurson, au doux pays de Michel de Montaigne » s’exclama le Prince EYLAUD, issu d’une famille vigneronne installée dès 1589, donc de la 12e génération, en ligne directe du vignoble de Gornac dans l’Entre-deux-Mers girondin.

Levez la main droite et répétez après moi la brève formule qui constitue votre serment de fondation.

« Rubis ou Topaze, même délice même extase,
Non biberis diluta.
Au nom de Noé père de la vigne,
de Dionysos-Bacchus Dieu du vin,
de Saint-Vincent patron des Vignerons,
d’Ausone écrivain qui chanta les vins de Bordeaux,
de Rabelais notre Maître poète bachique,
Je jure sur la dive bouteille,
De contribuer à faire mieux comprendre l’œnophilie,
Au nom d’Apollon et des neuf Muses,
De diffuser les lettres, les Arts, la musique.
Je m’engage à faire respecter,
Les dix commandements de l’œnophile.
De me conduire en franc et fidèle Grand Chancelier,
En l’honneur de Monseigneur le vin,
Je promets d’apprécier, de faire connaître
et aimer tous les vins authentiques et honnêtes.
D’honorer et d’épauler l’activité de la gente,
Laborieuse et vaillante des vignerons ».
Amen.

Voici donc le serment que fit Jean Claude Claude DENOGENS, alors âgé de 29 printemps. Après ce serment, honorablement arrosé, le Fondateur et Grand Chancelier forma son aéropage du Grand Conseil de l’ Ordre du Mérite Œnophile  qui fut chargé de porter la bonne parole et de tenir des chapitres dans la belle Province de Québec. Les fidèles dignitaires qui l’assistèrent durant de longues années étaient le docteur Samuel LETENDRE, président des médecins Canadiens amis des vins de France, Grand Maître et l’abbé Bertrand POMERLEAU, Grand Prieur et échanson, président de Les Gueux du Croûton.

Nous avions notre très représentatif blason de « l’Ordre du Mérite Œnophile » qui est aussi un hommage à la vigne et aux vignerons. Et surtout, je savais que pour bien connaître le vin, il faut visiter la terre qui le produit.


«  Écu sur le tout à supports de vigne,
écartée au chef,
chargé à Dextre de Bacchus, dieu du vin, sur Gueule;
à Senestre d’un tastevin argent sur sable;
la pointe chargée à Dextre d’une clef or sur azur;
à Senestre de Saint-Vincent,
patron des vignerons sur Sinople. »
et pour double devise :
«  Rubis ou Topaze même Délice même Extase
Non Biberis Diluta »

S’il est un aliment chargé de symboles, c’est bien le vin ! Dans la société française où je fut élevé, le discours sur le goût est également un fait collectif de nos valeurs.

Je suis un enfant de la vigne française, je suis donc venu honnêtement avec armes et bagages, les armes France-Québec de l’Ordre du Mérite Œnophile, c’est-à-dire nos armoiries, qui m’on suivi ont été adoptées dans leur version en 1972 par un collège Héraldique. Le tout à Bordeaux, notre écu français ancien, dans sa composition est une référence bachique pour l’ensemble des vins fins de France. Il est l’image et le symbole fort de la science œnophile exercé dans cette terre latine.

Un autre symbole fort artistique, identifiant notre gazette des œnophiles De vigne en bouche; qui est assorti d’un charmant poème de notre ami écrivain-vigneron Bordelais Dr Jean-Max Eylaud.


Voilà ce que nous avons souhaité offrir à nos amis œnophiles.
L’appellation et le symbole artistique donnés à notre gazette des œnophiles De Vigne en Bouche, reflète la vigne, et le vin au fil de la liane du sarment, une Muse verre de vin en main, assise sur une barrique berceau du vin. Inspiration des nombreuses guinguettes du petit vin blanc de Nogent qui bordent la Seine où l’on peut boire le gouleyant vin, chanter et danser en plein air. Dans le V de vigne, figure un verre de vin, verre de préférence toujours avec tige et pied transparent uni blanc, dans lequel l’œnophile mire, hume et goûte le petit vin populaire sentant bon la France vitivinicole. Puis la bouteille, noble récipient de verre de formes variées, selon certaine appellation renferme le vin blanc ou le vin rouge. Vient ensuite la serpette des temps antiques, qui servait aux premiers vignerons à tailler la vigne. A rogner les gourmands, puis les sarments et enfin, à vendanger. Ce sarment travaillé et torsadé de la vigne, cet étrange arbrisseau convulsé, aux branches torses, crispé comme une mandragore, charme l’œil, et nous met en permanente admiration avec l’âme de la terre, la vigne et donne l’appellation, la symphonie et l’image artistique en quatre mots De Vigne en Bouche.

Poème de naissance de la Gazette des Œnophiles
Par le docteur Jean-Max Eylaud.
Bordeaux le 22 Janvier 1972.

De vigne en bouche ! Une naissance !
Le bourgeon qui fait le raisin
ne fait-il naître l’espérance 
de boire, un jour, verre de vin ?

Que ce journal heureux paraisse,
en vous apportant, chaque fois,
nouvelle et meilleure promesse
de quelques échos de ma voix. 

Car, va venir l’heure où l’Histoire
me comptera dans le passé…
où ne sera plus ma mémoire
que de raisin souvent pressé !

Mais que le souvenir persiste
d’un serviteur bachique, amis,
toujours dispos et jamais triste,
buvant jus de grappes choisis.


Bienvenue à Noé, Bacchus et Saint-Vincent
Par le docteur Samuel LETENDRE Grand Maître

«  En avant, Arche !» a dû s’écrier notre vénéré patriarche Noé, qui, après avoir mis cent ans à construire le fameux vaisseau, donna l’ordre de fermer toutes les issues. L’heure du déluge avait sonné. Vous savez le reste…Ce que vous avez peut-être oublié, c’est la lourde dette de reconnaissance que le genre humain a contracté envers ce patriarche avisé et vraiment œnophile, puisqu’il sauva la vigne. Certains esprits chagrins n’auront pas manqué de s’étonner, peut-être même de s’indigner, en apprenant la naissance de l’Ordre Bachique des Œnophiles. Tiens, diront-ils, encore une; cela n’a plus de sens !

Nous souvenant du vieil adage : « Bien faire et laisser braire », confions ces bilieux à l’assurance-maladie, et sachons accorder au Savoir-Boire la place de choix que sait toujours réserver tout être humain qui se prétend civilisé. Si j’ai accepté d’épauler de mes humbles connaissances et de présider ce jeune mouvement, c’est que je crois aux vertus millénaires du produit de la vigne; je crois aux propriétés physiologiques et morales du vin; je crois en son action civilisatrice et humanisante, surtout en notre siècle de matérialisme desséchant, en notre époque d’acier et de béton, où l’être humain ne semble pas réaliser qu’on est en voie d’en faire un robot. Je m’en voudrais de ne pas souligner le choix fort judicieux de l’appellation donnée à cette gazette pour œnophile « De Vigne en Bouche ! »


Samuel LETENDRE Grand Maître

N’avons-nous pas là, résumée en quatre mots, la synthèse de cette symphonie exaltante et ininterrompue de la Vigne et du Vin, dont les premières notes se jouent en « pianissimo » dans le silence du cailloutis terreux et de son cep noueux; puis, la nature aidant, sous la baguette habile de l’artiste-vigneron,  n’entendons-nous pas s’amorcer un « crescendo » qui atteindra son apothéose à la vendange si fiévreusement attendue, pour se prolonger en des accords de joyeuse reconnaissance jusqu’au moment béni où le divin nectar viendra dans toute sa noblesse s’offrir aux lèvres du dégustateur averti comme à celles du pieux amateur. Aux membres du Grand Conseil de l’Ordre à ses dévoués collaborateurs et collaboratrices, aux membres qui déjà sont des nôtres, au premier membre fondateur, Jean Claude DENOGENS, enfant de la vigne Périgorde et Bordelaise, notre Grand Chancelier et Gazetier qui des nôtres depuis septembre 1963, j’adresse mes compliments. 

Le vin de France se devait d’avoir une garde et une cour hors les murs pour défendre ses vertus et chanter ses louanges. J’offre également mes vœux à l’Abbé Bertrand POMERLEAU et aux éminents parrains de l’Ordre, le Professeur Georges PORTMANN et le docteur Jean-Max EYLAUD. Je les félicite de s’associer aux succès grandissant de notre mouvement qui se veut à la fois éducatif et humain. J’offre également mes souhaits de cordiale bienvenue aux âmes bien nées qui, résolument et de gaieté de cœur, s’enrôleront sous la bannière de Noé, de Bacchus et de Saint-Vincent sous la double devise de : « Rubis ou Topaze même Délice même Extase » « Non Biberis Diluta ».


Wednesday, April 21, 2021

MON PÈLERINAGE DES VINS DE FRANCE VERS L'ŒNOPHILIE 1/2


« Le vin de France avec sa panoplie de terroirs, 
est une potion magique,
qui à inspiré ma vision passion vineuse 
porteuse de joie vers l’œnophilie
Jean Claude Denogens
Fondateur et Grand Chancelier
 de l’Ordre du Mérite Œnophile


«  Le vin console les tristes, rajeunit les vieux, 
inspire les jeunes
et soulage les déprimés du poids de leurs soucis. »

(Lord Byron poète Anglais)

Qui suis-je, né enfant de la vigne en 1936 au « Domaine du Couderc ».Vignoble de blanc de rosé et de rouge, situé dans la commune de Saint-Martin-de-Gurson département de la Dordogne. Des traces d’habitats très anciens témoignent que ce lieu fut occupé par l’homme au cours des civilisations antérieures. Près du bourg, se trouve la fontaine du Guinot, où les druides coupaient le gui le premier jour de l’an (gui neuf), selon la légende. Autour de la commune, des vignes partout.

 

Le vin chaud, potion magique des vignerons

Le vin chaud, est une coutume aussi vieille que la civilisation du vin, elle a toujours fait partie de notre boisson emblématique de Noël et des grands froids de nos hivers. Bien sur, nous utilisons du vin rouge de préférence du terroir. D’abord dans ma jeunesse, nous consommions en priorité des produits locaux, et aussi bien entendu le vin de la propriété de mon Oncle Gilbert Barreyre du « Domaine du Couderc ». Le vin chaud donne des forces et ravigote le corps, c’est un anti-rhume et un anti-grippe . Le choix du vin : nous écartions les grands crus et les vins de premier prix. Nous options plutôt  pour un vin rouge charpenté et de soleil type, Cahors Bergerac ou Côtes du Rhône. Le secret : j’ai donc connu cette sorte de « Potion magique », car le vin pure bu dès mon jeune âge de raison 19 ans, juste avant mon départ pour le service militaire, était certainement un breuvage magique qui ma donné une force surhumaine. C’est sans aucun doute, cette « potion magique » fortifiante et tonifiante qui a soutenu ma passion, dans cette longue et interminable aventure de la science œnophile de France vers la Nouvelle-France.


Mon berçeau de naissance

Les armoiries de ma commune de naissance Saint-Martin-de-Gurson sont celles de Gaston de Grailly-Foix. seigneur de Gurson au XVe siècle, et se décrivent comme suit : « écartelé de Foix et de Béarn et brisé sur le tout d’un lambel de cinq pendant de sable chargés chacun de cinq coquilles d’argent (qui est de Grailly) ». Ces armoiries figurent dans la chapelle de Windsor en Angleterre sur la 25è stalle, du fait que Gaston de Grailly-Foix était chevalier de l’Ordre de la Jarretière, au service du roi Henri VI d’Angleterre.

En tant que vieux champion de l’œnophilie, au service et à la découverte des superbes vins de France, je ne renie pas qu’il m’a fallu emprunté un peu le superbe nez de Cyrano de Bergerac. Car c’est justement de Bergerac et son vignoble, que notre tournée des vins de France a pris son superbe départ. C’est le beau pays des bastides, où la vigne alterne parfois avec les vergers de pruniers. Le vignoble de la région de Bergerac est le plus vaste du Sud-Ouest en volume comme en surface. C’est la capitale du tabac en France et le cœur de vignoble aux noms prestigieux, Bergerac, Montravel, Pécharmant, Rosette, Saussignac et Monbazillac, la truffe, diamant noir du Périgord, le foie gras, la France à la médaille d’or grâce au Sud-Ouest, Périgord et Landes. La noix, son royaume est la Dordogne. 

Heureux les curieux, les œnophiles inspirés, les bibliophiles vineux qui possèdent mes centaines de chroniques vineuses sur papier journal. Puis, ces visiteurs amoureux de l’édition du web électronique www.devigneenbouche.org qui me suivent depuis plus de (5) cinq décennies, et grâce au juste bienfaits des bons vins de France pris avec raison opportune, qui ont conservé ma muse en éveil sur la grande toile planétaire; j’ai réuni je le crois, une œuvre originale et je l’espère plaisante envers la fine et délicate civilisation du vin dans son amour. Périgourdin sociable humble mais fier, issu d’un village vinicole de brave gens à Saint-Martin-de-Gurson (Dordogne). S’il est lent à se donner, le Périgourdin est cependant un ami fidèle, riche du sens des réalités et des devoirs à l’image de Montaigne. Lisez et retenait bien notre sage devise du Périgord :


Blason de Saint-Martin-de-Gurson


« PETRA malis, Cor amicis, hostibus ENSIS :
haec tria si fueris , PETRACORENSIS eris ».
« Une pierre pour les méchants,
un cœur pour les amis,
une épée pour les ennemis :
quand tu auras été ces trois éléments,
tu seras un Périgourdin ».

Après mes études primaires, secondaires et collégiales, j’ai du prêté main forte à Mars ( le dieu de la guerre). Appelé pour faire mon service militaire, soldat du contingent de la clase 58 1/B, de Mai 1958 à Septembre 1960 dans les troupes aéroportées avec une formation militaire exigeante j’ai participer à la guerre d’Algérie (1954-1962). Au 2e RPIma (Béret rouge) compagnie d’appui du 1er REP (Béret vert). Durant 27 mois, j’ai été envoyé de l’autre coté de la méditerranée, faire mon service et devoir militaire obligatoire, la peur au ventre. Vingt-sept mille cinq cents ne sont pas revenus. On a tous donné, notre jeunesse, et aussi la plus part leur vie, pour une guerre qui n’avait pas de nom ni de date. Ayant connu l’angoisse et la peur dans la discipline et le courage, J’y fut décoré au feu de la « Croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze ». De retour dans mon foyer Gascon, à Saint-Martin de Gurson Dordogne dans les vignes du Périgord pourpre.


Quand la chance, sourit aux audacieux

Une invitation à collaboré au journal et quotidien « La France » propriété du grand quotidien Sud-Ouest de Bordeaux, m’attendais et me commandent de m’installer dans cette grande ville Girondine. Ou pendant cinq petits mois, je fut affecté «  à la rubrique des chiens écrasés » avant de me spécialisé dans la chronique « Les plaisirs du cellier et les joies de la table ». En 1961, je fît l’heureuse rencontre du célèbre Docteur Jean-Max Eylaud. Le sociologue Dr Eylaud, croit avoir découvert en moi un futur pionnier du savoir-boire, tout indiqué pour le projet Québécois .

 Sous l’égide du poète-écrivain-vigneron Bordelais, le docteur J.M. Eylaud, il se lia durant12 ans une véritable amitié. Nous nous étions promis, de réaliser un hommage bachique aux vins de France. Instruit dans le Bordelais viti-vinicole après avoir fait un stage au laboratoire œnologique du C.I.V.R.B de Bergerac, je me retrouve par la suite très près (des robes de lies), les très sélectes familles des quais des Chartrons) pour enfin parcourir la France des autres grands vignobles. Et, faire naître l’œnophilie depuis la France sur cette terre prometteuse d’Amérique française le Québec.


« La France boit trop »

disait-on en 1960, les professionnels de la santé s’alarmé, car ce fâcheux penchant à lever le coude pèse lourd sur les individus. En France, 40.000 décès sont imputables chaque année à l’alcool. Les campagnes de prévention se multiplient donc depuis des décennies, relayées par la radio et la télévision, avec la signature très offensive de la Sécurité routière, par exemple. Avec 4000 morts par an, liées à l’alcoolisation des conducteurs. L’alcool tue, comme la drogue. Les professionnels de la viticulture, pour leur part, refuse de voir le vin assimilé à l’alcool et à la drogue. Car nous le savons bien selon Georges Duhamel «  Le vin n’est pas tout l’alcool, il en est le squelette ». les mêmes viticulteurs assurent que le vin ne tue pas, consommé avec modération. 


Professeur Georges Portmann

La consommation de vin en France a, en effet, très sensiblement diminué depuis 40 ans. Elle atteignait 130 litres par an et par adulte en 1960. On la vu avec le temps, aujourd’hui les Français boivent moins de vin, mais mieux. Un des  rares scientifiques à s’être prononcé sur la question le Docteur Serge Renaud affirme que bu avec modération, le vin a des effets bienfaisants. Le rouge étant beaucoup plus riche que le blanc en polyphénols. Le célèbre professeur Georges Portmann disait : «  Les ennemis du vin sont ceux qui ne le connaissent pas  » . Il a dit aussi « Un homme sain peut boire sans danger, en mangeant, 1gramme d’alcool-vin par Kilogramme de poids du corps et par jour ». Donc, nous amis du vin et de sa modération, on a le devoir de mieux le connaître et de le faire connaître. C’est également  Georges Portmann qui a dit : « À dose raisonnable, le bon vin est toujours l’ami du corps et de l’âme ». Et puis l’appel du grand large. En 1963, le Périgourdin-Girondin s’embarque pour le Québec et par chance travaille bientôt pour des journaux régionaux, fait des piges à droite et à gauche. Bref, il se spécialise pour des articles de bon goût. Rencontre des vignerons.


Jean Max Eylaud dans son cabinet de travail

Avoir en France, pour parrain un tel personnage lettré et médecin réputé ami du vin, m’aida  à motiver le sujet sérieux de la « science œnophile » en devenir au beau et grand pays de Nouvelle France. Une très belle idée, murie de longue date par la très réputée « Association des Médecins ami du Vin de France » Déjà, disait le Docteur Jean-Max Eylaud, « A notre époque, l’art des vignerons n’est plus seulement l’héritier du bon enseignement. Il est devenu une véritable science. De nos jours hélas ! l’homme toujours pressé, ne trouve guère le temps de lire , de sourire et de chanter pour retenir un peu du bon et du beau ». Il continua, je forme le vœu qu’une évolution tranquille, depuis la France et Bordeaux s’accomplissent en quelques décennies et consacre au pays Québécois, nos chers cousins, ces amateurs de bières le mot raffiné et triomphant « ŒNOPHILE » qui peu à peu se retrouvera souhaitons-le sur toutes les lèvres. Nous

Savions que tout temps le bon peuple de France, a été spécialement doué pour exercer ce penchant de la science œnophile. C’est la raison pour laquelle « l’Association des Médecins Amis du Vin de France », décida un certain 22 janvier 1971, jour de la fête de Saint-Vincent (patron de tous les vignerons) au 119 rue Frère à Bordeaux, domicile du Docteur Jean-Max Eylaud capitale mondiale du vin, de fonder et parrainer un ordre bachique des œnophiles : « L’ORDRE DU MÉRITE ŒNOPHILE » était né. Il fut décidé qu’au titre de fondateur j’en serais le Grand Chancelier. Cet illustre Ordre avait pour but de regrouper tous les professionnels amateurs de vin n’exerçant pas la profession médicale. Grâce à l’appui de cette prestigieuse association nationale Française, j’ai pu organiser et guider depuis le Québec 10 voyages viti-vinicoles gastronomiques Français tous couronnées de succès.


Les voyages aux sources de la vigne forme l’œnophile

En janvier 1972, naissait « La Gazette des Œnophiles  » premier feuillet de notre ordre bachique. Suivit de notre 1er site sur le web www.devigneenbouche.org . Les pèlerinages vinicoles du fondateur et Grand Chancelier Jean Claude Denogens, pouvait commencer entre la terre Québécoise, et les nombreux vignobles de France. Bien entendu, la devise de notre Gazette des Œnophiles a toujours été : « En France partout où il y a boire, il y a voir ». Sur ce point de vue nous nous sommes rendu compte que la France est très bien représenté. Je savais, qu’il faut avoir le feu sacré, car très souvent la plume ne nourrit pas son homme. 

De toute façon notre histoire bachique, et nos faits de la belle science œnophile, mis en ligne sur la toile de la planète terre seront toujours là pour révéler la vérité et les belles valeurs de la civilisation fine et délicate du vin. Dieu merci, même si ça ne paie pas gros il y en qui savent rendre à Denogens ce qui appartient à Denogens. Ce n’est pas grand chose la reconnaissance, ce n’est pas grand chose un merci, c’est en tout cas beaucoup de charité de cœur et ça fait plaisir. Par contre la France mon beau et vieux pays qui regorge de gens talentueux, la fait cette reconnaissance et ce merci. Argent ou pas, je rappelle à certains snobs, la citation véritable d’un grand et célèbre voisin Périgourdin Michel Eyquem de Montaigne le fameux auteur des  « Éssais ». « Si haut que l’on soit placé, on n’est jamais assis que sur son cul ». 

Écrire pour moi, n’est pas uniquement une question de style et de prétention. Même si une Académie des belles lettres françaises m’a déjà qualifié d’auteur d’un style fleuri. C’est aussi un acte de communication. Le vin source inépuisable, étant lui-même le plus grand des communicateurs. Je n’ai jamais été effleuré par l’ambition, de briller dans le domaine des « belles lettres » je suis tout de même ravi d’être membre élu correspondant de l’ALAP (Académie des lettres et des Arts du Périgord). 

Chers Amis du vin, au départ de mon extraordinaire carrière, je ne savais pas que je découvrirais  dans mes différents stages œnologiques et gastronomiques, que l’art de savoir manger et l’art de savoir-boire doivent toujours être en parfaite harmonie. Ce que j’ai appris, c’est que boire est une science, et un art dont nous ne soupçonnons pas  les nuances. Et ces nuances sont familières aux Français, étalé sur des siècles de dégustation miraculeusement affiné, ayant éduqué leur palais. J’ai eu l’occasion de vous en donner de beaux exemples qui semble vous avoir plu, si j’en crois les échos de nos sondages de mes nombreuses chroniques œnophiles.


Saturday, April 3, 2021

LE GAILLAC LE PLUS VIEUX VIGNOBLE DE FRANCE ET L'ORDRE DE LA DIVE BOUTEILLE


« Il y a belle lurette qu’on sait à Gaillac combien le vray vin 
a pouvoir d’emplir l’âme de toute vérité, tout savoir et philosophie. »
                                       ( François Rabelais )
« Boire est le propre de l’homme, boire vin bon et frais,
et de vin, divin on devient. »
                                       ( François Rabelais )

« Blason de la ville  de Gaillac (Tarn ) :
d’azur au coq d’or surmonté de trois
fleurs de lys du même rangées en chef »

« Vins pétillants de Gaillac qui haussez vos prétentions  aux explosions des Champagnes
 et des Saumur en mémoire de Clément Marot mort d’être poète seulement  »
( Extrait de petits Hymnes à nos grands vins
Glossaire Vineux du Docteur Eylaud )

C’est en parcourant le vignoble français, en le caressant du regard, en écoutant les vigneronnes et vignerons, ces artistes de la vigne que l’image de Gaillac nous invita à découvrir ces vins généreux et sincères. Ici le climat se situe à la croisée des courants océaniques et méditerranéen qui façonnent à chaque millésime grâce aux nombreux cépages ancestraux les styles des vins de Gaillac, dont le Mauzac qui est un modèle de fraicheur et d’équilibre. Il faut dire aussi, que nous avons été enchanté par le rire énorme de Maître François Rabelais qui retentissait jusque dans les pittoresques ruelles étroites de Gaillac. La vigne façonne les paysages.

GAILLAC est une commune française, situé dans le département du Tarn, dans la région Occitanie. Ses habitants se nomment les Gaillacois. Sa population  est 15 423. Gaillac est un des plus anciens vignobles de Gaule, il est situé au nord-est de Toulouse, sur la route qui mène à Albi, il entoure la ville de GAILLAC qui lui a donné son nom. La culture de la vigne, importée en Gaule par les Phéniciens quatre siècles avant JC, se développe dans trois principaux berceaux : la Côte-Rotie, l’Hermitage, et le Gaillacois. La présence de la vigne et son utilisation pour l’élaboration du vin se confirme à Montans. 

Invitation aux vins de Gaillac

Cette commune proche de Gaillac, abritait dès le IIème siècle avant JC, une grande poterie dédiée essentiellement à la fabrication d’amphores servant à transporter le vin. Gaillac est une ville que l’on découvre à travers le dédale de ses ruelles étroites bordées de maisons anciennes où la brique et le bois se mêlent avec harmonie. On a toujours aimé pantagrueliser, autour de Gaillac. L’AOC Gailllac rouge : est une valeur maitresse du vignoble On y produit actuellement un plaisant vin rouge avec une robe profonde, un nez puissant, franc de goût, ayant du corps et de la mâche, tout à fait apte au vieillissement. 

Il est dit  que les excellents rouges placent l’AOC Gaillac parmi les meilleurs vins du Sud-Ouest. Mais c’est le vin blanc qui domine et assure la réputation. Dès le XVIe siècle, quelque 150 ans avant l’invention du champagne par don Pérignon, le poète d’Oc Auger Gaillard pouvait chanter le vin effervescent de Gaillac ( il pétillait et sautait dans le verre ). 



C’est dire si l’histoire de ce vignoble est riche ! Ne fut-il pas l’une des premières régions à avoir bénéficié d’un décret d’appellation contrôlée avant la lettre, avec la charte, octroyée en 1221 par Raymond VII de Toulouse, qui protégeait l’origine des vins par le marquage obligatoire des tonneaux et l’interdiction d’importer des vendanges étrangères. Au cœur du pays albigeois, Gaillac est en fait une mosaïque de vignobles, ayant pour centre le port situé sur le Tarn. Le Gaillacois possède un heureux climat qui semble hésiter entre les influences atlantiques, méditerranéennes et montagnardes. Les cépages locaux, ceux qui ont façonné le style des vins à travers les siècles le Len de Lel, (loin de l’œil), à qui l’appellation doit une grande part de sa typicité. On sait déjà que le cépage blanc le Mauzac domine, classé cépage aromatique, il donne aux vins blancs leur caractère spécifique. On sait aussi que la fameuse Blanquette de Limoux provient du cépage Mauzac. La méthode ancestrale dite aussi méthode gaillacoise donne un vin blanc effervescent à base de Mauzac, élaboré sans ajout de liqueur et peu élevé en alcool. Un joyeux, vin que nous devrions avoir en notre SAQ, car il plaira à tous.

Le Len de Lel ( loin de l’œil ), cépage plus ancestral, que l’on retrouve que dans l’aire de Gaillac, donne au vin un bouquet subtil. La Muscadelle, le Sauvignon, l’Ondec et le Sémillon complètent cette palette de cépages  blancs.

L'Abbaye de Saint-Michel

Le vignoble de Gaillac s’étend sur les deux rives du Tarn. C’est un des ilots viticole les plus importants du Sud-Ouest. Comptant au total près de 3922 hectares en 2008 et une production de 160 000 hectolitres en 2008, où 73 communes peuvent revendiquer l’appellation Gaillac. Décret du 14 octobre 1979, AOC. D’ailleurs j’invite nos amis du vin à lire « LA BELLE HISTOIRE DES VINS DE GAILLAC » ( Source : vins-gaillac.com). Voici quelques extraits. Ainsi, huit siècles avant la création des AOC, le vignoble gaillacois était un des mieux protégés et organisés de France. Gaillac a eu un élément très atypique pour l’époque, une marque des vins est instaurée : « Les Vins du Coq  ». Utilisée depuis 1937, elle sera officiellement reconnue en 1501. 

Elle est sans doute la plus ancienne marque à vin du monde viticole. Les courageux vignerons gaillacois ne cessent de persévérer  pour assurer une production de qualité. Une première cave coopérative est créée  en 1903 : celle de l’abbaye Saint-Michel, une des toutes premières de France. En 1935, la création de l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine) met en confiance les vignerons gaillacois. Le 2 février 1938 les vins blancs obtiennent l’AOC. Les vins rouges, eux obtiendront le label en 1970. Le premier slogan utilisé par l’interprofession dans les années 1990 en témoigne : « Parce que les vins d’avenir ont toujours un passé ! » Ce travail constant de recherche de qualité, ancré dans l’histoire du vignoble, vient d’être à nouveau reconnu par l’INAO qui a accordé au Gaillac liquoreux en 2011, la mention « vendanges tardives ».

Confrérie de l’Ordre de la Dive Bouteille de Gaillac
Ici, les hommes ont su bâtir et préserver un des biens
les plus précieux : l’art de vivre du sud-ouest.

L’Ordre de la Dive Bouteille de Gaillac est né de l’activité de la Confrérie Albigeoise de Rabelais, fondée le 2 janvier 1947, dans les salons de l’hostellerie du Grand Saint-Antoine, qui

depuis Louis XV réjouit  les gastronomes et le œnophiles du pays, notamment avec le pâtés de foie gras, gimbettes petits gâteaux sec et petits jeannots, biscuit parfumé à l’anis spécialités d’Albi. L’un des buts de la Confrérie était de grouper les esprits cultivés amis de RABELAIS, d’encourager les recherches sur son œuvre immense, humaine, autant que morale et humoristique, de faire mieux connaître l’auteur de Gargantua et Pantagruel. Le vin, dans la culture occidentale, et un exemple parfait réunissant, histoire, mémoire collective et convivialité. Un voyage sensoriel qui vous invitera à la découverte de leurs cépages, pour la plupart uniques au monde : Braucol, Duras, Prunelart, mauzac, Loin de L’œil , Ondenc…


« Le Gaillac : qu’es aquo ?
Un vignoble millénaire,
Un terroir à nul autre pareil,
Des cépages spécifiques
Des vins AOP authentiques,
Se révélant dans toute les couleurs,
A l’image des vigneronnes et des vignerons
Subtils et délicats pour les blancs,
Robustes et chaleureux pour les rouges »

Henri Plageoles Grand Chancelier

L’esprit de Rabelais reste vivant et chaque membre de l’Ordre 
a le désir de suivre les préceptes du Grand Maître :
Bien manger, Bien boire, Mais surtout. Boire bon.
Parce que les vins d’avenir ont toujours un passé… »
Telle est la devise de Gaillac, vignoble millénaire, 
Un des plus anciens de France.

Le Grand Conseil de la Dive Bouteille de Gaillac

Notons que la tenue des dignitaires de la Dive Bouteille de Gaillac est
celle que portait Rabelais quand il enseignait la médecine à Montpellier.
Robe de velours rouge à parements noirs. 
Bonnet de velours rouge à trois pointes noires.
Insigne. Cordon rouge et noir auquel est attaché un
« bronze » représentant la Dive Bouteille.

Contact : Henri Plageoles Grand Chancelier
Courriel : henri.plageoles@wanadoo.fr
Site : www.divegaillac.fr

Saturday, March 13, 2021

LE JURANÇON PERLE DU BÉARN

 


« Je fis, adolescente, la rencontre d’un prince enflammé, impérieux,
traite, comme tous les grands séducteurs : le Jurançon »
(Sidonie Gabrielle Collette)

«  Bonne cuisine et bon vin,
c’est le paradis sur terre »
(Henri IV)

Ainsi est le Jurançon, vin blanc sec et moelleux du Sud-Ouest de la France, bien à l’image du roi Henri IV. Bon et doux, mais équilibré, solide, habile, courageux et rusé, bien à l’image aussi peut-être du Vert-Galant.

« Vins de Jurançon, à qui le paysan français doit la poule au pot du dimanche et le sourire continue d’Henri IV même sous le poignard de Ravaillac. »
(Extrait de petits Hymnes de nos grands vins
Docteur Jean Max Eylaud)

Le Jurançon a l’image des vignerons Pyrénéens a su garder l’accent le plus authentique dont puisse rêver l’œnophile de vins de terroirs. Le Jurançon ce vignoble royal, est l’emblème de ce petit bout de Béarn. Coincé entre les gaves de Pau et d’Oloron, son vignoble, entouré de maisons béarnaises aux toits d’ardoises, regarde la montagne. Ce paysage, enchanteur est une invitation à la célèbre chanson « Mes jeunes années » de Charles TRENET.

« Et les Pyrénées 
 Chantent au vent d’Espagne
 Chantent la mélodie
 Qui berça mon cœur 

  Chantent les souvenirs
  De ma tendre enfance
  Chantent tous les beaux jours
   A jamais enfuis ».

Personne ne peut se rendre compte, s’il ne la pas vécu , ses moments prenants si enchanteur de vivre le bonheur des rencontres de ces artistes de la vigne  au sein des Confréries bachiques.

La vue panoramique, verre de Jurançon en main sur la chaîne des Pyrénées, 
offre un tableau inoubliable, les palmiers du boulevard des Pyrénées 
tutoient au loin les sommets enneigés.

Pau, la cité d’Henri IV, la capitale des Pyrénées-Atlantiques est une ville verte. Dressé face à la chaîne des Pyrénées, elle offre ses jardins dessinés par les Anglais. C’est aussi et surtout la cité du Vert Galant, on  s’extasie bien entendu au musée national du château de Pau, devant la carapace de tortue qui aurait servi de Berceau au petit Henri de Navarre. En effet dans la chambre du roi ce trouve l’étonnant berceau  de Henri IV: une carapace de tortue  des Galapagos. Partout de splendides tapisseries des Gobelins ( XVIe au XVIIIe s.) égayent ce grand musée. Le boulevard des Pyrénées. Entre le château et le parc Beaumont, il faut voir cette voie-terrasse longue de 1800 mètres offre un exceptionnel panorama sur les Pyrénées selon le beau temps. C’est de cette terrasse que nous avions chanté la charmante chanson  un extrait de Mes Jeunes années.

Le berceau du futur Henri IV

Sélection des vins du pays
d’Henri IV

VINS D’APPELATION CONTRÔLÉE

JURANÇON: bouteilles de prestige numérotées de la Viguerie Royale, sec et moëlleux.
Tous ces vins à l’accent pyrénéen, puisent leur caractère et leur délicatesse de la sève des vieux cépages sélectionnés par des générations de vignerons attachés à la recherche constante de l’amélioration de la qualité.

Le « Climat pyrénéen » sous le beau « ciel de Pau » aux automnes lumineux, exceptionnellement ensoleillés, permet d’atteindre une surmaturation, grâce aux vendanges tardives, extrêmement favorable au développement du bouquet.
La vinification et l’élevage de ces vins typés sont réalisés dans le respect de la tradition de qualité qui a assuré la notoriété de ces vins.
Le caractère particulier des vins de Jurançon très différents des autres vins de France est dû aux cépages : petit et gros Manseng et Courbu, ces trois cépages très anciens, qu’on ne rencontre nulle part ailleurs, offre un vin royale unique en France.
Ce vin aux royales références se situe très haut dans la hiérarchie des fins de France. Pourtant ce vin est quelque peu méconnu, car il n’est pas tellement courant d’en offrir ou de s’en voir proposer. Et c’est bien triste. Il fait selon moi, partie de ses élixirs exceptionnels ignorés du grand public. Nous aimons ce jurançon réputé pour son petit goût d’amandes grillées.
 


Recette emblématique de la fameuse « Poule au pot béarnaise farcie »

Nous avons tous  certainement appris à l’école que le célèbre monarque Henri IV était originaire de Pau dans les belles (Pyrénées Atlantiques) et que son plat favori était la fameuse poule au pot. Mais il a également une traditionnelle histoire avec le Jurançon moelleux , l’un des vins phares du Sud-Ouest. Selon la légende, le roi aurait été baptisé à ce vin. En effet, son grand-père Henri-d’Albret  lui aurait présenté une coupe de vin de Jurançon lors de son baptême, afin d’effacer la saveur des gousses d’ail qu’on lui aurait frottés sur les lèvres et qui l’auraient fait grimacer. Le nourrisson ce bon roi de France aurait humé le vin avant d’en prendre une petite goutte. C’est dire s’il était prédestiné à ce vin ! Le Jurançon réserve aux œnophiles, la joie rare de découvrir un vin plein de secrets d’antan. Cela dit le côté intellectuel et historique de la consommation du vin. Ce sont ces vins-là qui font de la dégustation une œuvre d’art.

C’est la le secret de la haute personnalité, de la générosité et du fruité de cette gamme complète de vins, pour la plus grande satisfaction des gourmets et des œnophiles du début à la fin du repas.

Union Interprofessionnelle des Vins du Béarn
Viguerie Royale du Jurançon
5, place de la République – 64 – Pau 

Costume et insigne de la Viguerie

Un tel vin se devait d’avoir une Garde et une  Cour pour défendre ses vertus et chanter ses louanges, et d’assurer le maintien de son prestige à travers le monde. Ses activités sont présidées par le Grand Viguier assisté de son Conseil de l’Ordre, composé de 15 Membres. L’insigne des membres de la Viguerie est composé d’un sautoir de moire galonné (de couleur différente suivant le grade) auquel est suspendu le tastevin de la Viguerie, tastevin gravé aux armes des provinces béarnaises et au monogramme d’Henri IV, ce bon Roi de France. Les membres du Conseil de l’Ordre portent la robe des Viguiers, de couleur vert foncé, à parements noirs et rouges (couleurs des armes de Gaston Phoebus et de Marguerite de Navarre, collerette gaufrée Henri IV. La coiffure est le traditionnel béret béarnais crânement rejeté vers l’épaule.

Voici la gamme des vins du jurançon, sec et moelleux